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Les DRM, objets de toutes les négocations

Le 01 Décembre 2008 dans So_cult’ par Emmanuel Torregano

Depuis des mois, le maisons de disques françaises et les plates-formes attendent le feu vert pour enfin proposer des titres sans mesures techniques de protection.

Mais que fait Apple ? Cela fait déjà plusieurs mois que les maisons de disques, essentiellement les majors, s’impatientent. Tout est prêt pour que les catalogues musicaux soient enfin proposés sur iTunes débarrassés des mesures techniques de protection, les fameux DRM, mais le fabricant californien tarde à donner son feu vert. Au point que certains s’inquiètent déjà que les filiales des labels français ne puissent pas être prêtes à délivrer les fichiers à la date prévue, soit pile lorsque la loi "Création et Internet" sera votée par l’Assemblée Nationale.
Comme d’habitude dans ce genre d’affaires, les maisons de disques et les plates-formes se renvoient l’une et l’autre la responsabilité. Les majors sont unanimes à déclarer qu’elles attendent le feu vert des Etats-Unis. La ritournelle est bien connue. L’américano-centrisme d’Apple fait des ravages, puisque, la décision de passer le catalogue vendu sur iTunes sans DRM doit être prise directement par Steve Jobs en personne. Ce qui est la vérité, mais il manque quelques détails qui ont leur importance.

30 centimes en plus

La fin des DRM sur les plates-formes de vente à l’acte de musique est envisagé comme un événement par chacun des protagonistes de cette histoire. Et tous veulent en tirer des bénéfices. Apple veut apparaître comme le "gentil" de l’histoire, tandis que les maisons de disques, de façon plus prosaïque, veulent de l’argent. La négociation a donc lieu à un très haut niveau. C’est Doug Morris, le Pdg d’Universal Music Group, Edgar Bronfman Jr, son homologue de Warner Music et Rolf Schmidt-Holtz, pour SonyBMG, quand ce n’est pas directement Howard Stringer, le patron de Sony Corp. qui parlent directement de tout ça avec Steve Jobs. L’avantage de ce genre de conciliabule, c’est évidemment que les catalogues seront ouverts sans DRM dans le monde entier et pas seulement en France, mais l’inconvénient, c’est que les filiales françaises ne maîtrisent pas le calendrier. Il faut aussi prendre en compte que les majors, exceptée Universal Music, n’ont qu’une seule base de données pour le monde entier, regroupant l’ensemble de leur répertoire. Cela permet de mieux contrôler les livraisons, en revanche cela entrave les initiatives locales.
Les discussions actuelles achopperaient sur le prix. Pour le comprendre, il faut revenir en arrière, lorsque EMI avait accepté de vendre ses titres sans DRM. Apple avait pratiqué une politique tarifaire surprenante, puisque les nouveaux fichiers avaient été vendus 30 centimes plus cher (1,29 euro contre 0,99) que la version avec DRM. Depuis, ce supplément a été supprimé de la plate-forme et les morceaux disponibles sur iTunes Plus sont commercialisés 0,99 euro. Les majors voudraient bien rééditer le même coup, pour toucher une part significative sur le rajout. Les maisons de disques veulent également se servir de la levée des DRM pour obtenir des plates-formes un "reporting" en direct sur les ventes, et non plus mensuel comme cela se pratique actuellement. Plus étrange, certaines majors auraient demandé que les fichiers soient "watermarkés" pour que figure le nom de la maison de disques...

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2 Commentaires

  1.  le 6 décembre 2008

    Ha les DRM...

    Ce qui me sidère dans cette histoire, c’est que les présidents de maison de disque n’ont pas compris qu’ils ont, avec leur acharnement à vouloir verrouiller la vente en ligne avec des DRM, contribué en grande partie au marasme de l’industrie du disque.

    Ils considèrent qu’un morceau de musique peut être protégé comme un jeu vidéo ou un film à l’aide de DRM. C’est ce postulat de base qui est totalement faux.

    N’importe quel individu possédant un minium de matériel pourra tout simplement enregistrer une musique qui sort de haut parleurs ou la prise OUT de sa bonne vieille chaine HIFI. Toutes les protections électroniques ne pourront rien contre cette bonne vieille méthode. une fois l’enregistrement effectué, (3 minutes) il ne reste plus qu’à envoyer sur la toile (3 megas). Donc pour résumer, un seul achat suffit à copier et distribuer de façon illégale au monde entier. Le Format court de la musique et la légèreté des fichiers sont les principales faiblesses concernant une possible efficacité de quelconque protection électronique ou informatique.

    Leur acharnement à rendre la musique en ligne un véritable cauchemar pour le client, à non seulement freiné la distribution en ligne mais a aussi excité de nombreux clients lésés en les orientant vers la copie illégale.

    En effet, un client qui achète en ligne, par définition ne va pas aller piocher sur la toile un titre illégalement. Pour le remercier, les présidents avisés comme Monsieur P Nègre on décidé de lui rendre la vie compliquée. Ces avisés répondent à la critique en nous expliquant qu’il y a bien d’autres secteurs ou il n’y pas d’interopérabilité.

    M Pascal Nègre nous explique qu’il y a des moteurs diesel et essences. Qu’on ne met pas du diesel dans un moteur essence. le soucis, M pascal nègre, c’est que votre musique ce n’est pas le moteur, mais l’essence. Et quand je vais à une station service, j’ai une pompe a essence, et a diesel. cette comparaison voudrait dire que le diesel que j’achète chez total, ne serait pas le même que chez BP, et que je devrai choisir définitivement mon distributeur de carburant. cette situation serait surréaliste et serait de toute façon vouée à l’échec.

    C’est ce dont rêvent pourtant ces présidents avisés pour l’industrie du disque...



  2. vilain abruti queje suis le 10 décembre 2008

    j’ai un graveur sony et j’apprécie des artistes sonyque faire de mes cd vierges sony ???
    _ :)))



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