Les fabricants d’écrans exigent une refonte du modèle de financement de la création

Le 6 février 2012, So_amazing

Les fabricants de téléviseurs estiment verser 100 millions d’euros de trop à la copie privée. Ils demandent aussi des contenus pour nourrir les écrans ...

L’industrie musicale peut-elle vivre du streaming ?

Le 3 février 2012, So_cult’

La part du streaming dans les revenus des artistes et des producteurs de musique promet de croître de manière significative dans les années qui ...

La fin d’Hadopi

Le 1er février 2012, Peer2peer

L’hadopi pourrait être assimilé à un régime alimentaire. Une fois adopté, il devient inutile. Voilà comment... C’est inéluctable, et François Hollande ...

Midem : A Cannes la musique fait son cinéma

Le 31 janvier 2012, So_cult’

Le modèle du centre national du cinéma a servi au gouvernement et à la filière musicale pour la création du centre national de la musique. Le Midem ...

Polémique sur ce que Spotify rapporte à Lady Gaga : autopsie d’une contre-vérité

Le 24 Novembre 2009 dans So_cult’ par Philippe Astor

La polémique enfle autour des revenus générés par les services de streaming comme Deezer et Spotify. Elle revient une nouvelle fois sur le tapis depuis hier. La nouvelle selon laquelle Spotify n’aurait rapporté que 113 € à la tubesque Lady Gaga pour un million d’écoutes de son hit Poker Face a fait le tour du Web. Les passeurs de liens s’en sont donné à coeur joie. Sauf que cette information est fausse.

En réalité, ces fameux 113 €, qui correspondent à ce que la société d’auteur suédoise STIM déclare avoir perçu pour la diffusion du tube de Lady Gaga sur Spotify sur une période de cinq mois, ne sont que la portion congrue de ce qu’a rapporté ce million d’écoutes. Il semble d’ailleurs, selon le démenti de Spotify, que cette somme ne corresponde qu’aux droits reversés pour la Suède à l’auteur et au compositeur de Poker Face et n’englobe pas ceux reversés à son éditeur (qui gère les droits sur les paroles de la chanson, sur sa partition et son arrangement).

Auquel cas il faudrait multiplier par deux les droits perçus par la STIM (50 % de ces droits reviennent en effet à l’éditeur) au titre de la diffusion de cette chanson sur Spotify. Comme je ne lis pas le suédois dans le texte, je n’ai pas pu vérifier cette information. Il se peut également que Lady Gaga n’ait rien perçu de cette somme, si elle n’est pas elle-même l’auteur-compositeur de son tube, ce que j’ignore.

L’écoute à la demande rapporte cinq fois plus que la radio

En France, où les tarifs pratiqués par la Sacem sont publics, l’écoute d’un million de titres à la demande sur Deezer ou Spotify rapporte un minimum garanti de 700 € aux auteurs, compositeurs et éditeurs de ces titres (ou 8 % des revenus publicitaires générés, ce qui peut être supérieur à cette somme), soit 0,007 € par écoute, ce dont s’était offusqué Laurent Petitgirard, compositeur et administrateur de la Sacem, lors du dernier Midem. Je m’étais d’ailleurs attardé sur le sujet à l’époque, dans un billet où j’estimais, chiffres à l’appui, que la diffusion d’un titre sur une radio hertzienne comme NRJ rapporte en réalité cinq fois moins aux sociétaires de la Sacem (soit 0,0013 €).

Les tarifs pratiqués par la STIM sont manifestement en deçà de ceux de la Sacem. Mais le problème n’est pas là. Car en réalité, Spotify a reversé une somme bien plus importante à la maison de disques de Lady Gaga (Universal Music, en l’occurence) au titre de ce million d’écoutes à la demande enregistré en Suède en l’espace de cinq mois. "Ce qu’on reverse aux producteurs est beaucoup plus important. Il peut y avoir des variations, mais la moyenne du marché est de l’ordre de 50 % du chiffre d’affaires global, avec là aussi un minimum garanti de l’ordre de 0,01 € par écoute", confiait Jean-Marc Plueger, PDG de Jiwa, lors d’un débat que j’animais il y a quelques mois pour le magazine Musique Info.


Des revenus largement sous-estimés

A ce tarif, c’est 10 000 € que doit reverser un site de streaming aux producteurs pour un million d’écoutes. Ce que perçoit Lady Gaga en tant qu’artiste-interprète sur ces 10 000 € dépend des termes du contrat qu’elle a signé avec Universal Music. En moyenne, le taux de royautés de l’artiste interprète (qui peut être très variable) est de l’ordre de 10 %. Soit 1000 € pour un million de titres écoutés à la demande sur Spotify, contre 130 € pour chaque million d’auditeurs de son tube sur une radio hertzienne.

A noter que ces 1000 € de revenus estimés en tant qu’artiste interprète ne portent que sur le territoire de la Suède et uniquement sur les revenus générés par Spotify lors des cinq premiers mois de son lancement. Or Spotify peut revendiquer un bien plus grand nombre d’utilisateurs en Suède et à l’échelle européenne aujourd’hui (au moins trois fois plus qu’en Suède au seul Royaume Uni). Et ce n’est pas le seul service d’écoute à la demande à reverser des droits d’exécution publique à Lady Gaga sur la place.

En extrapolant sur la base d’une dizaine de millions d’utilisateurs uniques des services de streaming en Europe (ce qui est certainement sous-évalué), on peut probablement estimer les droits perçus par cette artiste pour la seule écoute à la demande de son tube sur Internet à dix ou vingt fois cette somme sur une période équivalente. Pas de quoi remplacer les ventes de ses singles et de son album à l’unité, que les sites de streaming n’ont manifestement pas totalement cannibalisées, mais ce n’est certainement pas négligeable. Dire que le streaming ne rapporte rien à une star du Top 50 aujourd’hui est donc une contre vérité absolue, dont la toile s’est faite complaisemment l’écho tout au long de la journée d’hier.

Partager cette information

16 Commentaires

  1. Dr Maboul le 24 novembre 2009

    Très intéressant article surtout la comparaison entre ce que rapporte à l’artiste et aux producteurs une écoute sur un site de streaming et une écoute à la radio.

    Merci de remettre (une fois de plus) les pendules à l’heure !

    On entendra peut-être bientôt un Lefebvre, une Albanel ou un Mitterand (tous lecteurs de ce blog évidemment) dire : "La radio c’est la mort des artistes !!"



  2. Luk le 24 novembre 2009

    Si je compte bien, si la chanson touche 9 millions d’auditeurs (ce qui doit etre faisable en 1 journée en passant en boucle sur NRJ), elle rapporte la même chose ( 1200 euros).

    Mon calcul est faux ?



  3. Philippe Astor le 24 novembre 2009

    @luk,

    Pas vraiment, car 0,0013 x 9M = 11 700

    Ci dessous la base du calcul de ce que rapporte la radio aux sociétaires de la Sacem, publiée dans un de mes carnets du dernier Midem (http://www.zdnet.fr/blogs/digital-j...) :

    "la radio NRJ comptabiliserait en moyenne 1,5 milliard de points de contacts par mois (nombre d’auditeurs d’un titre de musique sur son antenne) et aurait versé 5 M€ aux ayant droit en 2007 au titre de la licence légale. Le résultat parle de lui-même.

    En 2007, la diffusion d’un titre de musique sur NRJ a rapporté aux ayant droit, par auditeur : 5 M : (1,5 Mds x 12) = 5 M : 18 Mds = 5 : 18 000 = 0,0027 €. Et encore, seule la moitié de ce montant (soit 0,0013 €) revient-elle à la Sacem."



  4. Ulysse le 24 novembre 2009

    "L’écoute à la demande rapporte cinq fois plus que la radio"Oui, mais la radio créait la frustration car elle donnait goût au titre sans le diffuser à la demande. Le streaming comble cette frustration. C’est pourquoi, à mon avis, le streaming légal ne sauvera pas l’industrie de la musique en l’état. Après, la polémique vole au raz des pâquerettes, comme toute polémique qui se respecte.



  5. Philippe Astor le 24 novembre 2009

    @Ulysse,

    Oui, enfin, c’est un point de vue. On ne peut pas nier la différence que vous soulignez, c’est peut-être d’ailleurs ce qui justifie que le prix de l’interactivité soit cinq fois supérieur.

    Cela dit, la radio ne crée la frustration dont vous parlez que sur une minorité de titres à très forte rotation, les autres n’existent pas, ce qui n’est pas le cas sur les sites de streaming. On n’en restera pas toujours au degré zéro actuel d’éditorialisation qui ne parvient toujours pas à mettre en avant les niches musicales.

    Je serais curieux de savoir quel est le degré de diversité des achats déclenchés par Pandora aux US, qui est le plus grios affilié d’iTunes et consorts...

    Par ailleurs, vous verrez que les sites de streaming parviendront eux aussi à créer de la frustration (publicité, absence de mobilité, qualité audio médiocre, impossibilité de bénéficier d’un certain nombre de services à valeur ajoutée et d’exclusivités, etc.) sauf à s’abonner. On n’en n’est qu’aux début du développement de ce marché.

    Je ne prétends pas qu’il sauvera à lui seul l’industrie de la musique. Ce ne sera qu’un segment de marché, mais qui va concerner des consommateurs de musique actifs, prescripteurs et captifs, dont les habitudes de consommation pourront être étudiées et analysées, et qui auront une plus grande valeur pour l’industrie, dans l’absolu, que celui qui achète un ou deux CD dans l’année au supermarché.

    On assistera égaleent à des développements très intéressants en matière de publicité également, en terme de profiling et de ciblage des campagnes, notamment, qui apporteront beaucoup de valeur. Nous n’en sommes, là encore, qu’aux prémices de se qui se profile à l’horizon.

    Je pense que la radio (les musicales en particulier) est beaucoup plus menacée par ce nouveau modèle de diffusion que l’industrie de la musique elle-même. D’ailleurs je suis convaincu qu’elle investira tôt ou tard ce créneau. Ce n’est pas un hasard si Goom Radio a été créée par des anciens de NRJ. Plutôt l’anticipation d’une nécessité.



  6. Laurent Petitgirard le 24 novembre 2009

    Bonjour,J’avais en effet signalé, en AG de la Sacem, que le calcul arrivait à démontrer que c’était en final plutôt mieux payé que la radio, mais vous passez sous silence, comme le signale très justement Ulysse, le fait que l’on ne peut pas comparer une écoute "subie" (la programmation d’une radio) avec une écoute choisie (le streaming), la seconde ayant une signification très différente.

    Quand à la radio, ce qui détermine les droits, c’est son chiffre d’affaire sur lequel est acquitté un pourcentage au titre des droits d’auteur.Après, en fonction du nombre total de titres diffusés, on obtient la valeur unitaire à la diffusion.

    Laurent Petitgirard



  7. Philippe Astor le 24 novembre 2009

    @Laurent Petitgirard,

    Merci de confirmer cette différence de tarif, qui peut d’ailleurs être tout à fait justifiée par la distinction que vous avez raison de faire entre écoute subie et écoute choisie.

    On peut espérer, avec les sociétaires de la Sacem, que la rémunération du streaming au pourcentage du CA prendra très vite le pas sur celle au minimum garanti, ce qui signifierait que la première est supérieure à la seconde, le minimum garanti n’étant là que pour pallier la faiblesse des revenus publicitaires d’un marché du streaming à peine naissant.

    J’ai d’ailleurs eu confirmation de source sûre (côté producteurs) que les revenus publicitaires de Deezer, notamment, suffisent à couvrir le minimum garanti par écoute aux producteurs, ce qui est plutôt encourageant.

    Peut-être pouvez-vous nous expliquer, cependant, ce qui justifie que la part belle (0,01 €/stream) des reversements du streaming à la filière revienne aux producteurs (qui en reversent une petite part aux artistes-interprètes), vs. 0,007 €/écoute pour les auteurs, compositeurs et éditeurs, quand les revenus de la licence légale en radio sont, si je ne m’abuse, partagés à 50/50 entre ces deux catégories d’ayant droit. Mais cela n’est peut-être pas justifié à vos yeux ? ;-)

    Enfin, je réponds déjà à Ulysse, dans mon précédent commentaire, sur la question de la différence entre écoute subie et écoute choisie, qui n’aura peut-être plus lieu d’être à terme, alors que la radio est promise à une interactivité de plus en plus grande. Je serais curieux d’avoir votre avis sur la nouvelle segmentation du marché de la musique qui s’opère via les sites de streaming, lesquels ne sont plus du tout soumis aujourd’hui, d’ailleurs, à l’absolutisme de la gratuité.

    Une autre précision que vous êtes probablement en mesure de nous apporter : quel pourcentage des revenus de l’abonnement aux formules premium de ses services la Sacem revendique-t-elle (8 % ?). Pour ce que j’en sais, les producteurs sont beaucoup plus gourmands (60 % à 70 %, comme pour le téléchargement), ce dont je ne conteste d’ailleurs pas la légitimité sur le fond. A condition que cela ne s’accompagne pas, bien sûr, d’un minimum garanti par écoute bien plus élevé sur les mobiles que sur Internet, ce qui semble être le cas.



  8. Moi-là-pas-bougé le 24 novembre 2009

    J’adore les fils de pub qui sortent leur calculette après l’heure !

    Manque de bol, sans NEUTRALITÉ des réseaux, ils n’iront pas très loin…

    Et c’est très mal barré en Chine-Française !

    Look-ear-and-see. It’s Magic !

    Moi-là-pas-bougé.



  9. Mousse le 24 novembre 2009

    à mon avis, Philippe, la différence de répartition droits d’Auteur/Producteur (ces derniers devant rémunérer les artistes interprètes) entre la radio et le streaming à la demande, c’est qu’un producteur peut être content que son titre passe à la radio car cela va générer (souvent booster) ses autres ventes (CD, téléchargements, merchandising). Certains payent même parfois cette exposition radio en achetant des spots sur ladite radio.C’est là toute la différence entre la radio (captive) et le streaming.



  10. Dr Maboul le 25 novembre 2009

    @Mousse : Je ne pense pas qu’il faille négliger la diffusion d’une oeuvre sur un site de streaming. Au contraire, depuis que j’écoute de la musique en streaming j’ai découvert de nombreux artistes dans les playlists d’autres utilisateurs ou en écoute aléatoire, et j’ai parfois acheté leur CD pour une meilleure qualité d’écoute et aussi pour supporter l’artiste (j’y ai découvert des français comme Chinese man ou Caravan Palace dont j’ignorais totalement l’existence, invisibles alors dans les circuits traditionnels, et qui pourtant valent le détour pour les amateurs de musique électronique).

    Alors que la radio offre un nombre d’auditeurs minimum garantie à un nombre fini d’artistes (souvent les même). Le streaming offre une visibilité (et une rémunération) à tous y compris des artistes qui ne seraient jamais passés en radio.

    @Ulysse : La lecture de playlists aléatoires, prédéfinies ou d’autres utilisateurs est une forme d’écoute subie sur les sites de streaming. Et elle laisse toujours la possibilité d’arrêter l’écoute et de changer comme on changerait de station radio. Finalement l’écoute de musique en ligne peut-être subie comme choisie, mais vous avez raison elle apportera aussi son lot de frustrations (pubs, nombre d’écoutes limité, retrait d’artistes du catalogue du site...)



  11. Philippe Astor le 25 novembre 2009

    Vérification faite, sur la base des chiffres cités plus haut pour NRJ, la diffusion d’un titre en 2007 sur cette antenne a rapporté non pas 0,0027 € aux ayant droit via la licence légale radio mais 0,00027 €, contre 0,017 € par titre écouté sur Jiwa ou Deezer.

    C’est à dire 60x moins...



  12. PETITGIRARD le 25 novembre 2009

    Cher Philippe,

    Je ne suis pas au fait d’absolument tous les chiffres, ayant vous vous en doutez mieux à faire et surtout étant actuellement en "sommeil" du CA Sacem.Mais parlons sans détours : les producteurs utilisent sans vergogne leur force de détenteur du master, quelque soit sa forme, pour prendre une part nettement exagérée des sommes générées par le téléchargement légal.Il est simplement honteux que les auteurs ne reçoivent pas plus sur un support dématérialisé, qui ne génère aucun frais de fabrication, de stockage ni de distribution, que sur un CD du commerce.J’estime que les producteurs se comportent, pour la plupart, comme des marchands, d’autant que sur les sommes reçues au titre du droit d’auteur, dans 80% des cas (éditions multinationales) ce sont encore 50% en reviennent aux éditeurs Majors, dépendant des mêmes multinationales que celles des producteurs.Ce qui reste aux compositeurs et aux auteurs est donc une portion congrue.

    Il y a maintenant plus grave, lorsque Pascal Nègre et le SNEP montent en ligne contre le souhait des auteurs de voir les FAI participer au financement de la musique...Pascal Nègre, producteur, devrait être très heureux de voir arriver un soutien à la filière musical, donc également aux producteurs, via les FAI.Lorqu’il milite violemment contre cette idée et défend au contraire le principe d’une aide attribuée aux FAI pour les aider à réaliser des plate-formes de téléchargement, que faut-il en conclure ?Qu’il est fou ?, pas du tout, il est très pragmatique et très intelligent.Simplement il est un dirigeant français d’Universal, qui appartient à Vivendi, lequel est propriétaire d’un fournisseur d’accès et le tour est joué.Vivendi se moque de perdre un peu à gauche si cela lui fait gagner plus à droite et tout brillant que soit Pascal Nègre, il est aux ordres.

    Et puis il y a plus pervers : Puisque les FAI disposeraient de leurs plate-forme et des droits producteurs, pourquoi passer par la gestion collective (ces "horribles" sociétés d’auteurs qui coûtent si cher) et ne pas laisser les producteurs rémunérer tout le monde.

    Alors fini les droits des créateurs, on le leur donnerait que les miettes minimum concédées par nos chers producteurs.

    Et bien non et je le dis ici très clairement : en se positionnant ainsi, Pascal Nègre a clairement démontré qu’il est au service de l’industrie et non pas au celui de la musique.

    Un dernier détail, suite à mon intervention précédente : les grandes radios, type France Inter, Energie, RTL etc... sont réparties par la Sacem à la seconde près et non pas au titre.

    Cordialement.

    Laurent Petitgirard



  13. PETITGIRARD le 25 novembre 2009

    DIFFUSION ENERGIE

    Cher Philippe,

    Sur la base d’un titre de 3 minutes, une diffusion sur NRJ a été répartie, sur 2008, à 18 euros par la Sacem.

    Amitiés.

    LP



  14. PETITGIRARD le 25 novembre 2009

    Décidemment, Alzheimer me guette...18 euros c’est Nostalgie, NRJ c’est 31 euros/ titre

    LP



  15. Philippe Astor le 25 novembre 2009

    @LP,

    J’imagine bien que vous préférez les notes (de musique) aux chiffres (de la musique). 18 € chez Nostalgie, 31 € chez NRJ, pour une seule diffusion (auprès de millions d’auditeurs) je suppose ?

    Je remarque que vous êtes aussi en vacance de langue de bois (mais l’avez-vous jamais pratiquée ?) concernant l’attitude des majors de la musique, qui sont d’ailleurs aussi de grands sociétaires de la Sacem via leur division publishing, comme vous le rappelez justement.

    Il semble que le dégel des convergences d’intérêt pro-Hadopi, maintenant que la loi est adoptée, va donner lieu à un débat de fonds houleux sur la répartition des revenus du numérique au sein de la filière.



  16. boubou le 27 avril 2010

    il y a une erreur dans le calcul :700/1000000=0.0007 par écoute, d’où en comparant au 0.0013 pour la radio, je dirai que le streaming divise par deux les revenus.



Ajouter un commentaire


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)