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Sur la piste d’une monétisation des contenus sur le Net

Le 22 Février 2010 dans Web 1,2,3 par Cécile Fléchon

La gratuité des contenus d’information sur internet semble avoir fait long feu. Dans un rapport à paraître fin mars-début avril, le cabinet NPA Conseil passe en revue les différentes façons de rendre l’accès à l’information payant.

À l’heure où la majeure partie des titres de presse semble encore tâtonner pour trouver un modèle économique viable en ligne, l’institut NPA Conseil a décidé d’apporter sa pierre au débat. Loin des études qui cherchent à connaître la disponibilité du public à payer pour des contenus auxquels il a actuellement accès gratuitement, le cabinet a opté pour une approche plus pragmatique.

Dans « La monétisation de l’information sur les marchés numériques », un rapport à paraître fin mars-début avril, il passera en revue les différentes façons, utilisées par les titres de presse à travers le monde, pour tirer des revenus de leurs contenus en ligne.

En quelques années, la situation de la presse en ligne a fortement évolué. Au début des années 2000, le web est un support encore très nouveau. De nombreux titres l’investissent, parce qu’ils sentent bien qu’ils ne peuvent pas faire autrement, mais sans réfléchir plus avant à un modèle de rentabilité. La stratégie tient alors en une ligne : être présent pour ne pas se laisser dépasser par la concurrence. Le contexte économique relativement favorable permet alors de survivre sans trop de casse sur le réseau des réseaux. Puis, en 2008, la crise financière remet tout en jeu. Le modèle économique – ou son absence – trouve rapidement ses limites. Les recettes publicitaires ne sont pas à la hauteur des atteintes, et mise à part Le Monde Interactif en France, les journaux sont déficitaires sur le Net. Au même moment, l’AppStore d’Apple débarque, et démontre que les utilisateurs sont prêts à bourse délier, notamment lorsqu’ils peuvent obtenir un confort de lecture optimisé.

Picorer

L’arrivée des supports mobiles, smartphones et bientôt tablettes, offre un débouché supplémentaire aux contenus informatifs, et l’occasion de fonctionner différemment. Jusqu’à maintenant, le monde de l’information en ligne avait essentiellement trois modèles : le tout payant, réservé à des médias disposant d’une très forte attractivité, à la façon du Wall Street Journal ; le tout gratuit, comme L’Humanité ; et l’accès gratuit aux informations « chaudes », tandis que les archives restaient payantes (Les Échos).

Rien que sur cette organisation, le curseur peut être déplacé à loisir. Libération, avec mon Libé, a choisi de laisser l’accès aux papiers traitant des faits, tandis que la plupart des articles d’analyse sont payants. Le New York Times a décidé qu’à partir de 2011, ses lecteurs pourront picorer à loisir, mais devront payer au-delà d’un certain nombres d’articles consultés.
Avec cette étude, NPA Conseil espère donner des clés, des méthodes, aux éditeurs de presse. Un tableau exhaustif de la situation, pour leur permettre de tirer leur épingle du jeu économique.

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7 Commentaires

  1. Didier le 22 février 2010

    J’ai l’impression, et je me le suis fait expliquer, que l’édition de presse est extrêmement structurée, vente, pub, édition.

    Il est difficile d’y faire le moindre changement, de tester une formule. Et tout le monde s’observe et se copie.

    On propose au lecteur des choses consternantes, par exemple ce week-enk j’ai refusé le prélèvement comme seul moyen de paiement. Pour un journal national.

    Cent exemples de ce type me viennent à l’esprit. On peut en citer un autre : conserver la mise page papier, pour l’écran. Le pdf. Là on marche sur la tête du lecteur.

    Il n’est pas impossible que le souci viennent de la presse elle-même et non de l’environnement.

    J’en viens à cette conclusion car le web pour la presse, il n’est pas si difficile que ça d’en tirer les conséquences. Les contraintes dessinent la solution.

    Après la seconde jambe du W on assistera peut-être à de vrais changements. Qui satisferont le lecteur perdu dans une offre nouvelle et complexe.



  2. Christian Jegourel le 22 février 2010

    C’est intéressant de lire tout et son contraire entre ceux qui pensent que l’on peut rendre payant l’information. Néanmoins votre titre est ambigüe car monétiser son contenus c’est déjà le cas, passer en accès payant...Pour ma part je ne crois pas du tout à la possibilité de rendre l’accès payant à des contenus abondants (sauf info financière par exemple).Un article intéressant sur le blog de l’AFP sur la Vangardia http://mediawatch.afp.com/?post/201...J’ai détaillé également cette approche dans un document de 90 pages à télécharger gratuitement : http://www.convergences.youvox.com



  3. Didier le 22 février 2010

    On pourrait croire au modèle de la Vangardia, mais vous négligez un élément déjà présent qui va prendre de l’importance : la suspicion sur l’indépendance du contenu.

    Avec la crise cette suspicion va s’amplifier. Avec la crise on a vérifié le bien fondé de cette suspicion.

    Et le modèle de la vente de liens, des stats du journal, ou par ailleurs la création de contenu payée par les marques, choisit l’annonceur contre le lecteur, détruit à petit feu la raison d’être de la presse : l’information indépendante.



  4. Raphaël le 22 février 2010

    Pour ma part j’estime que la publicité par mots clés est la majeure source possible de revenus : d’une part elle garantie l’indépendance du contenu vis-à-vis du publicitaire par le caractère principalement aléatoire des annonces ; d’autre part elle assure la gratuité pour le lecteur.

    En tout cas, c’est le seul modèle qui me paraît pérenne face à l’abondance d’informations gratuitement proposées.

    Il y aurait bien le problème des bloqueurs de publicité, mais je pense que bien peu de monde les utilisent.



  5. Didier le 22 février 2010

    Il n’y a moins abondance d’information qu’informations répétées. On est vraiment dans le duplication et la confusion.



  6. egide le 25 février 2010

    Des contenu sur Internet ?

    Ah ?

    Et la presse qu’est-ce qu’elle vendait avant que les journaux ne se vendent plus ?

    De l’espace publicitaire, non ?

    Maintenant, il faudrait éditer des contenus qu’on aurait envie de se payer !

    Incroyable ! La presse va se mettre à produire de l’information ?

    J’attends de voir ça !



  7. Remdup le 26 février 2010

    Entièrement d’accord avec Didier :Il n’y a moins abondance d’information qu’informations répétées. On est vraiment dans le duplication et la confusion.

    Regardez le retour d’un agrégateur RSS de type Netvibes... partout la même information rewritée, répétée, reformulée, réappropriée, de temps en temps mais rarement sourcée et le plus généralement issue de la seule dépêche AFP ou Reuters...



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