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Le 07 Février 2009 dans Old fashion media par Clémentine Gallot

À la veille d’une grève lundi, alors que ses journalistes s’interrogent et s’inquiètent sur son avenir, financier et moral, Libération en est à un tournant critique : une diminution constante des ventes, un bras de fer et une perte de confiance entre la direction et les salariés, et l’arrivée sans doute imminente d’un nouvel actionnaire dans la balance, pourraient bien tuer le journal que l’on connait.

Libération ne traverse pas sa première tourmente, mais la situation à la rédaction du quotidien est grave et l’avenir « sombre », selon une source au journal. Une motion a été votée jeudi par les salariés du journal en assemblée générale, qui prévoit un débrayage lundi. L’intersyndicale CGT-SNJ-Sud demande "l’arrêt immédiat de tout départ contraint", après qu’une salariée (ancienne syndicaliste FO) a reçu une lettre de licenciement, la direction souhaitant "alléger" l’équipe de neuf personnes.
C’est l’incertitude financière qui constitue un sérieux point d’interrogation quant à l’existence du journal. Les chiffres de Libé sont en constante diminution, le quotidien affichant une diffusion payée comprise entre 52 000 et 56 000 exemplaires, dont 20 500 seulement sur Paris. En décembre, le journal a enregistré une baisse de 22%. La direction serait de plus dans l’incapacité de réagir face à cette dégringolade, selon notre source. L’actionnaire principal, Édouard de Rothschild, qui a pris le contrôle du capital en 2005 (et dont les pressions se ressentiraient sur la rédaction, commercialement et déontologiquement), a garanti des fonds jusqu’en Mars. Mais les mauvais résultats du quotidien, ainsi que le décès du deuxième actionnaire, l’italien Carlo Caracciolo de la Repubblica, laissent le champ libre à Rothschild, qui exigerait l’apport financier d’un deuxième actionnaire. En haut de la liste, on murmure le nom de Vincent Bolloré, l’homme d’affaires et industriel proche de Nicolas Sarkozy, qui a déclaré vouloir investir dans un journal payant. Cette reprise en main signifierait la fin du journal d’opposition que l’on connaissait.

Augmentation dissimulée

D’autre part, plusieurs phénomènes semble t-il, contribuent conjointement à plomber le fonctionnement du quotidien et à menacer son avenir. D’abord des remaniements à la tête du journal : le départ de Didier Pourquery, directeur délégué de la rédaction, qui a quitté ses fonctions "pour des raisons de santé" (ou de « ras-le-bol », entend t-on), et celui annoncé d’Agnès Touraine, présidente du conseil de surveillance de Libération, qui a mis Édouard de Rothschild devant le fait accompli. À cela s’ajoute l’arrivée au poste de co-PDG de Nathalie Collin, d’EMI, censée réduire les coûts.
Selon notre source, l’assemblée générale de jeudi a permis de mesurer le gouffre qui sépare de plus en plus l’équipe de sa direction (accusations de fainéantise, sourde oreille à la fatigue de l’équipe etc ..). L’étonnement, aussi, face à la dégradation des budgets des piges, divisés par deux, et l’augmentation (1500 euros) mal-venue et dissimulée du rédacteur en chef de Next, le supplément mode. Le débrayage de lundi, jour du conseil de surveillance de l’entreprise, aura lieu donc sur fond d’ambiance délétère, de défiance réciproque et de bras de fer. La mise sous surveillance de Laurent Joffrin, qui semble avoir perdu la confiance de ses salariés, qui notent un retard général de la direction en matières de diversification des activités, et d’internet.
L’agonie de Libération est ainsi marquée par l’absence de perspectives d’avenir et de développements du journal, qui reste paralysé par le manque de moyens et un actionnaire « tétanisé ». « Personne ne se projette et la direction ne propose rien d’autre que de relifter encore une fois le quotidien ».

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30 Commentaires

  1. Emmanuel • http://exercicedestyle.fr/le 7 février 2009

    Bonjour.

    Billet très intéressant même si je ne partage pas le pessimisme pour 2 raisons :

    1. La marque Libération est et restera un facteur clé de succès

    2. Depuis sa position d’outsider, Libération est le mieux placer pour innover

    Discussion à suivre.

    Bien cordialement.

    Emmanuel.



  2. riri2 le 7 février 2009

    Article qui fait l’impasse sur l’évolution idéologique du journal que narre Rimbert dans libération de Sartre à Rotschild.

    Pour moi, Libé est mort depuis quelques années. il n’y a rien dans ce journal qui mérite qu’on dépense 1,3 euros - au delà de sa dérive idéologique.

    Autant lire un gratuit si on veut des dépêches AFP, lire un hebdo gratuit culturel pour avoir les infos culture.

    Cela évite aussi de lire les édito moralisateur de Laurent - Mouchard - Joffrin et les tribunes de BHL !

    Sinon, une solution pour Libé : Faire comme le Nouvel’Obs - mort depuis lonptemps mais aux caisses plaines ! S’abonner pour un montant inférieur à la somme des cadeaux gagnés !!!



  3. Raph le 7 février 2009

    "Cette reprise en main signifierait la fin du journal d’opposition que l’on connaissait".

    Très drôle, mais peu crédible, Libé n’est plus un journal d’opposition depuis bien longtemps, ou alors un journal d’opposition au progrès social et à l’information indépendante...



  4. Zlotzky • http://zlotzky.over-blog.com/le 7 février 2009

    Quel n’est pas mon étonnement à la lecture de cet article. J’étais convaincu que Libé était mort depuis longtemps...



  5.  le 8 février 2009

    Etonnant, ce site des 3 suisses... c’est vrai que la VPC va mal...



  6. Gilbert le 8 février 2009

    Je ne vois pas pourquoi la venue de Bolloré porterait préjudice au journal ? Au contraire, le virage à droite serait pleinement assumé et ça pourrait faire venir de nombreux lecteurs de droite. En effet, beaucoup de non lecteurs de Libération croient que c’est encore un journal de gauche. Il est temps de faire un démenti officiel.On appellerait ça : Libération fait son outing.



  7. oomu le 8 février 2009

    un journal de droite ne m’intéresse pas.

    et avoir encore du bolloré me fait horreur.

    - décidément, à mon sens, la presse papier est morte ou agonisante, et seul le travail quotidien pour amener internet à tous (et quand je dis internet je parle bien d’un réseau décentralisé où chacun peut publier pour pas cher) peut sauver le journalisme et aider les citoyens.

    tout le reste est mensonge.



  8. partre  le 8 février 2009

    Un journal neocon sioniste en moins c’est autant de salubrité publique en plus .... Un seul regret : c’est d’avoir participé du temps où j’étais jeune à la création de ce torchon bon pour l’escarcelle de Rotschild



  9. Rosselin le 8 février 2009

    Libé a des difficultés. Soutenons Libé, au lieu de l’enterrer. Ce n’est pas un très bon journal, mais il a le mérite d’exister. Ceux qui commentent ce papier feront quoi quand Libé ne sera plus là ? Il liront Electron libre ?

    Il vont sentir la différence, tant sur la qualité des infos (l’article est bourré de conditionnels et de formule du type, il semble, on entend). Quant au niveau de l’écriture... Extraits :

    - C’est l’incertitude financière qui constitue un sérieux point d’interrogation quant à l’existence du journal.

    - Rothschild exigerait l’apport financier d’un deuxième actionnaire

    En haut de la liste, on murmure le nom de Vincent Bolloré.

    L’assemblée générale de jeudi a permis de mesurer le gouffre qui sépare de plus en plus l’équipe de sa direction

    La mise sous surveillance de Laurent Joffrin, qui semble avoir perdu la confiance de ses salariés, qui notent un retard général de la direction en matières de diversification des activités, et d’internet.

    C’est bien joli de taper sur un des rares quotidiens nationaux. Mais on remplace par quoi ?

    JR



  10. jicé le 8 février 2009

    Les plus de quarante ne peuvent qu’être unanimes : ce journal est pire que mort, il est crevé et sans âme -trahi, re(vendu), sottement joffrinisé et labelhisé -on achetait libé pour fuir ces sots voyez-vous- alors désolé de vous dire que vous ramez en vain : on reviendra pas ("on" c’est-à-dire les acheteurs-dévoreur quotidiens).



  11. Agnès • http://blog.monolecte.frle 8 février 2009

    Les moins de quarante ans partagent votre avis et c’est bien le problème de fond de ce journal. Personnellement, je me souviens très très bien de l’édito cinglant de Joffrin qui traîtait ses lecteurs (et les autres) de gros cons pour ne pas avoir voté comme "il faut" au référendum sur le TCE. Un gouffre pareil entre une rédaction et son lectorat, ça ne se comble qu’en changeant de rédaction, et en embauchant massivement de bonnes plumes, bien à gauche.

    Aujourd’hui, tant qu’à lire de la propagande libérale, je préfère encore l’original avec le Figaro (au moins, les choses sont claires avec eux) et si je veux lire un bon canard de gauche, avec des analyses de fond et de bonnes plumes, j’ai Politis.

    En fait, Libé a bien plus besoin de nous que nous d’eux ! Qu’on tire la chasse et qu’on n’en parle plus !



  12. Emmanuel Torregano le 8 février 2009

    Mais non Jacques, bien évidemment, nous lirons tous Vendredi...



  13. jpg le 8 février 2009

    Au vu des chiffres 2008 de l’OJD, Libération est un journal (presque) sans lecteurs.

    Avec 130 484 numéros payants par jour, il est classé à la 22ème place des quotidiens français, et ne représente plus que 1,7% de la presse quotidienne payée au numéro (1,7% !).

    Sachant que la presse quotidienne française ne tire qu’à 7,5 millions d’exemplaires par jour, on imagine l’immense intérêt de l’opinion publique pour Libération. Du style : lecture en biais en mangeant un sandwich sur un banc du jardin des Tuileries...

    Libération survit grâce à l’argent du contribuable. Comme les autres. Il aurait déjà dû disparaître.



  14.  le 8 février 2009

    Bonjour,Pour ma part, Libé n’est plus un journal d’opposition depuis des années. C’est un journal dont je ne regretterai pas la disparition. Que lire alors ?Le Plan B et CQFD qui eux sont des journaux d’opposition au sens large.



  15. Love10 le 8 février 2009

    Génial, tout le monde est d’acord pour libérer la Libération de l’exclusivité !



  16. Laurent Mauriac le 8 février 2009

    Emmanuel,

    L’édito "cinglant" dont tu parles, publié en mai 2005, était de Serge July. Au moment du referendum sur le traité constitutionnel européen, Laurent Joffrin travaillait encore au Nouvel Obs. Il n’est revenu à Libé qu’à la fin de 2006 en tant que PDG.

    Laurent Mauriac (ancien de Libé et qui s’en souvient aussi)



  17. Emmanuel Torregano le 8 février 2009

    Cher Laurent, mon commentaire est juste au dessous. Ce n’est pas très clair au début. Nous sommes au courant, on va essayer d’arranger ça dans la maquette.



  18. Laurent Mauriac le 8 février 2009

    Pardon Emmanuel, je dois dire que ta virulence m’étonnait un peu... C’est donc à Agnès que je m’adressais !

    Laurent



  19. Pierre Loderie le 8 février 2009

    Je trouve absolument désolant de lire des phrases du genre "C’est un journal dont je ne regretterai pas la disparition". Moi je me désole de la disparition de tout journal (même si je ne lis plus depuis longtemps, comme c’est le cas de Libé).

    Et puis bravo à Agnès et à ses références "historiques" à coté de la plaque. Personne ne l’oblige à lire Libé et personne ne lui demande d’abandonner Politis. D’ailleurs j’espère que Politis vivra longtemps aussi (même si je ne lis plus depuis encore plus longtemps).



  20. Clémentine Gallot le 8 février 2009

    Emmanuel : J’espère que vous avez raison.

    Riri2, Raph, Zlotzky et les anonymes : sur l’idéologie et le devenir de Libération comme journal d’opposition, c’est effectivement un vieux débat, que je vous laisse le soin d’étayer. On peut toujours railler, mais une chose est sure, il le sera/it encore moins.

    Gilbert : Vous éxagérez.

    Partre : Merci pour ces sornettes.



  21. Clémentine Gallot le 8 février 2009

    Jacques Rosselin : Sur le fond, d’abord. On peut écrire sur les difficultés d’un organe de presse sans qu’une telle démarche soit performative, i.e sans souhaiter sa mort, mais je ne vous apprends rien. Comme beaucoup, je suis attachée à Libé (en dehors des critiques et des reserves que l’on peut émettre sur sa ligne éditoriale), je m’inquiète de sa situation et le déclin d’un journal m’attriste forcément. Cela me semble évident.

    Sur la forme, enfin. Je trouve personnellement qu’il est preferable de pecher par excès de prudence que l’inverse. Si le vide stylistique de mes articles vous rebute, ou que l’absence d’accents (provenant du clavier americain dont je me sers) vous irrite, personne ne vous force. En tout cas, merci pour le rigueur de vos observations, vous qui parlez d’encouragements.



  22. rousty • http://www.rousty.comle 9 février 2009

    La concentration des médias avance, un exemple en région avec les menaces de fusion des deux télés nantaises : TéléNantes et Nantes 7, au profit du groupe Ouest-France.

    Plus d’infos sur www.rousty.com, reportages, documentaires, vidéo-blogs.

    rousty



  23. FM le 9 février 2009

    et le plus drôle de tout, si l’on réfléchit un peu "affaires de presse" (en re-pensant aussi à la carrière d’Agnès Touraine…) c’est l’hénaurme erreur de la refonte du site : donner à lire sur le site web -et encore pas tout, loin de là- ses principaux articles papier après un délai plutôt long, quelle bêtise !connerie sans nom qui reflète bien l’esprit de de cette bande "Nouvel Obs / Libé etc" incapable de voir autre chose dans le web qu’un ennemi : cf. la justification débile d’Olivennes la semaine dernière (quant à la pique de Sarko sur l’histoire du SMS) et la séparation qu’il fait entre rédaction "sérieuse" de l’hebdo et la "rédaction pas sérieuse" du site… Denis Olivennes, rédacteur de la prochaine loi Hadopi (filtrage et riposte graduée, mamelles sarkozystes de la "gauche" façon Gracques sur le sujet).Joffrin, miroir de cette pensée rue Béranger, est une plaie pour Libé.



  24. David le 9 février 2009

    Si Libé disparaît, il y aura toujours des trucs comme electronlibre.info... qui contiennent toujours plus d’info que des trucs comme vendredi... et qui sont toujours plus intéressants à voir grossir que la nouvelle version de courrier international en moins bien.



  25. Agnès • http://blog.monolecte.frle 9 février 2009

    Merci, Laurent Mauriac, pour m’avoir corrigée.Je me suis trompée de plume au vinaigre, mais l’effet de l’édito rageur n’en est pas amorti pour autant.

    C’est peut-être ça le problème de Libé : ne pas savoir reconnaitre ses erreurs !



  26. Philippe Astor le 10 février 2009

    Ah Libé ! Mon premier journal au lycée. Ca fait un bail. Première remarque : s’il existait une opposition qui tienne la route en France, peut-être y aurait-il une place pour un vrai journal d’opposition. Il faudrait réinventer une opposition, avant de songer à réinventer son journal. Deuxième remarque : comment expliquer que d’ex-papivores, dont je suis, qui ont dévoré deux ou trois quotidiens par jour pendant 15 ans, ne lisent plus un seul journal en papier aujourd’hui ? Pour mon cas personnel, je peux répondre. Je passe plusieurs heures par jour dans le cyberspace, donc forcément, je vis sans papier. Résultat, je picore 4 ou 5 quotidiens par jour, mais sur Internet.Au fait, ma fille de vingt ans se met à lire la presse tous les jours... sur Google News.PS : Entendu à la télé, dixit M. Pujadas, de mémoire : "Au journal de 20h, au moins l’info est fiable, ce qui n’est pas le cas sur Internet". Avec des visionnaires de ce calibre, c’est pas gagné. Vivement la retraite, hein, Pupu ?



  27. Gilbert le 10 février 2009

    @Clémentine Gallot

    En quoi j’exagère ? Vous devez être jeune et n’avoir pas connu Libé quand il était un journal de gauche. Suivez donc le conseil de lire le bouquin de Pierre Rimbert, vous verrez le chemin parcouru.

    Je plaisantais à moitié en disant que ce serait une bonne chose pour Libé qu’il fasse son outing et revendique qu’il est devenu un journal de droite. Excusez-moi, mais en politique j’aime une certaine clarté. Les embrouilles des faux-culs comme Joffrin, qui prétend que Libération est le journal de toutes les gauches, ça me débecte.

    Moi non plus je n’aime pas voir des journaux disparaître, mais à tout prendre, s’il devait n’en rester qu’un entre Le Figaro et Libération, je préfèrerais que demeure un journal comme Le Figaro, pourtant à l’opposé des idées que je défends.



  28. Robert le 12 février 2009

    Sur le nécessaire soutien des lecteurs parce que "c’est terrible un journal qui meurt bla bla bla"

    Libé a déjà fait pleurer ses lecteurs quand il a été au bord du gouffre il n’y a pas si longtemps.Le résultat : Rotschild obtient le navrant Joffrin, sarko-compatible comme seule la presse "de gauche" sait en faire (Olivennes en est un excellent autre exemple : les deux font semblant de s’en prendre plein la gueule par Sarkozy mais on n’oublie pas "la gauche becassine" ni "les gracques") et ensuite, la tendance déjà entamée par July ne fera que se poursuivre lamentablement.

    Libé a déjà disparu parce que plus personne ne le lit.Aujourd’hui Libé n’existe que pour faire une présence "à gauche" qui ne fasse pas mal. Renfloué par de l’argent de droite c’est un journal dépourvu de fond (sauf exception) qui tente lamentablement de s’engraisser au Luxe avec ses supplément modeux pour bobos qui peuvent s’offrir Citizen K pour moins que le prix d’un Libé (1 €). Même sur les questions du luxe, de la mode, Libé a perdu ce qui faisait son mordant et son intéret sur le sujet quand il a commencé à le traiter.

    Si c’est pour faire comme tout le monde, c’est inutile.

    Joffrin s’en fout il cachetonne a toutes les émissions possible.

    Libé c’est aussi ces ridicules "duels" de Joffrin ou l’art de faire du pseudo débat en 2 minutes... quel journaliste digne de ce nom peut accepter ce genre de micro-format qui exclue toute chance de fond et d’originalité de l’approche.

    Je ne pleurerai pas la disparition de Libé comme je ne pleurerai pas celle de Charlie. Dans les deux cas les journaux actuels ne font qu’usurper des réputations qu’ils salopent. Ce que j’ai déjà pleuré c’est la disparition d’une presse de gauche indépendante et forte.

    (je dois dire qu’aujourd’hui je m’inquiète aussi beaucoup pour le Canard enchainé : il n’a pas le moindre début de commencement de problème financier mais il devient sacrément mou du genou. Et je n’ai pas attendu le bouquin des journalistes qui feraient mieux de s’occuper de dénoncer leurs propres rédactions que de donner des leçons au volatile, pour m’en rendre compte. Les mini mares sont devenues plus que jamais des organes de communication : aucune des phrases de Sarko n’y sent l’authentique : tout y est millimétré pour la com interne du leader minimo. De même que certains scoops arrivés pile poil après la campagne me semblent avoir été honteusement et irresponsablement gardés sous le coude puis minimisés. Bref ça ne va pas fort dans la presse)



  29.  • http://www.lepost.fr/article/2008/07/20/1227407_parti-socialiste-libe-cheval-de-troie.htmlle 15 février 2009

    Pour moi, Libé est un troyon du capitalisme financier, destiné à semer la pagaille à gauche. Il n’a pas cessé de saboter Ségolène Royal dès sa désignation par plus de 60% des militants du PS en novembre 2006. Libé n’a eu de cesse d’attiser la moindre divergeance qui pourrait semer la zizanie entre l’ex-candidate detoute la gauche et son parti. Avec ça, en sabotant la candidate du PS, ils ont perdu d’innombrables socialistes. Moi, je ne lis même plus, alors qu’en 2007, je lisais encore tout de Libé.

    http://www.lepost.fr/article/2008/0...

    Ce vieil article de l’été 2008, alors que Libé titrait les mêmes vacheries que le Figaro contre Ségolène Royal, à propos du soufflé médiatique Bétancourt, mettait déjà en cause l’indépendance rédactionnelle de Libé.

    On peut y ajouter que Joffrin et Rothschild sont tous deux d’assidus membres du Siècle, que certains considèrent comme un satellite de Bilderberg, vu qu’un grande partie en sont aussi membres. Pour mémoire, Bilderberg, think tank capitaliste financier, est souvent considéré comme ayant bien plus de poids que les gouvernements nationaux. Il a été fondé par un ancien nazi et par David Rockefeller en 1954. Au Siècle, ils sont en bonne compagnie avec Sarkozy, Coppé et toute le gratin de l’UMP, de la haute finace et des médias français. Et last, but not least : les têtes du TSS : la mère Aubry, Jospin, le millionnaire Fabius (aussi membre de Bilderberg et de la commission Trilatérale, également fondée par Rockefeller),DSK, Guigou...



  30. johan hufnagel le 13 janvier 2010

    Ben pour un journal « mort », il fait sacrément réagir encore !!! Et avec les mêmes réactions de lecteurs/ex lecteurs que je lis depuis 20 ans... Changez de disques !Johan Hufnagel, ex Libé.



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