Les 12 travaux numériques et audiovisuels d’Ayrault 1er

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Premier gouvernement Hollande, la culture du numérique

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Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

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General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Primaires PS, "dream team" numériques - Ep4 : Arnaud Montebourg, contradictions et Open Data

Le 31 Août 2011 dans Politique par Michel Martins

Hadopi, Licence globale, Libertés numériques, Open Data... Arnaud Montebourg, le candidat challenger des primaires du Parti Socialiste, très actif sur les réseaux, nous explique ses positions sur ces grands sujets.

Montebourg est considéré comme le challenger à côté des ex-secrétaires du parti à la rose que sont Martine Aubry et François Hollande ou de la candidate malheureuse de 2007, Ségolène Royal. Mais sur le Net, les choses sont bien différentes. Le Président du Conseil Général de Saône-et-Loire est certainement le plus connecté des candidats. Nous vous en parlions dans notre Ep1, Arnaud Montebourg est très actif sur les réseaux (Twitter, Facebook, blog perso, site de campagne mais pas encore Google+...). A la tête de sa "dream team" on trouve : Aquilino Morelle, son directeur de campagne, énarque ancienne plume de Lionel Jospin à Matignon, Frédérique Bredin, sa responsable de campagne, ministre de la Jeunesse et des Sports en 1992-93, une proche de Fabius passée par la direction de Lagardère Active et le JDD, et Julien Dourgnon, ancien de l’UFC Que Choisir et de la Sacem, à la coordination des experts, entre autres. Pour ce qui concerne le numérique, Arnaud Montebourg est entouré par une jeune équipe qui le conseille au quotidien. Fabrice Berrahil, son responsable Web, a accepté de nous en dire plus : "Comme vous avez pu le constater, Arnaud Montebourg est très au fait des usages des réseaux sociaux. Il est très sensible aux grandes questions sur l’avenir d’Internet". Quid de la neutralité du Net et des libertés numériques ? "Arnaud Montebourg l’a réaffirmé à plusieurs reprises, il est un fervent défenseur des libertés numériques. Il rejette catégoriquement toutes les tentatives en cours (techniques ou législatives) qui viseraient à entraver la liberté d’expression, à surveiller les échanges d’informations et à entraver le partage des connaissances. C’est d’ailleurs pourquoi il est favorable à la libération des données publiques (ou encore "Open Data"), qu’il a souhaité adopter et mettre en œuvre dans le département de Saône-et-Loire dont il a la charge". Afin de défendre son propos, le conseiller Web du candidat nous explique en détails la mise en place de cette démarche : "Il s’agit de créer un portail, disponible à partir de octobre prochain, où sera mis en ligne l’ensemble des données sources du département (hors informations très sensibles évidemment) sans filtrage : de la vraie Open Data. D’ailleurs, le portail sera lui-même ouvert, ce qui permettra aux start-up locales de développer, si elles le souhaitent, des applications pour améliorer l’utilisation du portail". Une belle idée mais à reste à voir ce qu’il en sera en pratique et quelle sera la réelle utilité des données mises à disposition.

La création d’une Taxe culturelle

Quid du Très Haut Débit et de la fibre optique ? Dans notre Ep3, l’équipe de Martine Aubry envisageait la création d’un opérateur unique chargé de déployer la fibre optique sur le territoire et de rattraper le retard pris par la France dans ce domaine. Fabrice Berrahil explique :"La Saône-et-Loire est un département à la géographie difficile. Arnaud Montebourg est très donc sensible à cette question des inégalités d’accès à Internet des territoires mais il n’envisage pas la création d’un opérateur unique, pour le moment". Quid de l’Hadopi et de la défense des créateurs ? Dans notre Ep2, nous apprenions que François Hollande prenait quelques distances avec le principe d’une Licence globale telle qu’elle est défendue par Martine Aubry. "Arnaud Montebourg s’est opposé au dispositif Hadopi, qu’il a refusé de voter, il est contre le flicage des internautes. Il considère que la réponse à cette question complexe est à construire en trouvant un équilibre entre la défense des créateurs et la défense des internautes sous forme de Licence globale ou autre. Il propose la création d’une "Taxe culturelle" afin de financer la création dans tous les domaines". En fait , selon le député de Saône-et-Loire, il s’agirait de "prélever quelques centimes sur les bénéfices des télévisions privées et des FAI" et de taxer "les produits industriels diffuseurs de culture" tels que les tablettes iPad et autres supports mobiles. Cependant, le souci est que cette taxation existe déjà dans le dispositif de rémunération sur la copie privée. S’il s’agit de taxer plus encore ce type de produit, cela ne fera qu’augmenter leur prix au détriment du pouvoir d’achat des consommateurs si cher aux socialistes. Mais quelle est sa position sur les éventuelles sanctions contre les pirates ? Son responsable Web nous répond : "Si une règle est établie et que des personnes sont en-dehors des clous, il devra y avoir d’éventuelles sanctions. Mais le dispositif actuel n’est pas le bon et il faut trouver une réponse plus adaptée".
On trouve ici une légère contradiction dans la position du candidat à la primaire PS. Comment se positionner contre tout flicage des internautes et en même temps admettre d’éventuelles sanctions en cas de manquement à la règle ? Soit on considère que la liberté des internautes est totale, y compris celle de pirater, sans aucune sanction, et dans ce cas-là on finance la création tant bien que mal avec une Licence globale, soit on considère que le piratage tue la création et par conséquent on soutient un dispositif dissuasif et répressif pour en limiter l’étendue... Deux positions inconciliables entre lesquelles il faudra un jour ou l’autre choisir pour être crédible sur le sujet.

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