Les américains se détournent du téléchargement illégal, et de l’achat de musique
Les internautes américains sont de moins en moins nombreux à télécharger de la musique sur les réseaux P2P, selon le cabinet d’études NPD, mais ils sont également moins nombreux à en acheter.
Selon une étude de NPD Group présentée lors du Digital Music East Forum, de moins en moins d’internautes américains téléchargent de la musique sur les réseaux peer-to-peer. La proportion de ceux qui ont téléchargé au moins un titre illégalement dans l’année est passée de 19 % en 2006 à 14 % en 2009, soit une baisse de 25 %.
Parmi les raisons invoquées par les personnes interrogées, pour justifier le fait qu’elles se détournent désormais du téléchargement illégal, figure en premier lieu la crainte d’attraper un cheval de Troie ou un virus informatique. Vient ensuite celle de faire l’objet de poursuites, alors que la RIAA (Recording Industry Association of America) a cessé de traîner des particuliers en justice.
La qualité des fichiers audio récupérés est également en cause, de même que la possibilité d’écouter directement de la musique en ligne, sur Pandora, MySpace ou par l’intermédiaire de services de streaming gratuits financés par la publicité.
"Beaucoup de gens se sont déjà constitué une collection personnelle, a commenté Russ Crupnick, analyste sénior chez NPD. Ils l’ont alimentée à la fois avec de la musique légale et illégale. [...] Leurs besoins ne sont plus les mêmes." Au point que 24 millions de consommateurs de musique manquaient à l’appel en 2009 aux Etats-Unis par rapport à l’année précédente, toujours selon NPD, dont un million d’acheteurs de musique en téléchargement.
