Les 12 travaux numériques et audiovisuels d’Ayrault 1er

Le 18 mai 2012, Politique

Les dossiers s’accumulent déjà sur les bureaux de Fleur Pellerin et Aurélie Filipetti. Après l’épisode Frédéric Mitterrand, qui a provoqué la gronde des ...

Premier gouvernement Hollande, la culture du numérique

Le 16 mai 2012, Politique

Fleur Pellerin au numérique, Aurélie Filipetti à la culture et la communication, François Hollande a souhaité que soient représentés dans son premier ...

Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

Le 16 mai 2012, Web 1,2,3

General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Les Etats-Unis et la France alliés pour frapper le streaming illégal au portefeuille

Le 22 Novembre 2011 dans Politique par Emmanuel Torregano

Lors des rencontres sur le numérique à Avignon, les délégations américaines et françaises se sont entendues pour lancer un vaste plan contre le piratage sur Internet. Les méthodes utilisées sont les mêmes que celles qui avaient servi contre Wikileaks.

La fourchette de la mort ! Main dans la main, les gouvernements américains et français préparent dans le plus grand secret une riposte mortelle pour venir à bout des sites de streaming dits illicites. La tactique est simple : taper au portefeuille comme cela avait été fait pour mettre le site Wikileaks sur la paille, tout en condamnant les fournisseurs d’accès à fermer les flux. La semaine dernière lors des rencontres d’Avignon, les bases du plan ont été actées par les délégations des deux pays, et la frappe calibrée pour viser au plus juste.
Les sites de streaming illicites, bien connus des internautes, comme Allostream ou Megaupload proposent aux internautes des offres par abonnement, dites "premium" (entre 9,99 et 79,99 dollars), exactement comme le font leurs homologues légaux, comme Deezer ou Spotify, pour ne citer que les plus populaires. Et on entend souvent dire sur le Net, sans pour autant avoir de preuves évidentes, que ces formules apportent des centaines de millions de dollars à ces sociétés basées pour la plupart dans des pays asiatiques, où la lutte contre la contrefaçon est loin d’être déjà une priorité.
Ces sites ont de gros besoin en termes de bande passante, et les revenus doivent en grande partie être dépensés dans des accords de peering. Mais jamais, au grand jamais, cet argent ne revient aux ayants-droit, et c’est là un problème suffisamment fondamental pour que les Etats s’en emparent sérieusement. Une première salve avait été donnée il y a quelques semaines avec le dé-référencement de ces sites par Google. Une action instiguée par l’Elysée et qui aurait donné pleinement satisfaction, puisque les statistiques sur le trafic de ces sites, remontées au château, montrent une baisse considérable ; la diminution de la fréquentation atteindrait 50%.
La seconde salve prendra forme avec l’attaque préparée par les ayants-droit du cinéma contre ces mêmes sites. Il s’agira en fait de mener une injonction de masse (visant le Top 10 des sites de streaming, à l’heure actuelle) auprès des opérateurs français de l’Internet pour obtenir la fermeture de l’accès... L’article L-336-2 servira à cela.

Asséchés instantanément

Enfin, et c’est la dernière lame, celle qui fera certainement le plus mal aux délinquants du streaming : les organismes bancaires qui assurent les transactions, comme Paypal, Moneybookers ou encore Visa, abandonneront leurs relations avec les sites, les asséchant instantanément. Et pour en arriver là, la France, les Etats-Unis et d’autres pays européens ont convenu de mettre tout leur poids dans la balance.
D’ailleurs, cela n’a rien d’étonnant. Victoria Espinel, la responsable de la protection de la propriété intellectuelle de Barack Obama était à Avignon. Elle est venue présenter l’action du gouvernement américain, qui prépare déjà les textes pour en arriver à ces extrémités répressives envers le streaming, et peut-être aussi les sites de "direct download" (nous avions déjà décrit la proposition de loi "Hadopi à l’américaine"). La position américaine sur ces affaires de propriété intellectuelle et artistique est largement partagée par les membres du gouvernement français, et c’est d’ailleurs peut-être ainsi que l’entendait le ministre du numérique Eric Besson, lorsqu’il déclarait : "Après avoir beaucoup moqué la France, vous retrouvez dans beaucoup de pays, non pas une loi Hadopi, mais des choses qui vont dans ce sens : la défense du créateur".
L’affaire devrait aller vite. Tout est en place maintenant. L’ennemi n’est plus l’Irak, ou l’Iran, mais la tempête qui va s’abattre sur le streaming ne sera pas moins violente ...

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