The Future of News à Tools for Change (TOC), New York
La conférence TOC (Tools for Change) sur l’édition et l’édition électronique, à New York, présente un panel sur l’avenir de la presse qui réunit Andrew Nachison (We Media), Nick Bilton (The New York Times R&D Labs), Jeff Jarvis (Buzzmachine.com), Susan Mernit (People’s Software Company) et Matt Thompson (Reynolds Journalism Institute).
14h, heure locale, 20h en France :
Le modérateur Andrew Nachison (We Media), demande : Qu’est ce que l’edition peut apprendre de la presse ?
Il présente Nick Bilton, la jeune garde du site web du New York Times, dont les bureaux sont à quelques blocs, et Jeff Jarvis, l’une des personnalités les plus influentes du web américain, créateur de BuzzMachine.
14h05
A.Nachison : « Oui il y a un avenir à la presse, business. Nos médias sont mobiles, ils se diffusent dans la culture. C’est acquis. Ce business doit s’ajuster à la technologie disponible et aux comportements. Le futur est moins theorique que l’on peut croire.
Il explique la notion de « We Media » :" le monde dans lequel tout le monde peut produire, distribuer, partager et améliorer l’information. "
14h10
Jeff Jarvis (auteur du livre What would Google do ?) : « il n’y a pas de raison que l’édition ne puisse pas mettre tous ses livres en ligne, faire ce que Google a fait. Pour d’autres industries comme la presse on peut comprendre que ca soit un peu différent.
Elles veuillent proteger leur passé plutot que leur futur. Google n’est pas l’ennemi, meme si Google a une meilleur technologie qu’aucun organe de presse. »
Nick Bilton, New York Times : « Nous on travaille avec Google, Microsoft : ils ne produisent pas de contenu mais des logiciels et ils avaient besoin de notre contenu. Nous avons du créer notre propre technologie au New York Times car souvent la technologie existante ne pouvait pas prendre en compte tout notre contenu. »
Sur quoi ils travaillent au labo web du NYT : « une idée qu’on developpe c’est l’analytics, on a construit le système pour le site en le divisant en 20 segments differents, on peut customiser différentes parties du site, de la homepage, pour mieux comprendre ce que veulent les utilisateurs. »
14h20
Matt Thompson s’intéresse au modèle de l’info hyper-locale et à quoi un site d’information devrait ressembler à l’age de Wikipedia. « Il faut avoir une relation avec son public et la communauté (modèle du Beat blogging, comme TPM).
Susan Mernit (People’s Software Company) : « à l’avenir on ne va pas avoir de correspondants étrangers envoyés sur place : on va faire appel à des gens dignes de confiance sur place, des citoyens, ou des journalistes déjà là. C’est un modèle d’information mieux distribuée qu’aujourd’hui »
14h30
Jeff Jarvis, sur Google et la presse : « dans cette économie qui se reformatte, c’est le lien qui donne de la valeur. Associated Press est dangereux : il réécrit les articles et efface le lien. Ils ne reconnaissent pas la source. Le challenge est que Google donne de la valeur au post le plus récent, pas au post original. Il faudrait qu’on puisse l’indiquer. »
14h35
Jeff Jarvis : Il y a une demande pour le journalisme. S’il y a un echec il est du aux acteurs du journalisme, pas au marché. Il ne faut pas se dire qu’on va trouver quelqu’un de riche pour nous soutenir financierement, ca serait baisser les bras.
14h42
Question dans le public : « La presse ne vend pas de contenu ils vendent de la publicité. »
14h43
Traditionnelle question et inquiétude sur les jeunes et la presse : les jeunes s’attendent à ce que beaucoup du contenu qu’ils consomment soit gratuit. C’est un paradigme fantastique pour internet (avec la musique). Mais ca ne correspond pas à nos modèles de distribution actuels.
Matt Thompson explique en réponse que les jeunes internautes sont submergés d’information sur les sites de presse. Cela change, selon lui, le rôle des journalistes : « il faut filtrer, recommander, c’est un rôle qui aura de plus en plus de valeur. Google nous aide déjà à filtrer l’information qu’on produit. »
14h50
Nick Bilton (NYT) à propos des nouveaux business modèles : "dans toutes les industries, il va y avoir un breaking point, le nouveau business model va nous arriver en pleine gueule. On réfléchit à tous les différents scénarios en ce moment, on doit s’en inquiéter mais on doit aussi regarder le contenu, pour intégrer le contenu user-generated etc .. Les gens veulent du contenu et ils sont prêts à payer pour cela, d’une façon ou d’une autre.
On est tous d’accord pour constater que l’information devient plus fragmantée, qu’elle prolifère etc .. Mais il faut aussi voir que cela dépend des consommateurs, qui ne veulent pas tous payer pour la même chose : il faut pouvoir offrir des versions différentes, CNN par exemple a été l’un des premiers à le faire, en proposant une version courte et une longue."
14h51
Fin de la conférence
