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Les Netocrates (2) : Mark Zuckerberg, mea multipla culpa (màj)

Le 12 Juin 2009 dans Web 1,2,3 par Carmen Blanchetti

Ce sont les artisans du Web 2.0, créateurs de sites Internet d’un genre nouveau et explorateurs des nouvelles possibilités de la Toile. Auréolés, de fait, d’une présomption de clairvoyance, ils sont invités à prêcher leur bonne parole de gourou numérique à Davos et dans les cabinets ministériels... Courtisés par les financiers et les puissants, ils tiennent leur revanche de geek décrié pendant les années lycée. Voici les netocrates.

- Mise à jour : Mark Zuckerberg vient de faire une double entrée fracassante dans le cercle très restreint des milliardaires du Net. Avec un total de 6,9 milliards de dollars (correspondant à la part du capital qu’il détient dans Facebook), Mark Zuckerberg possède actuellement la 35ème fortune des Etats-Unis. Il se permet de devancer Steve Jobs, le patron d’Apple qui arrive à la 41ème place avec essentiellement une fortune estimée à 6 milliards de dollars issue de sa participation dans Disney, d’autant que Steve Jobs ne touche qu’un dollar de salaire d’Apple. Mark Zuckerberg, cet encore tout jeune homme au caractère déjà bien trempé que certains rapprochent de son ainé Bill Gates, a comme son mentor un goût pour le charity-business. La morale puritaine chevillé au corps, Mark Zuckerberg a annoncé, dans le même temps où Forbes faisait paraître son classement des plus riches américains, qu’il faisait don de 100 millions de dollars à l’école publique de Newark.
Pour célébrer à notre façon l’arrivée de Mark dans ce prestigieux classement, voici un portrait que nous avions publié l’année dernière...

On lui promet l’avenir radieux des fondateurs de Google. Mais à l’inverse de Larry Page et Serguei Brin, Mark Zuckerberg a eu la sagesse de ne pas s’encombrer de l’engagement ridicule de ne pas faire le Mal. Du coup, le plus jeune Américain à avoir percé le classement des 400 fortunes Forbes, enquille méthodiquement gaffes, couacs et faux-pas pour mieux les monnayer contre quelques plates excuses. Une stratégie du mea culpa admirablement portée par ses bouclettes angéliques et un visage poupon.
Si Facebook est devenu la star des réseaux sociaux, c’est grâce à Beacon. Le lancement, en nombre 2007, de ce redoutable outil publicitaire a déclenché la fureur des internautes et l’intérêt des médias. Mark Zuckerberg laisse prendre la mayonnaise pendant un mois avant de faire son mea culpa. Quelques semaines plus tard, l’émission "60 minutes" sur CBS lui ouvre l’antenne pour s’expliquer sur Beacon. 15 millions de personnes sont devant le poste, "Zuck" n’a pas dépensé un cent pour ce formidable plan média.

Regard fuyant

Sur le plateau, "the face behind Facebook" la joue profil bas : mon entreprise n’est pas si grande que ça, dit-il alors que 400 personnes sont sous sa responsabilité. On valorise sa fortune à 3 milliards de dollars, il cultive le look uniforme des étudiants des campus californiens : jean’s délavé flagada, t-shirt mou et tongs. Il vit dans un studio, dort sur un matelas à même le sol, même pas de sommier, indique-t-il, le regard fuyant - autre avatar de sa modestie orchestrée.
Edifiant ainsi le mythe d’un PDG humble et dépassé par les événements, Mark Zuckerberg arrache son "permis de gaffer" aux médias et à Wall Street. Juste à temps... La notoritété soudaine de Facebook attire en effet l’attention sur l’obscure procédure judiciaire qui l’oppose aux fondateurs de ConnectU, étudiants à Harvard comme lui, qui l’accusent d’avoir pompé leur idée (voire des bouts de code) pour lancer Facebook.
La face cachée de "Zuck" tombe sur la place publique : ses vélléités communautaires sur Internet ont démarré par un site pour juger les étudiants de Harvard à leur tête, il aurait récupéré des données sur Facebook pour organiser des rendez-vous avec des filles hors de portée pour lui... C’est la revanche du geek sur autant de rateaux lycéens.
Le litige avec ConnectU se solde par un accord amiable de 65 millions de dollars versés par Facebook, et l’on ne sait toujours pas vraiment avec quoi Mark Zuckerberg est parti ou pas. Mais à nouveau, l’éponge est passée sur l’ardoise Zuckerberg.
Et rebelote, en février 2009. Facebook prend quelques libertés avec les conditions d’utilisation du site, afin de conserver les données des utilisateurs même s’ils suppriment leur compte. Nouvelle polémique, nouvel emballement médiatique, nouvelle occasion de s’excuser et de se montrer à l’écoute des gens qui font sa fortune, sans acheter le moindre espace publicitaire. Assoiffé de données des autres, Mark Zuckerberg se montre surtout génial par sa capacité à les manipuler.

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3 Commentaires

  1. leafar le 15 juin 2009

    Pas mal du tout celui là. Approche intéressante



  2. Sand le 15 juin 2009

    Je préfère celui de Tariq.Cette photo n’est pas " comment dire " ( j’aime pas ).Et l’article ne respire pas l’authenticité.Pour ce genre de personne comme ce Zuck, il faut absolument décrocher une interwiew pour pouvoir en faire un portrait, ça se sent à des kilomètres !



  3.  le 17 juin 2009

    C’est marrant, Zuck applique la méthode Zarkozy : il (lui ou les membres de son gvt) lance de nouvelles idées puis il les jauge. Si les réactions du publics sont mauvaises, il fait marche arrière. Et vsiblement ça fonctionne. L’UMP n’a pas été désavoué aux dernières européennes, quant à FB, il reste incontournable...



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