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Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

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Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Musique, la grande oubliée d’avant Midem

Le 20 Janvier 2011 dans So_cult’ par Emmanuel Torregano

Le Midem ouvre ses portes ce week-end. Les chiffres du marché de la musique ne sont pas encourageants. Pas d’effet Hadopi, un digital encore trop maigre, les représentants de la filière ont l’impression de n’avoir été ni compris, ni entendus.

Rien n’y fait. Ni Hadopi, ni la Carte Musique, et pour couronner le tout, Nicolas Sarkozy semble se désintéresser. Il y a un sentiment diffus, mais tenace, que personne n’entend la musique mourir à petit feu, sans qu’une main secourable ne lui soit tendue. Voilà le constat alarmant que l’on pourrait faire à quelques jours de l’ouverture du Midem, le marché international de la musique de Cannes.
Les ventes sont encore en berne, comme cela est devenu une habitude depuis 2002. Pour 2010, le volume d’affaires devrait afficher une baisse de 6% environ. Olivier Montfort accuse le mauvais temps. Et il a certainement raison : la neige, les grèves et les fins de mois difficiles n’ont pas réellement porté les achats en fin d’année.
Unis dans la morosité, tout autant que dans un certain fatalisme, à force certainement de fréquenter les ministres qui se succèdent, l’UPFI et le SNEP n’ont pourtant pas les mêmes avis sur les remèdes à apporter. Le Président de la République lors de ses voeux au monde de la Culture a beau avoir évité de parler de l’Hadopi - il paraît que le personnage devait prendre de la hauteur et retrouver une stature de président avant 2012 -, elle fait l’unanimité chez les producteurs. Avec des yeux de Chimène, les deux syndicats couvent la haute autorité, mais froncent aussi les sourcils car les choses ne vont pas assez vite à leur goût. A cette angoisse du piraté, l’Hadopi a répondu qu’elle agissait avec prudence, et le SNEP l’a compris...
Tous les supports ne sont pas logés à la même enseigne en 2010. Les ventes dématérialisées se portent bien en France. Ce sont toujours et encore les CD qui plombent le moral des producteurs comme les chiffres du marché. Ajoutons à cela que les disques ne sont pas les seuls à faire grise mine, tous les biens culturels ont été touchés par la mauvaise passe entre octobre et décembre.

1% de croissance

L’IFPI vient de rendre public son Digital Music Report 2011, qui fait état d’une progression du marché mondial de la musique en ligne de 6 % en valeur, à 4,6 milliards de dollars, soit 29 % des revenus de la filière phonographique au niveau mondial, sur l’ensemble de l’année 2010. C’est sa plus faible progression depuis 10 ans, alors que le marché global est toujours à la baisse. Cette progression était de 12 % l’an dernier, avec une part de marché du numérique de 25 %. La progression des ventes en téléchargement a marqué le pas en 2010 aux Etats-Unis, avec une croissance de 1 % pour les singles et de 13,5 % pour les albums. Le numérique y représente cependant, désormais, près de 50 % du marché de la musique en valeur. La progression du digital a été de près de 20 % en Europe sur la période, selon l’IFPI, avec une montée en puissance des revenus du streaming ; Spotify se classant au second rang, derrière iTunes, des principales sources de revenus des labels sur Internet - sans plus de précision.
Le rapport multiplie les indicateurs sur les effets du piratage sur l’économie de la musique depuis 10 ans, avec une progression du numérique de 1000 % sur la période concomitante à une baisse du chiffre d’affaires global de l’industrie de 31 %. Il se félicite des initiatives législatives visant à responsabiliser les fournisseurs d’accès, comme l’Hadopi en France, et de la multiplication des accords entre FAI et services de musique en ligne, comme celui qui lie Deezer et Orange, dont l’IFPI attend beaucoup pour développer le marché de l’abonnement en 2011.
Dans le détail, les ventes dématérialisées en France sont toujours tirées par le téléchargement, mais on assiste à une "explosion" du streaming par abonnement, enfin surtout des revenus issus d’Orange et Deezer. Le site serait proche d’une annonce d’envergure avec 500 000 abonnements atteints. Le principe est simple, les nouveaux abonnés Deezer le sont par le truchement d’un forfait téléphonique intégrant l’offre. De quoi rester dubitatif sur les effets à long terme de ce genre de relation, où la valeur de la musique est encore escamotée. D’autant que Thierry Chassagne, le patron de Warner Music France a mis la question de la rémunération sur la table : 700 000 streams d’un artiste sur Deezer gratuit rapportent 160 euros au producteur. Deezer est bien en peine pour répondre à cela. Le modèle économique du site n’est pas encore suffisamment solide ; un abonné Deezer rapporte 7€/mois, alors qu’un gratuit seulement 1,5€ par an ! C’est bien évidemment cette dernière catégorie qui est la plus nombreuse, et de très loin. Pour ce qui est du téléchargement, iTunes mène le bal, avec une spécificité bien française : le téléchargement depuis l’iPhone qui représente un tiers des achats - ce qui en nombre représente le record mondial, dixit Apple, mais sur le ton de la confidence. Sur ce terrain du digital, on attend pour le Midem une annonce de la part de SFR, qui devrait signer avec Spotify. Chacun son streamer dans le port de Cannes...

Net impunité

Pour en revenir aux questions qui fâchent, le SNEP estime, pour sa part, que si l’Hadopi est pertinente dans son action, car le P2P reste le principal vecteur du piratage, une évolution du cadre juridique est souhaitée pour prendre en compte les nouveaux comportements illicites. Toujours sur le même terrain législatif, le syndicat des majors n’hésite pas à demander que la directive commerce électronique soit réaménagée, notamment en ce qui concerne le statut des opérateurs. Devançant les critiques sur ce point, le SNEP a rappelé que la Net neutralité n’est pas la Net impunité. David El Sayegh, le directeur général du SNEP, rappelle à ce sujet que la FCC américaine avait pris soin de préciser que la Net neutralité ne s’applique pas aux contenus illicites.
Vient ensuite le temps des doléances. La Carte Musique Jeune ne marche pas ? Il faut la création d’une vraie carte, répond le SNEP, sur le modèle d’iTunes. Il y a un problème de diversité dans les médias ? Révisons les quotas de chansons à la radio, pour réguler les pratiques des stations, histoire d’éviter la diffusion le dimanche soir, pendant les décrochages publicitaires ou encore les coupures après une minute des chansons. iTunes et Amazon bénéficient d’une TVA spéciale, négociée avec le Luxembourg ? Que l’Europe se saisisse du problème et qu’enfin une harmonisation devienne une réalité entre les pays de l’Union. A tout cela, le ministre Frédéric Mitterrand devra répondre lors de son passage à Cannes.

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18 Commentaires

  1. SGSASU le 21 janvier 2011

    Toujours aussi c***, un conseil : allez crever.



  2. Steph le 21 janvier 2011

    Un commentaire vraiment édifiant et constructif !!!



  3. Emmanuel Torregano le 21 janvier 2011

    Bonjour @SGSASU vous valez mieux que ça. Sinon nous serons contraint d’effacer ce genre de commentaire.Merci



  4. François le 21 janvier 2011

    "la Net neutralité ne s’applique pas aux contenus illicites"

    Toujours le même raccourci.... Peut-on confier à une machine/à une société privée le soin de déterminer la licéité d’un contenu, sans provoquer immanquablement une forme de censure ?



  5. Cathleen le 21 janvier 2011

    "l’Hadopi est pertinente dans son action, car le P2P reste le principal vecteur du piratage"

    Ils sont vraiment à la page ces gens, en une seule soirée ce sont plusieurs dizaine de milliers de titres qui peuvent s’échanger entre les participants bien plus que plusieurs années de P2P, IRL en plus donc absolument aucun risque pour l’hadopi. Si ce genre d’échange devait se généraliser même la LG ne pourrait plus exister.

    "demander que la directive commerce électronique soit réaménagée, notamment en ce qui concerne le statut des opérateurs"

    Hors de question, au contraire il faut aller plus loin dans la de-responsabilisation des intermédiaires technique. Heureusement la majorité des Internautes avertis sont très présent dans le débat sur la neutralité de l’Internet.

    "la Net neutralité n’est pas la Net impunité. David El Sayegh, le directeur général du SNEP, rappelle à ce sujet que la FCC américaine avait pris soin de préciser que la Net neutralité ne s’applique pas aux contenus illicites."

    La net neutralité absolu doit être un droit constitutionnel (c’est possible qu’elle le soit déjà avec le secret de la correspondance + la Liberté d’Expression). "la Net neutralité ne s’applique pas aux contenus illicites" c’est un non sens total soit c’est neutre soit c’est pas neutre, pas possible de l’être à moitié.

    "La Carte Musique Jeune ne marche pas ? Il faut la création d’une vraie carte, répond le SNEP, sur le modèle d’iTunes."

    Pourquoi mes impôts devraient aider cette branche de l’industrie totalement incapable de s’adapter, sils veulent une nouvelle carte ils ont qu’à la faire à leurs frais.



  6. Cathleen le 21 janvier 2011

    Sur le débat SGSSU je comprends très bien que l’on puisse avoir littéralement de la haine pour cette industrie. Elle fait voter des lois liberticide, elle nous emmerde depuis 1999 avec le "piratage" sur Internet et ne fait que se plaindre années après années sans vouloir rien changer (cette industrie ne VEUT pas s’adapter). En plus cette industrie doit être de loin la plus subventionné de France après les agriculteurs et a d’ailleurs de nombreux systeme de protectionnisme (que n’ont pas les agriculteurs) mais comme tous les enfants pourris-gâtes ils en ont jamais assez.



  7. hadoken le 21 janvier 2011


    Ils sont vraiment à la page ces gens, en une seule soirée ce sont plusieurs dizaine de milliers de titres qui peuvent s’échanger entre les participants bien plus que plusieurs années de P2P, IRL en plus donc absolument aucun risque pour l’hadopi. Si ce genre d’échange devait se généraliser même la LG ne pourrait plus exister.



    C’est un sujet intéressant qui est traite ici. à mon avis la veritable revolution c’est pas le partage sur internet c’est que beaucoup de personnes se sont finalement rendu compte que la musique ou les videos sont immateriel et peuvent donc s’echanger facilement. le SNEP et les majors eux ne semblent pas s’en être rendu compte. si on se met tous à s’echanger physiquement nos playlistes que vont faire les majors remettre les MTP facilement cassable il va s’en dire que l’interdiction de les casser ne sera jamais respectes, augmenter la taxe copie privee alors les DD seront achetes en dehors de la france. my two cents les majors si elles veulent survivre doivent imperativement s’adapter maintenant, le premier bon signe serait d’arreter unilateralement d’envoyer des IP à l’hadopi et de se ranger du coté du PS et de la licence global.



  8. ex nihilo le 22 janvier 2011

    Je suis déprimé d’apprendre que maintenant la musique s’echange en soirée et pas quelques albums mais des milliers. On nous dis qu’avec l’HADOPI les gens vont prendre conscience de l’intérêt de respecter les droits d’auteurs, je m’aperçois que la route sera très longue. Peut-être même que c’est trop tard au vue de la première réaction. Il serait sage d’évaluer à quel point l’HADOPI pourrait faire du tord aux créateurs.



  9. Totolezéro le 22 janvier 2011

    "la Net neutralité ne s’applique pas aux contenus illicites" c’est un non sens total soit c’est neutre soit c’est pas neutre, pas possible de l’être à moitié.

    @ cathleen : si je hacke votre compte bancaire online , je suis protégé par la Net neutralité ? C’est bon à savoir :-)



  10. Cathleen le 22 janvier 2011

    Zero c’est votre niveau pour quoi ?



  11. Cathleen le 22 janvier 2011

    @ hadoken

    Voir http://www.rue89.com/confidentiels/... , ils ne prennent pas vraiment le chemin de la rédemption au contraire ils s’enfoncent dans leurs conneries.



  12. Totolezero le 23 janvier 2011

    @ cathleen : Sinon, a part ça , une vraie réponse peut-être ? ( ou alors il faut en déduire par votre évitement que peut-être que la net neutralité ne protège pas de tout et de n’importe quoi ..)



  13. Commodore le 23 janvier 2011

    "Hors de question, au contraire il faut aller plus loin dans la de-responsabilisation des intermédiaires technique. Heureusement la majorité des Internautes avertis sont très présent dans le débat sur la neutralité de l’Internet."

    @ cathleen : ce que vous ne voyez pas , c’est que les vrais majors de demain ( et déja aujourdhui ) ce sont justement les fai. Les majors , ce sont des pikachu insignifiants à coté, d’autant plus que 70% de la production musicale mondiale est le fait d’indés et d’auto-produits.



  14. Cathleen le 23 janvier 2011

    @Commodore

    Les FAI avec un stricte encadrement par la lois = la Net Neutrality ne seront que des tuyaux, peut-être riche mais sans aucun droit ni responsabilité sur ce qui circule dans ces mêmes tuyaux. Je serais d’avis t’interdire aux tuyaux d’avoir des parts dans la musique, la TV, le cinema, les jeux, etc... pour ne pas fausser la Net Neutrality.

    Ce sont quand même ces pikachu qui font voter des lois liberticide, qui se cachent comme des serpents sournois derrière la LOPPSI ou l’ACTA. Avec la Net Neutrality eux aussi seront réduis au silence et devront non plus nous faire c**** mais adapter l’offre à la demande.



  15. Cathleen le 23 janvier 2011

    "Ils sont vraiment à la page ces gens, en une seule soirée ce sont plusieurs dizaine de milliers de titres qui peuvent s’échanger entre les participants bien plus que plusieurs années de P2P, IRL en plus donc absolument aucun risque pour l’hadopi. Si ce genre d’échange devait se généraliser même la LG ne pourrait plus exister."

    Auto-quote, alors Commodore une question que faire si les gens échange des centaines de Go de musique (ou autre) en Beer-to-Beer (de la main à la main) ? Même si vos désirs d’un Internet censuré (qui est le terme le plus juste, censuré au nom de l’art un comble selon moi) devenait réalité que ferez-vous si les gens usent de cette méthode pour s’échanger leurs collections ?



  16. Cathleen le 24 janvier 2011

    Ma réponse pour être précise cher zero c’est que votre "question" est stupide, elle a la valeur de votre nom zéro. Si vous voulez une réponse vous allez devoir chercher ce qu’est la Neutralité de l’Internet puis trouver des arguments contre, puis revenir me poser une question. Pour le moment votre "question" n’a pas de réponse tellement elle est idiote. C’est plus clair ?



  17. Fred ami de Cathleen le 24 janvier 2011

    Tu es dure Cathy, je vais lui répondre.

    Votre question n’est pas du ressort de la neutralité du net elle a même rien a voir avec, quand les ayants droit parle d’illégalité ils parlent de source je télécharge à partir de C+ ou TF1 c’est légal quand je télécharge à partir de MU c’est par principe pour eux illégal. Quand les FAI parlent de neutralité du Net ils parlent de valoriser les bits et donc de transformer Internet en minitel. Quand les politiques parlent de neutralité du Net ils y voient un moyen de censurer ce média.

    Même sans la neutralité du Net, il serait encore possible de se faire passer pour un enfant quand on est adulte, il serait encore possible de voler des numéros de CB, il serait encore possible de faire du hacking, il serait encore possible voir plus facile de voler des identités, etc...

    Je vous encourage néanmoins à vous renseigner sur ce qu’est la Net Neutrality.



  18. Mark Attak le 26 janvier 2011

    une question sur dans ma playlist Deezer j’écoute les sketchs de Coluche c’est comptabilisé comme de la musique ?



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