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Musique : marché en baisse, et divorce bruyant avec la gauche

La musique peut pousser un grand "ouf" de soulagement, la baisse du marché sur le premier trimestre n’est pas du tout de 28% mais de 18,5%. Et ElectronLibre peut se faire taper sur les claviers - nous avions mal compris, et transformé la dizaine, mea culpa...Cependant, la situation n’est pas rose pour les éditeurs de disque, qui voient toujours le marché légal de la musique enregistrée fondre comme neige au soleil.


Réunis pour une de ses dernières prestation lors de la traditionnelle conférence du SNEP (syndicat des éditeurs de phonogrammes), le duo Hervé Rony, directeur général, et Christophe Lameignère, président du syndicat, a fait le point sur ce début d’année. Très exactement, le marché global, prenant en compte à la fois les supports physiques et dématérialisés accuse une chute de 16,4%, pour un chiffre d’affaires de 118,7 millions d’euros. Ce montant correspond à la somme des livraisons effectuées par les éditeurs aux magasins, et plates-formes, et non pas aux revenus générés par les ventes au détail. Si l’on exclue les ventes sur le "Digital", les ventes de CD sont en retrait de 18,5%. Pour la première fois, le total des ventes dématérialisées est en baisse sur trois mois. Les ventes sur téléphone et Web de musique baissent de 1%, à cause d’une baisse de 46% des ventes sur la téléphonie - un marché qui, de toute façon, n’a jamais vraiment pris. Les ventes sur le Web sont quant à elles en progression relativement faible de 13%. Concernant la baisse de la consommation de musique sur les portables, Christophe Lameignère a expliqué que "ces offres, surtout celles par abonnement sont encore jeunes. Elles sont aussi peu marketées par les opérateurs, qui ont, pour certains, tiré le rideau et préféré investir sur la promotion du football, par exemple", en visant directement Orange, accusé de n’avoir pas suffisamment poussé son offre Orange Max. Le SNEP a refusé également de voir dans la baisse de ce chiffre un effet des grosses avances consenties par les opérateurs de téléphonie pour le lancements des offres "illimitées". Le syndicat a expliqué que s’il y avait un effet, il était minime, car ces rentrées d’argent ont été lissées sur l’année pour éviter ce genre de désagréments.


Divorce

Le SNEP a également commenté la progression très variable du "Digital" par marchés nationaux. Ainsi, l’Allemagne continue de vendre des CD en forte proportion avec seulement 8% du chiffre d’affaires des maisons de disques réalisé sur le Web ou les téléphones, alors qu’il est de 15% pour la France. Autre indice, le taux de substitution d’un support par l’autre. En somme, quelle part du marché physique de la musique enregistrée se voit remplacé et compensé par le "Digital". A cette aune, c’est le Japon qui sort grand gagnant avec un taux approchant les 75%, mais ce qui n’est pas si éloigné des 42% des Etats-Unis. La France affiche un taux de conversion de 19%.
Après ce tableau bien noirci, le SNEP a lancé une charge violente contre le Parti Socialiste, accusé de n’avoir pas compris les demandes des artistes. "Les dégâts sont importants entre les socialistes et les artistes. Il y a une forte déception. Nous comprenons que certains puissent être réservés sur le texte de loi "Création et Internet". Le PS dit qu’il va donner des solutions dans 6 mois alors que la crise a 6 ans déjà. Ca n’est pas sérieux", souligne Christophe Lameignère. Le divorce semble en effet se préciser entre l’industrie de la musique et la gauche parlementaire qui s’est opposée à la loi de la rue de Valois sur les téléchargements ces derniers temps, et notamment après l’épisode du rideau. "Nous n’avons pas été reçus par Martine Aubry, ce n’est pas normal. Le seul à gauche qui ait accepté était François Hollande", rappelle le président du Snep. Les blessures d’amour sont les plus longues à refermer...


18 Commentaires. Ajoutez le votre +

Dexter 5 mai 2009

La langue de bois de C. Lameignere est assez stupéfiante.... ils saignent les opérateurs et les nouveaux entrants type Deezer avec des demandes de minimum garantis incroyablement élevées, et se plaignent ensuite que les offres ne sont pas suffisamment marketées ??
D’une, les opérateurs/nouveaux entrants n’ont plus les moyens de marketer puisque du fait des MG rackettés par les majors, les offres ne sont plus rentables.
De deux, les majors savent très bien (au moins en signant avec les nouveaux entrants) que les modèles sont fragiles. Mais au lieu de les laisser monter en puissance pour récupérer durablement des revenus et permettre la construction d’un nouvau modèle, ils préfèrent racketter à l’entrée histoire de renflouer les bilans semestriels plombés par la chute des ventes de CD et tuer le business à la racine.



J’aimerai que les gens soient bien conscients de la réalité du business et de la posture hypocrite des majors à ce sujet.



(PS : non, je ne bosse pas chez Deezer ;) )

ikariya 5 mai 2009

y’a un truc de rassurant c’est que si leurs revenus s’éffondrent complètement ils n’auront plus les moyens de financer leur lobby et on les entendra plus !



Donc finalement en faisant autant de tapage ils creusent eux même leur propre tombe !

JS 5 mai 2009

Merci pour le digital entre guillemets. ;)

Romain 5 mai 2009

J’aime voir cette industrie se casser la gueule de trimestres en trimestres. Ca me réjouit.
Et dire qu’ils pensent arrêter l’hémorragie avec la loi HADOPI...



J’ai l’impression que cette industrie ne comprend décidément rien de rien ! Peut-être sont-ils habitués à voir leurs ventes baisser de 20% chaque trimestre, et que cela ne les dérange plus. Qui sait !

? ?? 5 mai 2009

- -18%, encore ? OH non. Pas de progrès depuis 5 ans : Recalé.



Voilà pourquoi, il n’y aura pas de LG !!!…



Car donner de nouvelles subventions à des empêcheurs de tourner rond, non merci.



C’était l’enjeu avec Dadvsi : 5ans de perdu ne se rattrape jamais.



Et si nous redéfinissons enfin l’artiste et son rôle dans une République démocratique ?



Le glissement sémantique de "culture” à "divertissement“ sur la page Gogole.fr n’interpelle personne !



Parler de petits sous devient comique devant le désastre annoncé.



Remettre en cause les outils restera illusoire.



SNPE, Sacem, Majors et consorts continuent le grand jeu après 10 ans d’échec ? Ils n’ont pas encore compris ? Non, sans blague… Ils ne savent toujours que faire de leur petit doigt ?



Allez les Lobby, changer encore la règle !



Allez-y, rentrer dans la danse… Faite nous de l’art, avec pleins de raretés, du sublime avec valeur ajouté, faites vos CD en OR massif, voir en Platine… (c’est une excellente idée, pourquoi ne pas l’avoir eu avant la crise ?… Parque vous êtes nuls, archinuls…)



La culture, aujourd’hui, c’est internet, les réseaux, les technologies maîtrisées… Les vrais artistes ne sont plus vos têtes d’affiche !



Le développement humain, la création passent par la communication, le langage ! Si ce langage n’est pas libre, il ne peut y avoir de créations ! Et vous prétendez défendre les Créateurs ? C’est une insulte à votre corporatisme, mais vous êtes trop stupide pour le comprendre ! Et vous vous cachez derrière vos pseudo-artistes ! lâches-en plus…



Pire, vous pensez que les politiques, qui ont besoin de propagandes, vont vous soutenir longtemps !



Non, nous allons démontrer qu’ils n’ont plus grand besoins de vous… le risque est beaucoup trop grand, l’enjeu ne vaut pas la chandelle… rassurez-vous, vous aurez droit à de belles médailles…



Allez au diable, SNPE, Sacem, major et consorts, vous n’êtes plus à la hauteur. Nous n’avons plus besoin de vous depuis plus de 10 ans… Votre bêtise vous assassine ! prenez en vous à vous-mêmes.



Vous avez été mille fois prévenu…



 ???

PlusPlus 5 mai 2009

"y’a un truc de rassurant c’est que si leurs revenus s’éffondrent complètement ils n’auront plus les moyens de financer leur lobby et on les entendra plus !"



> Leur catalogue sera tout simplement récupéré par les FAI, qui prendront leur place. On remplace simplement une vieille major par une nouvelle major tout aussi vorace. Sous les applaudissements du public.

mr_freeze 6 mai 2009

Il faut intensifier le boycott des produits Warner, EMI, Sony-BMG et Universal. Coulez-les !

FilmTunes - http://film.tunes.org 6 mai 2009

"Il faut intensifier le boycott des produits Warner, EMI, Sony-BMG et Universal. Coulez-les !"



"J’aime voir cette industrie se casser la gueule de trimestres en trimestres. Ca me réjouit."



Je ne comprends pas tous ces propos. Personne ne vous impose d’écouter ce que ces "méchants" majors produisent. Cette industrie n’a pas de monopole. Notamment aujourd’hui, à l’époque d’internet, il est facile de trouver et d’acheter ce que vous aimez.



Pourquoi cette haine ? Et si cette industrie veut défendre ses droits contre le piratage, qu’est-ce que ça vous concerne puisque de toute manière vous boycottez ses produits et écoutez autres musiques ?

Philippe Astor 7 mai 2009

On peut être fermement opposé au projet de loi Création et Internet, estimer avoir de très bonnes raisons de l’être, et respecter néanmoins les producteurs de musique, les aimer même, au sens propre du terme, et se réjouir qu’ils existent, qu’ils œuvrent au sein de majors ou de labels indépendants. La preuve : c’est mon cas.



C’est pourquoi je voudrais commencer par leur dire merci. Merci pour toute la musique qu’ils produisent - et il n’en ont jamais autant produit, alors qu’ils devient de plus en plus aléatoire d’en vivre. Je leur dis merci parce que toute mon existence se nourrit de cette musique, de la qualité de sa production, de sa diversité et surtout, de l’émotion qu’elle véhicule.



Il y a beaucoup d’amalgames et de confusion dans la manière dont certains commentateurs, qui rivalisent de virulence, perçoivent les choses. Beaucoup de manichéisme également. Beaucoup de haine de l’autre et parfois un peu d’ignorance aussi. Dans tous ces trolls, la meute se lâche vite. Et personnellement, je m’en désole.



Il y a certainement bien des choses à dire sur la stratégie des majors, et je ne m’en prive pas, sur mon blog ou dans mes articles. Je ne voue pas pour autant ceux qui les représentent aux gémonies. Que celui qui n’a jamais défendu mordicus son pré-carré leur jette la première pierre. Et s’il est assez imbu de sa vertu, qu’il aille aussi pendre quelques banquiers et gestionnaires de fonds de pension, dont certains causent bien plus de malheur et de désolation que n’importe quel patron de maison de disques.



Ceux qui manient si promptement l’insulte – pour peu qu’on veuille bien considérer que traiter quelqu’un de voleur ou d’imbécile c’est l’insulter – ont-ils seulement suivi, en direct, les débats sur l’Hadopi à l’Assemblée ? Qu’ils s’en inspirent, car ils étaient d’une autre tenue qu’ici, bien plus respectueux de l’autre et surtout, chez ceux qui ont bataillé ferme contre le texte dans l’hémicycle – de Patrick Bloche à Jean-Pierre Brard, en passant par Christian Paul ou Martine Billard - bien mieux argumentés.



Rappelons au passage que les filiales des majors, en France, qui ne sont que de toutes petites PME et ne pèsent pas lourd face aux grands groupes de télécoms, financent l’essentiel de la production locale. Rappelons également que ceux qui sont les plus exposés à la crise du disque, ce sont les labels indépendants, qui disparaissent les uns après les autres. Rappelons enfin que nombre de jeunes artistes talentueux, qui pour certains vivent encore du RMI (j’en connais) après avoir déjà sorti un ou deux albums, ont autant de raisons de désespérer de la situation actuelle qu’un ouvrier licencié dans un bassin d’emplois sinistré.



L’industrie musicale n’a peut-être pas su s’adapter à la nouvelle donne d’Internet. Du moins pas encore ou pas suffisamment. En même temps, reconnaissons que ce n’était pas donné pour elle. Pouvait-elle faire table rase du passé du jour au lendemain ? Et de quel précédent aurait-elle pu s’inspirer, alors qu’elle était la première à essuyer les plâtres de cette révolution ? Que feriez-vous si vos n’aviez d’autre choix que de vous accrocher aux branches ou de sauter dans le vide ?



La révolution Internet touche aujourd’hui de plein fouet d’autres secteurs, comme les médias, qui furent prompt à donner des leçons à l’industrie de la musique, mais sont bien en peine de se réinventer, désormais, et d’imaginer les modèles économiques qui vont leur permettre de s’adapter à leur tour.



Quoiqu’il en soit, ce n’est certainement pas en jetant l’opprobre sur les autres qu’on parviendra à avancer.

VspaceG 7 mai 2009

La musique baisse : ne serait-ce pas le double effet HADOPI ?



Les études prouvent que les téléchargeurs sont les premiers acheteurs. HADOPI a tellement fait de bruit, que les premiers acheteurs ne veulent plus cautionner une industrie qui les criminalise !

? ?? 7 mai 2009

@Philippe Astor.



Hodapi est suivi ! Désolé, mais c’est une insulte à la démocratie ! À part le mot "défavorable” où est le débat ?



Plus d’un an de Lobbyisme pour cela ?



Le PS est tout aussi nul. Aucun Juriste dans cette histoire, aucun technicien digne de ce nom, aucune vision sur le moyen long terme…



Nous sommes dans une crise historique. La préoccupation du gouvernement est de sauver ceux qui nous ont coulés ! Doucement, pas trop vite, faisons les comptes.



Ce n’est pas des coupables qui nous faillent ! C’est la voie (voix) libre !



Cher Philippe, nous sommes très nombreux dans ton cas. Amortissement fait ? prés à débouler ? Tu roules pour qui ? Pour toi ?



L’Art aux artistes, ceux qui marchent sur un fil sans filet, sachant pertinemment qu’ils finiront par tomber… c’est ainsi. Donne ta vie et tais-toi !



Des insultes ? Qui a commencé ? N’inversons pas les rôles.



Ou est l’art contemporain aujourd’hui ? dans les réseaux, le multimédia… ou à la TV, la Radio ?



Qui fait de l’audience ?



Tu veux une LG ? Rêve très fort, j’attends ce moment depuis plus 10 ans !!!



Ayant refusé le statut d’intermittent, de cotiser à la Sacem, de jouer un jeu qui sonne faux… ne vient surtout pas donner des leçons…



Je respecte ton point de vu, mais il y en a d’autres… le publique tranche, dans le vif, sans état d’âme. Pas besoin de grand discourt, c’est à lui qu’un artiste s’adresse, après sa conscience !



Et pourquoi ne pas mettre quelques exemplaires de contrats des Sacem, Majors et consorts ? Juste pour bien comprendre à quelle sauce un artiste sans avocats se fait sucer jusqu’à la moelle.



Alors, jouons, sans partitions, de l’impro, dans la tonalité que tu souhaites, dans n’importe quel mode, sur n’importe quel style… à chacun sa maîtrise. Pour le jeu du langage des âmes…



C’est parce que je t’apprécie que je te tiens cette virulence…



 ???

Philippe Astor 7 mai 2009

Salut ???,



Pour ta gouverne, je ne roule jamais pour personne, et je m’exprime toujours à visage découvert.



Il n’y a eu aucun débat à l’Assemblée, je te l’accorde. Mais les intervenants de l’opposition au texte ont été plutôt bons de mon point de vue, et qui plus est, ils ont relayé les arguments des internautes.



Je ne donne de leçons à personne, pas à toi en tout cas (sinon que je pourrais te reprocher de t’exprimer anonymement). Je regrette seulement le ton sur lequel d’autres se permettent d’en donner, bien souvent sans beaucoup de légitimité pour le faire.

FilmTunes 8 mai 2009

Merci à Philippe Astor pour son commentaire bien fondé. Je pense, comme lui, qu’il y a beaucoup trop d’agressivité de la part de certains internautes (qui souvent préfèrent se cacher derrière un anonymat).



La révolution Internet touche aujourd’hui de plein fouet d’autres secteurs, comme les médias, qui furent prompt à donner des leçons à l’industrie de la musique, mais sont bien en peine de se réinventer, désormais, et d’imaginer les modèles économiques qui vont leur permettre de s’adapter à leur tour.



En effet ! Je me demande par exemple, comment peut tenir à la longue un journal web comme l’electronlibre...
Le web est un excellent outil pour se faire connaître, mais il ne faut pas oublier que le but final est de pouvoir monétiser cette reconnaissance. Un bon exemple est la page stop diffusion du site Aimsa.
On y lit par exemple : "Ce groupe vient de signer avec un Label et a décidé de s’inscrire à la Sacem dans le cadre d’une distribution. Nous lui souhaitons plein de bonnes choses dans sa nouvelle aventure..."



Ce n’est point le but de tout le monde d’être diffusé gratuitement et être téléchargé dans le p2p. Ca convient aux amateurs du CC, mais la plupart des artistes souhaitent tirer un profit de leurs créations.

? ?? 8 mai 2009

@Philippe Astor.



Ce qui se passe est historique et planétaire.
Mais pas si vite.



Derrière la Dadvsi se posait des questions évincées, ex : les droits d’auteurs, les brevets et autres royalties sur les réseaux, les contenus, les tuyaux, les Fai…



Hadopi est de nouveau un contre sens de l’histoire humaine dans un moment crucial de nos sociétés.



Dans ces deux passages en force d’une loi la musique et donc les musiciens, sont pris comme prétexte hypocrite, sans répondre aux questions fondamentales.



Et pour cause, des parts de marché changent de mains, d’autres disparaissent purement et simplement.



Mais surtout, c’est la République et son fondement démocratique qui est atteint.



Or nous avons et nous aurons besoin des réseaux pour faire face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. C’est indéniable.



Le ton monte, nous le déplorons tous. Mais l’huile est déjà sur le feu !



Les rapports de force ne sont pas équitables, encore moins égalitaires.



Le fossé va donc continuer à se creuser.



Les gagnants sont irrécupérables pour un système dépassé par les évènements. Mais sauver les fautifs n’est certainement pas l’exemple à donner, si nous souhaitons pacifier la situation.



Le mot "pirate“ est d’une bêtise hors-norme, et les politiques vont devoir y mettre fin très rapidement. Ceci est devenu intolérable, dénué de tout fondement et donne lieu aujourd’hui à un sens inversé !



L’Open Source et son fonctionnement sont mieux armés que quiconque dans cette évolution incroyable. Acceptons-le.



La maîtrise des technologies prend des dimensions insoupçonnées. C’est du très grand Art, de la trés haute voltige.



Sommes-nous prêts en France ? NON. En Europe ? NON. En Chine ? OUI. Aux US ? OUI.



Pourquoi ne pas accepter nos points faibles, les combattre, les transformer en point positif ?



Sommes-nous toujours à l’ère du mulot ? OUI.



Somme-nous résigné à l’échec permanent ? Faut croire, nous gardons nos perdants, nous éliminons nos gagnants !



Offrons en toute urgence notre culture même gratuitement, et faisons des adeptes dans le monde entier, les francophones joueront leurs rôles et garderons une place ou apprenez le Chinois et l’anglais avant que nos enfants ne vous l’imposent.



Dit comme cela est-ce plus claire ?



 ???

au 8 mai 2009

@ ???, oui c’est plus clair, nous ne sommes pas loin de penser la même chose sur un certain nombre de points.



La capacité du modèle du libre à s’adapter à la nouvelle donne est intéressante, mais je n’en ferais pas un modèle unique. Vouloir imposer un modèle unique aboutit bien souvent au totalitarisme.



Vouloir préserver, a contrario, un certain nombre d’équilibres économiques hérités du passé, comme celui qui assure la domination du marché de la musique par quatre majors, me paraît également contre-productif.



L’important est de libérer les initiatives. Je ne souhaite pas aux majors de disparaître, je trouverais salutaire que leur part de marché ne soit plus que de 20 % dans dix ans, pour autant, si leur CA a été multiplié par 2 dans l’intervalle, tant mieux pour elles.



Sinon, vous avez raison sur un point, dans la nouvelle société de l’information qui émerge, il y a de nombreux combats à mener non seulement pour préserver nos libertés, mais aussi pour les étendre. Le combat contre Hadopi est de ce ordre. Et il n’appartient pas à des logiques industrielles qui seront bientôt dépassées de nous imposer un ordre du monde à venir qui à mon avis est de nature très conservatrice.

au 8 mai 2009

@FilmTunes, Electronlibre développe un modèle économique qui n’a pas vocation à être rendu public aujourd’hui, mais qui a toutes les chances de faire la preuve de son efficacité. Nous espérons convaincre rapidement quelques investisseurs de sa pertinence et qu’il fera un jour école dans le secteur des nouveaux médias. Il repose sur une vision à très long terme de l’évolution des médias à l’heure d’Internet et sur notre capacité à l’anticiper.

Philippe Astor 8 mai 2009

PS : je suis l’auteur des 2 derniers commentaires, ce qui n’apparaît pas à cause d’une mauvaise manip :-)

Dexter 8 mai 2009

@Philippe, globalement d’accord avec ton commentaire "anti-trollers-anti-hadopi", c’est une belle initiative qui ne te fera pas tant d’ennemis que prévu au vu des commentaires sur Digital Jukebox ;)



Mais j’aurai voulu avoir ton sentiment sur le point que je soulevais (à moins que ces propos aient fait de moi un membre de la meute à tes yeux ? et dans ce cas j’ai déjà ma réponse..)


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