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Conférence de presse de l’UPFI (Union des producteurs indépendants)

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15H11 : La conférence commence en retard...


15H13 : Vincent Frèrebeau, Pdt de l’UPFI et du label Tôt ou Tard
Une note positive. On a espoir qu’il y ait un vrai avenir dans notre profession. L’arrivée d’internet, c’était les DRM et une offre qui a eu du mal à se mettre en place. On pense que avec la loi, on va voir une explosion des ventes en ligne.


15H15 : Stéphane Bourdoiseau, patron du label Wagram
GFK, chiffres sur les ventes physiques de musique, en deçà du milliard d’euros à 987,6 millions d’euros, et -15,1% en volume. Le numérique fait 10% hors taxes, selon l’UPFI. On sera à 90 millions pour l’année. Avec 30 millions sur PC, 35 millions sur les téléphones et une quinzaine sur les abonnements. Pour les ventes sur mobiles, il y a une incertitude, car ces chiffres intègrent les morceaux offerts par les opérateurs.


15H19 : L’abonnement a du mal à prendre car c’est DRMisé, pas de loi contraignante et catalogue partiel.


15H21 : V. F.
L’offre légale est en place aujourd’hui. Ca ne peut plus être un argument. Nous avons rempli la part de notre contrat (levée des DRM, offre), pour obtenir une loi. Nous avons une confiance relative dans le développement des ventes en ligne.


15H25 : La convention collective sera effective au printemps 2009, et elle alourdit les coûts notamment sur la création d’album, car elle bénéficie aux musiciens.


15H29 : Jérôme Roger, directeur général de l’UPFI
Dans les sept mesures prévues par le ministère pour soutenir l’industrie, une seule est effective : la revalorisation de la licence légale radio. La plupart des autres sont dans les tuyaux et devraient être effectives très bientôt dont le fonds IFCIC(voir le confidentiel) et le crédit d’impôts, qui sont très importants. Mais qu’en est il des Sofica adaptées au cinéma ? De la réduction de la TVA sur les CD ?


15H32 : V. F.
Ces mesures sont impératives pour les 4 ans à venir !


15H35 : Il y a un plan 2, pour la musique. Mais il ne peut être mis en place que si les mesures d’aides sont actées.


15H38 : S.B.
On demande une fiscalité réduite sur le CD et le numérique. Quelle contribution des réseaux à la création ? Doivent ils financé les contenus, comment et lesquels ? Il manque 100 millions d’euros pour la musique. Il faut un statut spécifique aux PME de la culture.


15H41 : V.F.
La révolution numérique de la musique, elle est faite, et elle s’est faite en un temps record ! Il nous faut recréer le lien vers le consommateur maintenant.


15H45 : Les revenus de la musique à l’avenir c’est un mille feuille. Le modèle Deezer n’est pas viable. Ils le savent, et ils réfléchissent à une formule payante.


15H50 : S.B.
On préfère développer des services comme iTunes ou les offres payantes qui rapportent bien plus que les modèles de streaming sur lesquels on touche 1 centime par flux.


15H54 : Marc Thonon, Pdg Atmosphèriques
Les gens n’ont jamais acheté au poids la musique.


15H56 : V.F.
On ne demande pas à être assisté. Nous avons rempli notre part du contrat. Ce que l’on demande c’est "incitatif". Pour S.B., il n’y pas de problème à être assisté, car c’est aussi la défense de la diversité culturelle.


16H01 : M.T.
Nous revendiquons notre rôle de producteurs. Nous voulons un outil qui soit à nos côtés et pas un FCM (fonds de la création musicale) élargi.


16H05 : V.F.
Il est indispensable que l’on soit soutenus pour arriver à un modèle viable de production de contenus. Ces nouveaux modèles, ce ne sera pas dans les bureaux d’un ministère qu’ils seront inventés.


16H10 : J.R.
Avec la crise financière il est bien plus difficile aujourd’hui d’obtenir un crédit auprès des banquiers.
S.B.
Alors que le disque est "boosté" en tant que produit culturel, comme souvent en ces périodes.


16H16 : S.B.
Le marché des droits voisins se développe. Le sponsoring par les marques pourrait représenter 50 millions d’euros en France - selon Pascal Nègre. La synchronisation c’est environ 150 millions d’euros.
J.R.
La copie privée n’est plus menacée, ni à l’Europe ni en France. Nous sommes d’accord avec la SCPP pour préserver la rémunération copie privée, et la stabiliser. C’est un sujet consensuel de la filière. Même avec une réévaluation de 15%, il n’y aurait pas d’effet d’aubaine en 2009. Car on parle d’une chute de 15 à 20%.


16H27 : Q&R
Qu’en est-il des 30c à payer pour avoir un fichier sans DRM ?
V.F.
Nous ne touchons rien sur cet argent. C’est Apple qui a des coûts et qui garde cet argent. En tout cas, c’est comme ça que cela nous est présenté ! C’est un peu dur, mais c’est iTunes Plus. C’est quelque chose de plus, disent ils.
S.B.
C’est une communication désastreuse pour ce modèle finalement. Et que pour quelques millions de dollars ça pose la question de la vraie volonté d’Apple de séduire le consommateur de musique.


16H36 : Fin de la conférence

5 Commentaires. Ajoutez le votre +

EagleF 13 janvier 2009

Haha mince je croyais que c’était en direct avec le son. J’avais mis mon casque. Bon c’est pas grave, c’est sympa quand même.

Emmanuel Torregano 13 janvier 2009

Nous avons choisi une forme écrite. C’est mieux non ? Les écris restent eux !

Philippe Astor 13 janvier 2009

Stéphane Bourdoiseau : "L’abonnement a du mal à prendre car c’est DRMisé".



Bien vu ! Pourquoi ne pas éditorialiser et populariser auprès du grand public, par exemple, des forfaits mensuels comme eMusic. Les DRM ne seront vraiment utiles, et même rentables, que lorsque ils feront mieux ce qu’ils sont censés faire : gérer les droits, et non pas limiter les usages.



Question : que penser du fait que ceux qui ont téléchargé légalement sur Itunes à 99 c. vont devoir payer 30 c. par titre pour enlever les DRM (pour eux, ça aussi c’est payant !), soit 1,29 € l’unité, pour des titres dont certains se vendent désormais 69 c. sans DRM ? Une belle prime à la loyauté !

EagleF 13 janvier 2009

Et puis l’abonnement a du mal à prendre parce qu’il est payant...Je ne suis pas un partisan du tout gratuit, mais il faut voir les choses comme elles le sont : les gens téléchargent, les gens vont sur Deezer ou Lastfm par exemple, bref les gens se sont habitués au fait de ne plus payer pour écouter leurs morceaux préférés.
Je pense que les débats sur les DRM sont stériles parce que l’idée même d’un obstacle technique est insupportable. On veut écouter de la musique et pas aller dans la rue pour réclamer plus d’intéropérabilité...
De nombreux exemples récents nous montre que lorsqu’un album est téléchargeable gratuitement, les internautes le téléchargent tout de même illégalement (le dernier de Radiohead notamment). D’autres exemples démontrent qu’en proposant l’album gratuitement en ligne on peut aussi énormément le vendre dans le circuit classique de distribution...
Je pense le modèle de consommation est irrémédiablement tourné vers le gratuit et vers la mobilité. Les DRM n’ont donc absolument pas leur place. Ils sauteront rapidement, j’en suis convaincu. Il faut toutefois trouvé un modèle économique qui permette de rémunérer les artistes : là aussi nous le trouverons, et finalement les victimes de cette mutation du processus de distribution ne seront pas les auteurs, mais juste les vilains intermédiaires (maisons de disques, et fabricants de CD) qui pendant de trop longues années ont en mis plein leurs poches...
Je caricature un peu, mais je suis optimiste.



Pour le Live oui c’est très bien à l’écrit, par contre ce serait cool que la page arrête de se rafraichir une fois le live terminé :)

Emmanuel Torregano 13 janvier 2009

Bonne idée... Nous progressons. Une version sous "Ajax" serait plus efficace en fait.


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