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Pas de fatalité pour TF1 et NRJ

Le 12 Novembre 2009 dans Old fashion media par Chloé Luisetti

Les trimestres s’enchaînent avec une régularité désarmante. Pour ce troisième trimestre, TF1 et NRJ sont, une fois de plus, unis dans la Bérézina. Et si TF1 limite les dégâts grâce à ses recettes publicitaires, NRJ Group continue de sombrer.

A ce rythme, les deux groupes TF1 et NRJ n’auront plus que leur titre respectif de leader TV-Radio pour consolation. Pour ce troisième trimestre, TF1 résiste, certes, mais peine à se relever de son début d’année noir. Le groupe filiale de Bouygues a vu ses bénéfices nets s’effriter de 54% à 51 millions de janvier à septembre 2009. Son chiffre d’affaires recule de 13% sur un an, avec 1,628 milliard d’euros au 30 septembre 2009 contre 1,864 milliard à la même période en 2008. Les recettes publicitaires reculent de 19% sur un an à 967 millions d’euros pour les neuf premiers mois. Un mal que partage le groupe audiovisuel NRJ qui fait état d’une baisse alarmante de 7,6% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre à périmètre et taux de change constant, son pôle radio ayant souffert d’une dégradation du marché publicitaire.
Côté leader TV, après un premier semestre catastrophique, TF1 commence laborieusement à stabiliser sa chute et mise sur un rétablissement de la publicité : le groupe ramène à 6% la baisse des recettes publicitaires de la chaine au troisième trimestre, espérant ainsi anticiper un recul de 11% de son chiffre d’affaire consolidé en 2009, contre les 13% initialement prévu. Victime de la baisse de ses recettes publicitaires de 23% au premier semestre, la chaine amirale dit avoir bénéficié au troisième trimestre d’un redressement des investissements publicitaires dans certains secteurs, notamment la grande consommation."TF1 a confirmé que le chiffre d’affaires publicitaire s’est affiché en croissance sur le mois d’octobre, ce qui n’est pas arrivé depuis près de deux ans", relève Oddo Securities.
Philippe Denery, interrogé lors d’une conférence avec les analystes, a noté que le taux de remplissage des écrans publicitaires de TF1 s’était amélioré au troisième trimestre, notamment en "prime time", tout en mettant en garde contre une poursuite des pressions sur les tarifs au quatrième trimestre. Les audiences sont stabilisées d’une année sur l’autre, puisque la chaine enregistre 26,2% en octobre 2009 après avoir accusé une décrue régulière au cours des mois précédents.

Pas de rebond

A l’inverse de TF1, NRJ Group, qui possède les radios NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons et la régie publicitaire de MFM ainsi que les chaines de télévisions NRJ 12, NRJ Hits et NRJ Paris, n’a enregistré aucune amélioration de la tendance publicitaire au troisième trimestre. L’entreprise, qui avait accusé en 2008 une perte nette inattendue et avait renoncé à verser un dividende pour la première fois de son histoire, n’a pas rebondi depuis. Malgré une croissance de ses revenus dans son activité "télévision" et les spectacles (plus de 580% par rapport aux trois premiers trimestres de 2008, grâce au succès de la comédie musicale "Cléopâtre"), le groupe enregistre une dégradation de son activité historique, la radio en France comme à l’international. Une chute qui confirme les tendances observées au premier semestre.
Son chiffre d’affaires en plus d’être ressorti en baisse de 7,6%, à 64,5 millions d’euros, sur la période du troisième trimestre, a été affecté notamment par un repli de 20,8% de l’activité "médias musicaux et événementiel", cette division étant la principale contributrice au chiffre d’affaires du groupe. L’activité radio est notamment décrite par le groupe, comme ayant "souffert au troisième trimestre 2009 d’une baisse des investissements publicitaires du secteur de la distribution plus prononcée qu’au premier semestre". CM-CIC souligne de son côté que le troisième trimestre de NRJ Group "ne marque pas d’inversion de tendances comme on a pu le constater sur d’autres valeurs médias (NextRadioTV, M6, TF1...)", indiquant que les mauvais résultats d’audience du groupe entraînent une forte pression sur les prix pratiqués envers les annonceurs. "Le retour à un meilleur niveau d’audience va prendre du temps et reste incertain. Il est encore trop tôt pour revenir sur le titre", conclut le courtier… qui maintient sa recommandation : « vendre » !

Politique de réduction des coûts

Alors que les analystes s’attendaient à une perte de 19 millions, TF1 a donc réussi à dégager un résultat net de deux millions - à comparer à une perte retraitée de 14 millions au troisième trimestre 2008. Une stabilisation de la chute du chiffre d’affaires de TF1 consolidé pour 2009, traduite par une réduction du coût de la grille à 664 millions d’euros en janvier-septembre, une baisse de 85 millions (dont 31 millions s’explique par des économies liées aux programmes). Le reste reflétant l’absence d’évènement sportif majeur comme l’Euro 2008 de football.
Si nos leaders nationaux NRJ, TF1, accusent le douloureux bilan d’un déficit des recettes publicitaires sur l’année 2009 et souffrent de la concurrence nationale, RTL Group quant à lui, tire habilement son épingle du jeu et met en avant sa politique de réduction des coûts. Laquelle, selon le groupe, " amène des résultats positifs " générant concrètement un bénéfice d’exploitation de plus de 22,7% à 92 millions d’euros, contre 75 millions l’an dernier à la même période ! Une politique qui porte ses fruits donc, et a permis au groupe média d’annoncer ce mardi la bagatelle de 1,12 milliard d’euros de chiffre d’affaire au troisième trimestre contre 1,18 milliard l’an dernier, soit une baisse de 5% tout de même.

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2 Commentaires

  1. jacques180 le 12 novembre 2009

    Depuis que Jean-Pierre Pernaut n’a plus le droit de montrer l’argent gaspillé par le gouvernement, dans son émission ’combien ça coute’, TF1 à clairement choisi son camp. Aucune information diffusée par TF1 ne peut donc être prise au sérieux. Sarkozy contrôle TF1.Tant mieux si sa coule !



  2. Lorenzo le 17 novembre 2009

    Jean-Pierre Pernaut journaliste opprimé : merci Jacques pour ce trait d’humour.



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