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WeLoveWords : "rendre visible les auteurs de textes"

Le 29 Juin 2010 dans So_cult’ par Chloé Luisetti

La Toile offre une terre d’accueil aux auteurs qui veulent se faire connaître du grand public et relayer leurs textes sans passer par la case "galère". Leur Christophe Colomb c’est Gregory Nicolaidis qui, fort de 5 ans au sein de Universal Music en tant que chef de projet, a lancé WeLoveWords ; A la croisée des chemins entre la foire des mots et un marché littéraire façon Web 2.0, le site a réussi à répandre sa traînée de poudre médiatique. Un mois et demi après sa création et 1 300 membres à son actif plus tard, la plateforme communautaire "qui joue avec les mots" est bien décidée à prendre d’assaut cette niche encore inexplorée où les auteurs peuvent aujourd’hui commercialiser et relayer leurs écrits. Entretien avec Gregory Nicolaïdis, l’instigateur de WeLoveWords.

EL : On vous compare souvent au Myspace des écrivains à une époque où Twitter se met à la twitterature, Facebook trouve son public d’écrivains en leur dédiant des "fans page"... Qu’est-ce qui vous distingue vraiment ?- Gregory Nicolaïdis : Ça me plaît bien la comparaison avec MySpace même s’ils sont un peu en train de décliner ces derniers temps... bref, si les auteurs/ écrivains réussissent aujourd’hui à accroître leur visibilité sur la Toile grâce aux réseaux sociaux, on s’est rendu compte qu’il n’existait pas encore de plateforme dédiée, à part les blogs qui marchent bien mais où il reste encore difficile de ramener des gens et se faire connaître. Le mot, à mon sens c’est quelque chose de transversal... C’est sur ce concept que nous intervenons puisque notre rôle premier est de jouer le rôle d’entremetteur avec les éditeurs, les compositeurs ou même les boîtes de communication, ce qui est totalement novateur. Et puis l’opération twitterature est une superbe idée mais qui limite quand même toujours le champ de créativité à 140 caractères par post exploités sur une centaine de messages.

EL : Vous êtes vous fixé un objectif à atteindre ?- GN : J’espère atteindre 50 000 membres d’ici un an et ouvrir le concept à l’international.Toucher tous les secteurs, musique, cinéma, théâtre avec en filigrane des contenus de textes conçus pour la lecture sur le Net. Rendre visible les auteurs de textes, les scénaristes auprès des producteurs de films, les poètes et novellistes auprès des maisons d’édition, les slammeurs et les paroliers auprès des maisons de disques, les concepteurs rédacteurs auprès des agences...

EL : Où en êtes vous du côté des partenariats ?- GN : Ça avance pas mal avec la RATP/SNCF, Technikart, le Guide du Routard, le Salon du Livre ou l’Education nationale. Nous nous sommes associés aussi avec la Mairie de Paris aussi pour qui on met en place une plateforme d’hébergement dans le cadre du concours "Paris en Toutes Lettres". Le féminin Grazia fait une thématique sur l’intime féminin sous forme de concours que l’on encadre. Et puis les éditeurs et producteurs ont eux aussi besoin de faire du bruit comme Universal Publishing (que je connais bien) qui me permettent aujourd’hui de les rapprocher de paroliers, etc.

EL : Là se pose la question du droit d’auteur...- GN : Justement, dans le numérique il n’y a rien ! Avec AF83, l’agence avec laquelle on collabore sur le projet, on a développé un système de certificat (6 à 40€ pour protéger ses fichiers) et on est en train de mettre sur pied une passerelle avec la SACEM, qui est très enthousiaste. C’est une solution révolutionnaire par rapport à ce que les autres proposent actuellement.

EL : Et rentable ? Sur quelles sources de revenus reposent votre business modèle ?- GN : Côté B to C : La certification sous la forme d’un dépôt légal. Le marché des mots qui représente une place de marché, véritable agent virtuel de la communauté, composée d’un journal offrant la consultation de petites annonces. A terme, nous souhaitons également développer un service Premium pour nos abonnés avec un système d’indexation pour qualifier les réponses de notre serveur par rapport au profil du membre de la communauté WeloveWords. Et puis, il y a l’édition qui nous permettra de placer des auteurs de nouvelles sur notre plateforme chez Gallimard, ou les rapprocher des maisons de disques comme EMI et même Universal avec qui j’ai conservé d’excellents rapports.
Côté B2B : nos partenariats aux plans de communications de la SNCF ou SFR avec son concours sur la plateforme SFR Jeunes Talents, une sorte de mini agence en interne de conseil d’opérations en marketing viral innovant sur Internet.
Egalement, on développe des sites en marque blanche, comme par exemple celui de la SACEM qui semble déjà intéresser pour dupliquer les technos de notre site pour leur intranet... En ce qui concerne nos revenus pub, on pratique le cas par cas, comme notre ’’sponsoring direct sans passer par une régie pub’’.

EL : On suppose que vous êtes en faveur du passage au livre numérique...A terme, vous comptez être présent sur des outils comme l’iPad ? - GN : J’y crois et personnellement je suis un fervent convaincu de l’avenir de cet outil ! Mais WeloveWords se contentera dans un premier temps de l’approche simplifiée qui caractérise sa technologie de base... histoire de ne pas non plus faire fuir les nouveaux membres de notre plateforme ! Il est certain que dans le futur, ces liseuses électroniques permettront de perpétuer la lecture. J’en suis un défenseur. Je pense que c’est l’usage et l’expérience que la personne en fera qui marquera réellement la différence.

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3 Commentaires

  1. creation ecommerce le 18 octobre 2010

    Il est vraiment un tremplin pour les artistes qui espèrent se faire voir sur le réseau Internet. En plus il propose une solution en ce qui concerne le droit d’auteur. creation ecommerce



  2. Alex le 25 octobre 2010

    A cette époque de la numérisation, ce projet a de beaux jours devant lui. L’idée est superbe et les solutions avancées aux problèmes déjà rencontrés auparavant semblent corrects. casino



  3. Sam le 10 janvier 2011

    la numérisation est l’avenir de l’archivage...

    week end



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