Référencement, mensonges et vidéo

Le 7 février 2012, So_cult’

MegaUpload n’est plus et les sites de video à la demande comme de télé de rattrapage voient leurs audiences s’envoler. Explications. La fermeture du ...

Introduction en bourse de Facebook : du marketing de pros

Le 7 février 2012, Le_Flouze

En prévision de son introduction en bourse, la direction de Facebook orchestre une communication rassurante et parfois naïve pour empêcher une chute ...

Les fabricants d’écrans exigent une refonte du modèle de financement de la création

Le 6 février 2012, So_amazing

Les fabricants de téléviseurs estiment verser 100 millions d’euros de trop à la copie privée. Ils demandent aussi des contenus pour nourrir les écrans ...

L’industrie musicale peut-elle vivre du streaming ?

Le 3 février 2012, So_cult’

La part du streaming dans les revenus des artistes et des producteurs de musique promet de croître de manière significative dans les années qui ...

Orange ne joue pas le jeu sur la Canebière

Le 16 Juin 2009 dans Web 1,2,3 par Emmanuel Torregano

Conçue avec Corsen avec le soutien d’Orange, Mac Donald’s, et la Caisse d’Epargne, Brèves de Marseille est diffusée sur le site de La Provence, et sur le portail de l’opérateur.

Brèves de Marseille est une webfiction diffusée sur le site de La Provence depuis le 3 juin, dont la réussite ne se dément pas après dix jours de diffusion. Avec une moyenne de 4000 visiteurs par épisode et une pointe à 11 000 visiteurs pour le deuxième sketch consacré au "prêt étudiant", cette série locale enregistre des scores dont se satisferaient les autres sites d’information, voire les portails comme Orange ou MSN.
De toute évidence, ce succès a surpris certains de ses partenaires comme Orange car le portail français qui aurait effectué un important apport en industries sur cette série ne lui a pas réservée l’exposition que celle ci - vu l’accueil que le public marseillais lui a réservée - méritait. Pis, par moments, "Brèves de Marseille" était pratiquement introuvable sur Orange.fr. Depuis ce matin, le portail renvoie directement vers la vidéo, mais pour combien de temps ?
La politique du portail consiste à promouvoir les émissions locales dans la rubique "en ville" mais le succès est rarement au rendez vous car cette rubrique rentre en compétition avec les sites de la PQR, autrement plus performants - le talk Orange-La Provence atteint ainsi rarement les 500 visiteurs par jour. Il est vrai que celui du Figaro qui bénéficie d’une très belle exposition sur le papier tourne, en moyenne, autour de mille de visites.

Association de tous les médias

La confection de cette série laissait pourtant envisager une probable réussite dans la mesure où elle a été conçue par la société Corsen comme une véritable oeuvre audiovisuelle. Ecrite par des auteurs professionnels chapeautés par Pierre Vignes, directeur de collection, jouée par des comédiens professionnels dont certains comme Marc Pistolezi ou Yann Pradal jouent dans "Plus belle la vie", cette série bénéficie de la mise en scène d’un réalisateur professionnel, Jérémie Farley qui a travaillé pour France 2.
Sans le soutien de Mc Donald’s, d’Orange, de la Caisse d’Epargne,ce programme n’aurait pu voir le jour. Toute la question désormais est de savoir si d’autres titres de presse régionaux ou nationaux vont vouloir investir dans ce type de programmes en réservant d’importants espaces rédactionnels destinés à sa promotion.
Le groupe Hersant, propriétaire de La Provence, de Nice Matin et de Corse Matin a déjà fait son choix puisqu’il veut aussi lancer une série sur la Corse. Pour cette entreprise, l’avenir du papier passe par une association de tous les médias et une ouverture affirmée sur l’audiovisuel. En outre, l’implication de télévisions locales comme LCM ou France 3 démontre qu’elles ne craignent pas de diffuser sur leur antenne un programme déjà retransmis sur le net. Contrairement aux idées reçues, trop fréquemment véhiculées dans le débat sur Hadopi, le net ne tue pas une oeuvre dont il assure la promotion, il en garantit le succès.

Partager cette information

2 Commentaires

  1. Lorenzo le 16 juin 2009

    C’est une expérience intéressante mais généraliser la création financée directement par des grandes marques ne me paraît pas être une avancée démocratique.



  2. Weblooker le 5 décembre 2009

    Les web fictions de Striana Corsen n’ont pas eu de succès car elles étaient mauvaises. Un des producteur annonçait 200.000 visites prévues sur le site de LCI ( où il a ses entrées) et il n’y en a eu que 45.000 pour les Brèves de Marseille. Les chiffres n’empêchent pas les producteurs de parler de succès, même si les critiques sont sévères de la part des publics régionaux caricaturés de façon affligeante.

    En fait c’est le groupe Hersant qui est derrière les Brèves de Marseille car un des producteur est du sérail. Cela se fait avec des sponsors mais aussi avec des fonds publics dont l’utilisation serait à vérifier.

    Tout Internaute sait qu’on peut bourrer les urnes avec des commentaires du style "génial" ou " à quand la suite". On peut aussi obtenir des articles de complaisances auprès de site que l’on contrôle et de journalistes amis. Les oeuvres ( le mot est fort) sont là et chacun peut juger sur pièce.



Ajouter un commentaire


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)