Les 12 travaux numériques et audiovisuels d’Ayrault 1er

Le 18 mai 2012, Politique

Les dossiers s’accumulent déjà sur les bureaux de Fleur Pellerin et Aurélie Filipetti. Après l’épisode Frédéric Mitterrand, qui a provoqué la gronde des ...

Premier gouvernement Hollande, la culture du numérique

Le 16 mai 2012, Politique

Fleur Pellerin au numérique, Aurélie Filipetti à la culture et la communication, François Hollande a souhaité que soient représentés dans son premier ...

Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

Le 16 mai 2012, Web 1,2,3

General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Les producteurs indépendants, encore des déçus du sarkozysme

Le 14 Juin 2010 dans So_cult’ par Emmanuel Torregano

L’industrie de la musique avait cru dans les promesses de campagne du candidat Nicolas Sarkozy, mais aussi dans la volonté affichée par le président fraîchement élu. Seulement, depuis, plus rien, la locomotive gouvernementale semble s’être arrêtée pour la musique, et les producteurs déchantent.

Les dossiers en attente s’accumulent, et c’est un long et strident cri d’alarme que Stéphan Bourdoiseau, le tout nouveau président de l’UPFI, lance aujourd’hui. Lors d’une conférence de presse, il s’est ainsi élevé contre l’absence de réponse du gouvernement sur "la carte musique jeune", dont on ne sait toujours pas officiellement quand elle sera lancée ; le crédit d’impôt ; ou encore une enveloppe de 10 millions supplémentaires promise pour le fonds IFCIC.
"Nous essayons de construire un nouveau monde, celui du réseau qui marie le contenu et le contenant, dans une phase de transition. L’Etat doit être aux côtés des producteurs", déclare Stéphan Bourdoiseau. Seulement voilà, ce n’est pas le cas. L’impression donnée par le gouvernement ces derniers temps montrerait bien plutôt un désengagement, voire un reniement des promesses passées. Autant dire que pour la musique comme pour le reste de la société, les promesses électorales ne valent que pour ceux qui les entendent...
Et l’Union des producteurs français indépendants de rappeler ainsi quelques chiffres inquiétants concernant l’industrie de la musique : le marché n’a pas progressé cette année, et au premier trimestre 2010, les ventes au détail "continuent de s’inscrire sur une pente décroissante (-6,8%), qui n’est pas compensée par la progression des ventes numériques". Au mieux, les ventes réalisées sur des plateformes de téléchargement ne représentent que 10% du total, autant dire que l’industrie de la musique est loin d’avoir achevée sa migration vers le "digital".

6 à 10 millions

Et justement, pour accélérer le mouvement vers ce tout numérique, les indépendants estiment que la "carte musique jeune", une idée du rapport Zelnik, est le bon remède. Selon les informations parues dans la presse, l’État serait disposé à libérer 25 millions d’euros sur trois ans. Pour les indépendants, cela représenterait entre 6 et 10 millions d’euros, sur un total de "revenus supplémentaires de 50 millions d’euros", souligne l’UPFI. Une estimation qui se base sur une consommation maximale de cette carte, dont on ne connait encore que trop peu le mode opératoire.
L’absence de réponse sur le crédit d’impôt, dont l’UPFI demande à la fois qu’il soit renforcé et simplifié, agace évidemment aussi le nouveau président, qui se refuse pourtant à incriminer directement le ministère de la Culture et de la Communication, alors que c’est lui qui doit faire avancer ces dossiers auprès des services de Bercy ou même de Matignon. Et si l’on objecte que les crises successives que traversent la France ou le monde ces derniers temps sont peut-être des explications à ce retard du train de l’État, Stéphan Bourdoiseau rétorque que "c’est un sujet prioritaire. On parle de petites sommes, pour un enjeu aussi significatif", sinon autant "cesser tout investissement dans la recherche, l’éducation, parce qu’il y a un déficit budgétaire", ajoute-t-il non sans ironie.
Le message est donc envoyé. Mais est-ce qu’il y a encore quelqu’un pour l’entendre au ministère de Frédéric Mitterrand ? Le directeur adjoint de cabinet Matthieu Gallet parti à l’INA, tout comme Olivier Henrard, qui lui a préféré quitter la rue de Valois avant de se voir dégradé, bref, les interlocuteurs naturels de la filière ont disparu. Et personne n’a encore été remplacé. Un comble dans un gouvernement de droite dont les membres avaient si bien su retisser le dialogue avec les artistes... Lors des élections !

Partager cette information

2 Commentaires

  1. natasha le 15 juin 2010

    Depuis il y a eu l’effet HADOPI, qui a sans doute un peu influé, sur le résultat des élections régionales ...

    Les internautes sont aussi des citoyens, au même titre que ceux qui se disent artistes, ou que les sociétés de l’industrie musicale, grosses ou petites, qui essayent encore de faire croire qu’ils soutiennent les artistes.

    Les caisses de l’état sont vides, il serait temps que ces gens qui vivent dans le champagne et les paillettes s’en rendent compte et cessent de vivre sur le dos des citoyens, qui eux aussi souffrent de la crise économique.

    Il y a d’autres urgences de crédit d’impôts et de subventions, ailleurs que dans l’industrie musicale.

     :-)



  2. Anarchie en Sarkozie le 15 juin 2010

    Natasha a tout dit.

    Sarko a fait cette loi uniquement pour rendre service à ses potes. En fait, c’est simple : Qui est pote avec Sarkozy ? Il suffit de voir qui est directement concerné à recevoir les profits des nouvelles lois genre Hadopi. Et vous verrez que Sarko a un "compte facebook real-life" bien rempli !



Ajouter un commentaire


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)