iTunes France, les films pour cet été
Il est un domaine où les prévisions sont plus risquées que la météo à cinq jours. Depuis qu’Apple a ouvert sa boutique en ligne aux vidéos, les utilisateurs français attendent avec impatience que soient proposés des films. L’annonce manque, alors que la pomme propose des collections plutôt fournies de long métrages en Allemagne, en Angleterre et bien sûr aux États-Unis. La France semble profiter d’un micro-climat peu réjouissant, mais cela devrait changer, enfin. iTunes vise une arrivée des films en France pour cet été, certainement aux alentours du mois de juillet.
La disponibilité des films iTunes Store en France est l’un des plus vieux serpent de mer de l’internet francophone. Déjà maintes fois annoncée, par ElectronLibre aussi d’ailleurs, pour le moment, Apple n’a pas bougé. Les rares commentaires sur cette affaire émanant de Pascal Cagni, il y a déjà fort longtemps, plusieurs années maintenant. Le patron d’Apple Europe se contentait alors de préciser que l’arrivée des films sur l’échoppe en ligne était dans les tuyaux, mais qu’Apple faisait les choses dans l’ordre... Depuis, rien.
Et pourtant tout est prêt. Les ayants-droit français sont sur la ligne de départ, prêts à ouvrir les catalogues à la pomme. Les prix ne devraient pas être très différents. Aux alentours de 14 euros pour une nouveauté, ou 7 euros pour un classique, et avec des formules d’abonnement, comme Apple le propose déjà en Angleterre et aux États-Unis. Bref, Apple est en terrain connu, ne manque plus que l’activation. Celle-ci devrait intervenir en plein été. Pour le moment, iTunes France n’en a pas encore informé les studios français, mais la rumeur enfle.
iPad en mars
Le retard serait en partie imputable à la manière dont Apple veut organiser son architecture de serveurs. En effet, pour ce qui est des productions américaines - qui représenteront sans aucun doute les plus grosses ventes -, Apple utilise un fichier unique stocké à Cupertino et se contente de coller si besoin une bande son pour la version française, ou bien des sous-titres. Cela n’a l’air de rien, mais la mise en place a pris un temps considérable. N’oublions pas que la France n’est pas forcément une priorité absolue pour la pomme. Le marché de la vidéo à la demande peine encore à décoller dans l’hexagone. En 2008, le marché avait atteint 53 millions d’euros, et le gros des recettes sont faites sur les offres accessibles sur les téléviseurs et non pas depuis les ordinateurs. Peu de raisons alors de se presser pour Apple, en définitive.
Si les studios sont impatients, Apple voit aussi de nouvelles échéances se profiler. Notamment l’arrivée de l’iPad à partir de mars, avec une accélération à partir de l’été justement, lorsque l’appareil sera vendu avec un abonnement par les opérateurs de téléphonie. La tablette d’Apple prend tout son sens si elle peut accéder à une très large bibliothèque d’applications, de musique et bien sûr de films. La France a démontré avec l’iPhone qu’elle était toujours « la fille aînée d’Apple » ; l’iPhone a représenté 77% des appareils vendus par Orange à Noël, et le multi-touch d’Apple a grignoté les parts de marché avec gourmandise. Rater ce rendez-vous deviendrait préjudiciable pour Apple, qui se prépare avec l’iPad à mettre en place une domination sans pareille de la distribution et de la consommation des biens dématérialisés.
