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Presstalis en quasi faillite

Le 25 Janvier 2010 dans Old fashion media par Emmanuel Schwartzenberg

Afin d’éviter un dépôt de bilan de Presstalis, ex-NMPP, l’État pourrait chercher un repreneur. La trésorerie de la coopérative est exsangue.

Presstalis (ex-NMPP) n’a plus de trésorerie. La société est en état de dépôt de bilan virtuel. Les fonds négatifs s’élèvent pour 2009 à 70 millions d’euros, la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse, une coquille juridique spécialisée dans les arrangements de barême des quotidiens.
La BNP, la principale banque de Presstalis, refuse pour le moment d’accorder le moindre prêt supplémentaire dans la mesure où elle ne possède aucune visibilité sur l’entreprise. Toutes les entreprises dont les comptes sont asséchés savent qu’elles n’arrivent plus à couvrir toutes leurs échéances, les banques ne leur faisant plus confiance.
Les perspectives pour 2010 sont, en effet, particulièrement inquiétantes. Le budget prévisionnel prévoyait déjà un déficit de 15 millions d’euros mais il avait intégré une aide exceptionnelle de l’État de 18 millions d’euros. La Direction du Développement des Médias n’a jamais eu l’intention d’accorder cette somme mais elle respectera ces engagements en versant seulement 11 millions d’euros. Les 7 millions d’euros de différence correspondaient à une promesse de la DDM à laquelle Rémy Pflimlin, directeur général de Presstalis, avait cru.
En outre, le budget 2010 n’a pas intégré le départ de la moitié des titres du groupe Mondadori, quatrième groupe de presse magazine de France, vers les MLP. La perte de TéléPoche et Téléstar devrait au moins représenter une perte de 10 millions d’euros par an. Et l’on pourrait ajouter les deux journées de grève qui ont fait perdre au total 1,2 million d’euros.
Presstalis accuse déjà un manque à gagner de 33 millions d’euros qui va continuer de se creuser car la vente des quotidiens nationaux continue de chuter d’environ 10% si l’on compare janvier 2010 à janvier 2009. Seule exception, les quotidiens nationaux qui ne sont pas sortis le 1er janvier limitant ainsi leur chute à 8%.

Déficit de 100 millions d’euros

Pour les magazines, la baisse prévisible serait comprise entre 3 et 5% car la quasi-totalité de leurs ventes se déroule désormais par abonnement. Tous les responsables de Presstalis savent qu’une baisse du chiffre d’affaires global de 1% par an entraîne un manque à gagner de 25 millions d’euros. Or, les prévisions les plus optimistes tablent sur une baisse de 2 à 3 %... Le déficit d’exploitation de Presstalis va donc dépasser au total en 2010 les 100 millions d’euros.
Dans cette atmosphère proche de la déliquescence, le conseil de gérance de Presstalis est composé de personnalités qui auront du mal à prendre des décisions radicales dans la mesure où elles ne sont plus opérationnelles, même si elles ont toute eu à coeur de défendre ce réseau de distribution. Jean de Montmort, président du conseil de gérance, résident fiscal en Belgique pour de réelles raisons familiales, n’exerce plus aucune fonction dans le groupe Marie-Claire dont il était le directeur général. Jacqueline Galvez, ancienne directrice générale du Nouvel Observateur, est retraitée. Bernard Villeneuve, directeur délégué des Echos, se trouve à la périphérie des décisions prises dans ce quotidien. Jean Pierre Caffin, ancien directeur général de Prisma Presse est retraité. Marc Feuillée, dg de l’Express, est le seul opérationnel à part entière de cet aréopage. Il ne faut pas s’étonner dès lors si le gouvernement a mandaté Bruno Mettling, inspecteur des finances, afin qu’il réalise une étude sur la viabilité financière des NMPP.

Rencontrer les éditeurs de presse

L’État, en effet, ne veut plus continuer à investir à fonds perdus dans une entreprise dont l’avenir est désormais en suspens. Officiellement, Bruno Mettling doit « déterminer les modalités de participation des actionnaires », à savoir les coopératives d’éditeur à hauteur de 49% et Lagardère de 51%. Officieusement, l’inspecteur qui aura besoin de tout le talent négociateur de son mentor Dominique Strauss-Kahn pour régler cette affaire sait parfaitement qu’aucun éditeur ne versera le moindre euro pour renflouer la trésorerie.
Le financement du plan de départs qui prévoit 400 départs d’ouvriers du Livre sur les 1400 répertoriés a été suffisamment difficile à boucler pour que l’on puisse aujourd’hui affirmer qu’aucun titre de presse n’ira au-delà. Ce plan de départs est chiffré à 80 millions d’euros, chaque ouvrier percevant en moyenne 400 000 euros pour partir à 50 ans à la retraite. Son coût se partagera entre l’État et les éditeurs. Si l’on cumule les fonds négatifs et les pertes d’exploitation attendues cette année, il faudra trouver 170 millions d’euros de plus. Bruno Mettling va commencer, la semaine prochaine, à rencontrer tous les éditeurs pour trouver une solution.
Si le dépôt de bilan semble exclu, l’hypothèse d’une cession à des fonds commence à poindre le jour. En ramenant les effectifs à 1000 salariés, en réduisant le nombre des dépôts à 115, l’entreprise pourrait devenir viable pour peu qu’elle mette fin aux conventions collectives et distribuent d’autres produits que la presse.
Un fonds comme Walter Butler qui a restructuré la SNCM, cette entreprise de transports maritime en la remettant sur des rails, un Pierre-Jean Bozo, patron de 20 minutes dont la réputation de poigne n’est plus à faire, pourraient monter des tours de tables pour la reprendre. Tout en recevant un coup de pouce de l’État car ce serait, cette fois-ci le dernier. Lagardère, l’opérateur actionnaire, ne verrait que des avantages à cette vente car il serait débarassé d’un fardeau.

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20 Commentaires

  1. Sand le 25 janvier 2010

    Dommage que ça ne marche pas comme un restaurant par exemple car dans un cas comme celui-ci, je mettrai mon affaire en gérance pour 2 ans , chaque mois je rembourserai mes dettes et ensuite je reprendrai mon navire avec bien évidemment une petite action pour le " gentil gérant " :) !



  2. noleval thierry le 25 janvier 2010

    Emmanuel Schwartzenberg devrait mieux se renseigner avant d’écrire un article. il confond le nombre total de salariés des NMPP/PRESSTALIS et le nombre d’ouvriers.A fin 2010, le nombre d’ouvrier devrait être au alentour de 200.les ouvriers ne sont pas partis à 50 ans mais à 55 ans et n’ont pas touché 400000 euros.Pour le reste, la question posée actuelement est la reconstitution des fonds propres.Thierry nolevalDSC FO



  3. E.M. le 25 janvier 2010

    Précision : MONDADORI est le 2/3e Groupe de presse...



  4. Stéphane Bribard le 25 janvier 2010

    Eléments d’informations et de rectification concernant l’article « Presstalis en quasi faillite »

    En réaction à la publication, ce jour, sur le site internet « L’électron libre » de l’article intitulé « Presstalis en quasi faillite », nous tenons à apporter certaines rectifications. Les inexactitudes et approximations sont nombreuses, mais nous tenons à privilégier les thèmes les plus forts :

    Presstalis a une trésorerie

    La trésorerie de l’entreprise est directement impactée d’une part, par la baisse forte du volume d’affaires (-7%), qui concerne tout le secteur de la distribution de la presse écrite payante et d’autre part, par les décaissements liés aux départs en préretraite prévus dans le plan de réforme et d’économies Défi 2010 (62 millions d’euros d’inscrits en provision sur les comptes 2007). Ces éléments sont suivis attentivement, toutes les hypothèses sont discutées, mais il n’a jamais été question d’autre chose que de tensions ou de situations très particulières, comme celle spécifique et anticipée du mois août 2010, du fait du faible volume d’activité récurrent en cette période estivale. Presstalis n’a demandé de prêt à aucun établissement bancaire, y compris à la banque BNP Paribas, qui n’est pas du tout l’une de ses principales banques.

    A propos des comptes 2009 (sous réserve de leur approbation par les commissaires aux comptes fin mars)

    Avec des baisses de ventes et de revenus publicitaires souvent à deux chiffres, l’ensemble de la filière est très durement frappé par la crise économique survenue depuis le 2ème semestre 2008, au-delà de la crise structurelle plus ancienne de la presse écrite. Dans ce contexte et forte de son plan, Nmpp devenue Presstalis, devrait voir son volume d’affaires pour 2009 baisser de 7% par rapport à 2008 (soit une baisse des ventes de plus de 15% sur le cumul des trois dernières années). Les comptes 2009 seront déficitaires d’environ 15 millions d’euros, comme déjà annoncé le 10 décembre lors de notre conférence de presse, dont 5 millions d’euros directement liés à des dépréciations d’actifs de nos filiales niveau 2.

    L’aide publique et le rôle des pouvoirs publics

    L’aide publique concernant la vente au numéro de la presse est attribuée chaque année aux éditeurs de quotidiens nationaux. Créée en 2001, elle permet de combler une partie du déficit d’exploitation de la distribution de ces quotidiens, que Presstalis est la seule à organiser. Du fait du contexte économique, les perspectives d’une augmentation de 12 à 18 millions d’euros de cette aide sont tracées avec la DDM (Direction du Développement des Médias). Aux vues de la persistance de la crise, une mission a été confiée par le Premier Ministre à M. Bruno Mettling, qui devra notamment, selon sa lettre de mission, déterminer les conditions d’un soutien exceptionnel de l’Etat.

    Les prévisions budgétaires 2010

    Elles prennent bien entendu en compte le départ de certains titres Mondadori, annoncé en décembre et opérationnel depuis janvier. Il faut en outre rappeler que le chiffre d’affaires de Presstalis est constitué des commissions sur les ventes, qui sont inférieures à 10% du montant brut, alors que c’est ce dernier qui seul a été relevé dans l’article publié.Les prévisions budgétaires 2010 sont construites pour permettre à l’entreprise d’améliorer ses résultats et d’approcher l’équilibre, grâce aux économies importantes d’environ 50 millions d’euros réalisées entre 2008 et 2010.

    Cordialement

    Stéphane BRIBARD

    Responsable des Relations Extérieures de Presstalis



  5. philoguide le 26 janvier 2010

    Dîtes moi M Schwartzenberg, à combien s’élèvent vos rémunérations pour réaliser ce travail au demeurant très éloigné de ce qui est préconisé dans les écoles de journalisme ? Déjà votre "ouvrage" sur la presse quotidienne éditée en 2007 souffrait de cette absence de rigueur tant recherchée par vos rares confrères. Le problème majeur pour la presse et les entreprises qui participent à son impression et distribution ne se trouve pas au niveau des effectifs ou des conventions sociales soi disant exorbitantes mais dans la qualité rédactionnelle des journaux et leur capacité à répondre aux exigences d’un lectorat confronté à une multitude de supports d’informations. Quand les journalistes et les experts en Médias s’investissent dans un rôle d’idéologue, les articles sont forcément orientés quand ils ne sont pas médiocres. Certes la presse d’opinion est un facteur du pluralisme et de démocratie mais une information élaborée dans les règles de l’art respecte le lecteur qui en toute indépendance s’inscrit dans une démarche intellectuelle : le questionnement ! C’est à partir de ce dernier que nous pouvons envisager d’instaurer de vrais débats. Or, vos opuscules n’ont pas cette vocation, si ce n’est de reprendre les arguments de personnes pour qui la presse n’est ni plus ni moins un produit de consommation ordinaire dont l’emballage et le contenu le placerait dans des rayons de magasins discount...



  6.  le 27 janvier 2010

    je croyais que presstalis etait une societe vendant des pisicnes.je viens d’aller sur www.prestalis.comet je suis arrive sur une société commercialisant des piscines. De plus dans la rubrique :" votre socièté" le logo est le mêmeplus serieusement, la seule solution aujourd’hui pour que ma socièté s’en sorte est de revoir les conventions collectives qui sont d’une autre époque.sinon nous boirons la tasse



  7. Lulu le 17 février 2010

    Presstalis c’est fini on le sent, on le voit depuis longtemps.

    Un lecteur de presse.



  8. Tristounet le 25 février 2010

    Bruno Metting vient d’accepter de partir travailler chez France Telecom. Il n’aura certainement pas le temps de terminer sa mission.Que faut-il en déduire, que Presstalis est foutue ?On parle toujours de Presstalis, mais qu’en est-il de sa concurrente MLP ?



  9. Anne le 1er mars 2010

    Sans ce système de distribution, pas de liberté de la presse. C’est aussi simple que ça...

    Le système coopératif doit être sauvé !



  10. Didier le 3 mars 2010

    Didier3 mars 2010Un système où l’on est à la fois juge et partie, finit à 99% comme le Titanic.Pourquoi avoir peur de la concurrence en ce qui concerne la distribution, le monopole n’est pas source de progrès à long terme.Un grand oublié de ce gachis:le diffuseur de presse ; on a tué les dépositaires de presse pour avoir un monopole en béton, on en mesure les conséquences,quid d’un vrai syndicat pour les diffuseurs.



  11. Nike le 16 mars 2010

    Il faut liquider le mammouth Presstalis et repartir sur de nouvelles bases en remettant en cause les scandaleuses conditions de rémunèration du personnel du livre.



  12.  le 24 mars 2010

    encore un depot qui ferme a guingamp7 salariés sur le carreau



  13. véga le 26 mars 2010

    je trouve que cela devait arrivé le personnel etant payé environ une moyenne de 2500 euros par mois voir 3000 euros pour le travail de nuit fois 15 mois un peu abusé ne croyé vous pas .voir dépot de bilan et relancé tout le systeme payé au smic pour tout relance et protégé son travail.sachant que les magasin de presse ne touche que 13.80% SUR LES VENTES



  14.  le 27 mars 2010

    avec les greves c est les diffuseurs qui vont faire une depot de bilanle syndicat du livre lui sera paye et partira en vacances ,pas nous



  15.  le 10 avril 2010

    Un système à réformer ? On en parle depuis très longtemps mais rien ne bouge, résultat on est au pied du mur aujourd’hui. Je lis plus haut réduire le personnel à 1000 personnes, n’est-ce pas encore trop ? rappelons que Presstalis ne touche plus au papier (ou pratiquement), les dépôts sont livrés par des plateformes de transport en paquets complets, pas de détail (qté négligeable), ne restent chez Presstalis que de l’administration et 1000 pour 115 depôts cela fait 8.6 personnes bien plus que la moyenne des administratifs d’un dépôt ! Et je ne parle pas de la volonté de chaque Editeur de vouloir contrôler les quantités livrées dans chaque point de vente sans connaitre la réalité du terrain, on inonde les grandes surfaces au détriment des diffuseurs et tant pis si on perd des ventes l’essentiel est que le titre doit être vu pour assoir la marque pour l’abonnement. Etc, etc....En attendant, on le voit, un sujet d’importance Nationale et pourtant il ne trouve aucun écho dans les "grands médias"



  16. SOS DIFFUSEUR le 22 avril 2010

    2JOURS DE GREVE PAS DE QUOTIDIENS PAS D’HEBDOMADAIRES C BIEN QU’IL Y4EST DES PERSONNES QUI PENSENT à LEURS COLLEGUES DE TRAVAIL PARCEQU’ILS CONCIDERENT UNE INJUSTICES,CES MEMES PERSONNES COMMETENT EUX MEME UNE INJUSTICE ENVERS LEUR SOIT DISANT PARTENAIRES LES DIFFUSEURS DE PRESSE QUI VONT EUX DEPOSE LE BILAN à CAUSE DE SES GREVES AREPETITION AINSI QUE LA FAIBLE COMMISSION D’AILLEURS EN ATTEND TOUJOURS LA REMUNERATION DU 2PLANS ;



  17. Diffuseur de presse le 24 avril 2010

    Les diffuseurs de presses meurent dans l’indifférence total (pas de revenus mensuels), tout en étant les pompes à finances de la presses.Si demain, tous les diffuseurs faisaient la greve du réglement de presse, la faillite annoncer serait réelle.J’appele les diffuseurs à se mobiliser et de réagir contre ces grèves, qui nous condamnent à une mort certaine.Changez votre mode de paiement (par chq et espacer les réglements).C’est par l’argent, que nous pouvons nous faire respecter



  18. PAPI le 16 septembre 2010

    Réponse à VEGA:2000 euros/mois BRUT,30 ans de boite+ 1 13°mois,6 nuits sur 7. Quand on ne connait pas,on ne dit pas n’importe quoi.



  19. diffuseur de presse  le 5 décembre 2010

    A force de mepriser les diffuseurs de presse qui sont en bout de chaine Presstalis comme Nmpp va mourir et c est peut etre un bien . J ai dans ma boutique divers fournisseurs mais aucun ne nous meprise autant. Pourtant il y aurait eu tout a gagner a respecter les commercants que nous sommes qui amenent l argent . Le reseau etait super , pourquoi etre partout : dans les grandes surfaces , les bars, les boulangeries, les abonnements, internet . Depuis et malgres tout ca les ventes ne cessent de chuter. Le resau est demotiver maintenant a force de nous prendre pour des imbeciles . La toute puissance des Nmpp a l epoque m a toujours fait peur . Se croyant invincibles en raison de leur monopole je pense que beaucoup de personnes ont tres bien vecus . Il fallait souder le reseau limiter les implantations partout et n importe comment , les clients auraient ete obliges de venir dans nos boutiques modernisees ,bien achalandees , avec du personnel competant et formes regulierement par des stages . Bien sur on nous a demande tout ca : formation tous les 3 ans , modernisation souvent avec menace et on se fout de nous en mettant de la presse a tous coins de rue. En banalisant le produit on l a tue. La presse c est aussi la culture et il fallait nous aider a le diffuser car le produit etait super puisque nous avons une des plus belle presse enviee par nombre de nos voisins europeens . Le reseau des debitants de tabac se porte bien alors que le produit n est pas diffuse partout . Je pense qu il fallait faire de meme avec la presse.En attendant je fait 11 heures par jour et je n ai pas de salaire depuis 4 ans . Je brasse tous les jours des tonnes de papier , j en ai parfois la naussee et meme des cauchemars . J ai mis mon affaire en vente mais personne n en veut et pour cause , je tiens pourtant la maison de la presse de ma ville que je vendrai surement en pas de porte . Un magasin de presse de plus de ferme mais qui cela interesse t il ? Pourtant quand il n y aura plus de diffuseur les grandes surfaces et internet seront loin de tout faire !



  20. gerard le 1er avril 2011

    l exploitation des agents de depot mais les gros bonnet eux s en mette quand meme plein les poches et physiquement la claque est la bientot j aurais ma tete sur mes pied vive les bossus un vega



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