Nicolas Sarkozy présente son plan de sauvetage de la presse
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Nicolas Sarkozy avait demandé à la profession de réfléchir à son avenir. Les Etats généraux de la presse ont donné lieu à une série de propositions dans le but de réformer le métier de journaliste. L’omniprésence d’Internet, la chute des ventes de journaux, ou encore l’indépendance éditoriale sont au coeur de la conférence de presse du Président.
11H15 : Le discours de Sarkozy est prévu a 11h30 mais une demi-heure avant, la salle est pratiquement comble et c’est la chasse aux chaises. Tous les responsables médias sont là, même Patrick de Carolis (au premier rang). Mais Edwy Plenel n’a pas (encore) été repéré.
11H27 : Arlette chabot aussi. Heureusement qu’on parle de presse écrite ...
11H32 : Jean Claude Dassier arrive a la dernière minute. Mais Nicolas Sarkozy est en retard. Va-t-il refaire le coup du Plan numérique, quand il avait laissé Besson faire le discours à sa place ?
11H34 : Nicolas Sarkozy arrive, tout le monde se lève. Ses premières paroles : "Je ne prononcerai pas la formule rituelle "chers amis" pour respecter l’indépendance des médias".
11H38 : Le président remercie les patrons de groupe qui on travaillé dur pour sauver la presse écrite, et critique "ceux qui étaient contre avant qu’on réfléchisse, mais c’est leur droit"...
11H40 : NS,
"L’Etat est aussi légitime à se soucier de l’avenir de la presse que de l’automobile". "Il y a une urgence créée par l’effondrement des ressources publicitaires en 2009". "Mais c’est notre grandeur : il faudra aider tout le monde".
11H42 : NS,
L’accord presse poste est reporté d’un an. Le manque à gagner est intégralement repris par l’Etat. "Nous sommes en récession, voire en déflation, on ne peut pas agir autrement", souligne le président. Les dépenses publicitaires de l’état sont réorientées vers la presse et les médias numériques.
11H45 : Constat sans appel du président : "La crise économique vient s’ajouter à une crise structurelle pour la presse".
11H47 : Les premières mesures sont annoncées : "L’Etat met sur la table un projet sur 3 ans en 7 chantiers prioritaires".
11H50 : NS,
"Le premier est Internet qui est au coeur des enjeux, même si l’incertitude est général. Il n’y a pas de modèle certain de réussite pour la presse en ligne. Mais dans la tempête il faut continuer a investir et dans l’incertitude continuer à s’engager".
Un "statut de presse en ligne sera créé. Mais pas un régime d’irresponsabilité sous pretexte que c’est internet. Chacun sait que l’origine de l’affaire Filipis est sur internet" (je condamne les conditions de son interpellation, souligne le président).
"Exonération des taxes professionnelles et extension des taux réduits de TVA aux médias numériques, une situation absurde actuellement".
11H54 : le président annonce un renforcement de fonds de modernisation de la presse. Que le mécénat ou le versement de dons ouvrent droit à une réduction d’impôts de 66% (chiffre a vérifier).
11H56 : NS s’attaque au délicat dossier des droits d’auteur sur le "en ligne",
"Il faut adapter le régime des droits d’auteur. La solution des Etats généraux est équilibrée même s’il faudra avancer plus tard. Les éditeurs doivent reconnaitre le geste des journalistes. Le statu quo est absolument impossible".
11H58 : "Les éditeurs doivent comprendre qu’il faut des compromis", lance le Président. La ministre de la Culture et de la Communication devra faire une proposition de loi dans les plus brefs délais, indique le président.
12H00 : Le second chantier abordé par le président est "la distribution" de la presse. "Chez nous elle dissuade le portage alors que c’est la clef du succès. Il faut mettre le diffuseur au centre de tout", déclare t-il.
12H02 : NS,
"Faire du métier de diffuseur un metier de vendeur au service du client". "Développer le reseau sous toutes ses formes. Même mettre le réseau de la PQR au service de la presse nationale" ! On attend avec impatience les communiqués des NMPP après une telle déclaration du président.
12H04 : Le président fait une proposition donc "expérimentation pendant 6 mois sans toucher à la loi".
12H06 : Le président annonce que l’aide aux points de vente sera renforcée. Un allégement des charges sociales des distributeurs pour "enrayer le déclin des diffuseurs". Et le lancement d’un plan d’étude pendant un an pour moderniser le réseau de distribution.
12H08 : Le première attaque frontale "Il faut changer le Conseil supérieur des messageries. Je demande au president de la nouvelle autorité de la concurrence de faire des propositions" ! Le président veut développer le portage avec un "plan d’aide massif" de 70 millions d’euros (il est de 8 millions actuellement) et suppression de toutes les charges !
12H11 : Quant à la casse sociale dans les imprimeries le Président précise que "L’Etat designera une personnalité chargée de suivre les negociations et contribuera au coût du plan (social)"
12H12 : Un passage par la case formation : "Formation des journalistes : c’est à la profession de s’organiser et l’Etat l’accompagnera. Les écoles doivent s’ouvrir a la diversité".
"Le but de l’ensemble est d’améliorer la rentabilité. Mais il faut pallier au manque d’investissement", souligne Nicolas Sarkozy.
12H15 : Pour encourager les investisseurs le président annonce "extension de la loi Sapin à tout le hors media et au numérique".
12H16 : Le Président rappelle à toutes fins utiles que "le point essentiel reste l’amélioration de l’offre de contenu et sa qualité". Et il se "réjouie de l’idée d’un code de déontologie annexe à la convention collective. Un comité de sages pourrait se réunir".
12H18 : NS explique qu’il serait dangereux de vouloir tenir les éditeurs à l’écart des stratégies éditoriales, notamment en donnant un statut juridique aux rédactions, cela ne pourrait que faire fuir les investisseurs !(sic)
12H20 : NS,
"Je dis ce que je pense. C’est le bon sens et l’intérêt même des journalistes. Le problème de la presse n’est pas la concentration, c’est la sous-capitalisation". Et il prévient "Si on ne fait pas les choses raisonnablement on aura des problèmes ..."
12H25 : L’heure de conclure pour le président. Les grands principes donc "Il n’y a pas de democratie saine sans une presse puissante qui s’adresse au plus grand nombre". "Aucune des mesures ne sera utile si la profession ne relève pas ces défis". Il annonce donc qu’un comité de suivi sera mis en place.
12H27 : NS,
"Il y a peu d’euros aussi salutaires que ceux que nous allons engager aujourd’hui. Le presse a un avenir à réinventer qui se joue maintenant".
12H28 : Puis vient le temps des accolades : Il remercie en premier les patrons de pôles, et ensuite beaucoup ceux qui était avec Bruno Frappat, un peu Puyfontaine et Dufour mais jamais Patino... Le temps de la disgrâce ?
12H30 : Fin de la conférence
