Electron Libre

Contenu Principal | Contenu Secondaire | Contenu Supplémentaire


Article choisi

Le projet de loi "Création et Internet " : de l’espoir à l’incertitude

Le nom, " Création et Internet ", du projet de loi, prochainement en discussion au Parlement, pourrait sous-entendre que les auteurs sont au centre des préoccupations du législateur.


Par Laurent Petitgirard, compositeur, chef d’orchestre, président du conseil d’administration de la Sacem (publié dans La Tribune le 8 juillet)


C’est en tout cas ce qui est affirmé publiquement et que nous ne demandons que croire. Mais il ne faut pas oublier que ce texte est issu des discussions conduites au sein de la mission Olivennes et des accords de l’Élysée qui l’ont conclue.
Il est ainsi le fruit d’un compromis entre toutes les parties présentes, auquel se sont notamment ralliés les fournisseurs d’accès à Internet, toujours responsables de rien après s’être enrichis sur tout et dont le principal objectif est de continuer à être exonérés de toute responsabilité juridique comme financière. Alors même que les échanges de musique sont largement à l’origine de l’explosion des abonnements, ces derniers n’auraient-ils pas dû depuis le début contribuer à la rémunération des auteurs ?
Dans ce contexte, la proposition d’une taxation à 0,9% des fournisseurs d’accès à Internet au bénéfice de la télévision publique ne peut qu’inquiéter les auteurs, qui risquent de voir s’évanouir une source de rémunération dont ils devraient déjà bénéficier directement depuis longtemps.


Service minimum, tardif de surcroît

" Création et Internet " n’est pas une extraordinaire manifestation de soutien aux auteurs de la part de l’État mais le service minimum, et bien tardif, pour tenter de freiner sans la compenser, hélas, la baisse considérable de leurs revenus causée principalement par le téléchargement illicite. Si ce projet de loi devait de plus être sensiblement altéré à l’issue du processus législatif, la concrétisation de son objectif, qui n’est déjà que de réduire partiellement le piratage, serait fortement compromise.
Au-delà, il est compréhensible que les auteurs ne puissent accepter de se laisser plus longtemps vampiriser par des actes illégaux alors que tant d’intermédiaires profitent de cette manne. Serait-il de surcroît supportable et moral que les échanges illicites justifient maintenant des offres qui, sous prétexte de concurrencer la gratuité, donneraient un accès licite à la musique dans des conditions telles que les créateurs n’en recevraient que des miettes ?
Conscient de ce risque, le conseil d’administration de la Sacem estime inacceptable que des exploitants s’arrogent la faculté de lancer des offres nouvelles sans avoir préalablement et formellement signé un contrat prévoyant une rémunération appropriée pour les créateurs. Chacun doit bien comprendre que nous ne demandons pas de faveur, mais la simple protection du fruit de notre travail, le droit d’auteur, dont il ne semble pas inutile de rappeler qu’il figure dans la Déclaration des droits de l’homme. Les auteurs sont à la base de toute la filière musicale et pourtant ils ne bénéficient ni, au titre de l’assurance chômage, du régime des intermittents des artistes interprètes, ni de la puissance financière des producteurs. La célébrité de quelques-uns, dont on se gausse de la fortune dès qu’ils dénoncent le téléchargement illicite, cache la précarité de milliers d’auteurs aux revenus modestes dont l’absence de notoriété ne donne que très peu d’accès aux médias.
" Création et Internet " constitue pour les auteurs et leurs éditeurs une espérance après près de dix ans d’inaction. C’est la raison pour laquelle nous apportons notre soutien, sous réserve qu’il ne soit pas dénaturé lors de son parcours législatif, sa transcription dans les faits et le délai de sa mise en application réelle. Et que les questions de la valeur de la musique et de la rémunération des créateurs ne soient pas pour autant écartées du débat !


* Photo par Lionel Pagés


23 Commentaires. Ajoutez le votre +

GS 8 juillet 2008

" Création et Internet " constitue pour les auteurs et leurs éditeurs une espérance après près de dix ans d’inaction. C’est la raison pour laquelle nous apportons notre soutien, sous réserve qu’il ne soit pas dénaturé lors de son parcours législatif, sa transcription dans les faits et le délai de sa mise en application réelle. Et que les questions de la valeur de la musique et de la rémunération des créateurs ne soient pas pour autant écartées du débat !



Et les consommateurs ? Ca ne gêne personne qu’ils soient systématiquement écartés des débats. Ils ne méritent que mépris et méfiance, c’est ça ? Le principal est qu’ils paient sans discuter, sans poser de questions. Tout ce que fait Mr Petitgirard ici est d’essayer de protéger la situation monopolistique de la SACEM. C’est dans l’ère du temps : chacun essaie de tirer la couverture à soi, à protéger ses intérêts propres.



Ne soyons donc pas surpris si les consommateurs font de même en téléchargeant sur P2P.

Thout 8 juillet 2008

Vous prenez les arguments dans un sens (qui vous arrange, c’est évident), mais il existe d’autres points de vue.
Vous basez votre article sur l’idée du droit d’auteur, qu’il figure dans la déclaration des droits de l’Homme, etc ... soit. Maintenant, examinons le problème sous un autre point de vue : le point de vue du consommateur.
Pendant des années, la filière musicale s’est remplie les poches de l’argent des consommateurs sans jamais proposer d’améliorations à leurs services. Je ne dis pas que cela a profité à tous les acteurs de cette filière, et surtout pas à tous les auteurs eux-mêmes, cela dit, savoir à qui profite (ou ne profite pas) cet argent n’aide pas le consommateur à se dire que tout cela est légitime.
Ce sentiment a, à mon avis, toujours existé, seulement maintenant, nous sommes entrés dans l’ère numérique et ça, ça change tout : quelle que soit la ou les mesures de restrictions et de contrôles qui pourraient être instaurées, il faut bien avoir conscience qu’ils seront obsolètes le jour même de leur sortie, et qu’il n’est pas possible d’enrayer ce phénomène au niveau technique. Ne serait-il pas temps pour les ayants-droits de repenser un peu leur modèle économique ?? De toute façon, que vous soyez d’accord ou non, vous devrez en passer par là. A vous de voir si vous préférez vous épuiser pour rien à lutter contre le courant ou si vous acceptez de vous ouvrir à d’autres voies intéressantes (y compris au niveau financier).

Bernhard Elsner — www.latroika.com 8 juillet 2008

@Thout



"A vous de voir si vous préférez vous épuiser pour rien à lutter contre le courant ou si vous acceptez de vous ouvrir à d’autres voies intéressantes (y compris au niveau financier)."



Quelles voies proposez-vous concrètement ?
Evidemment vous pouvez exiger, comme Attali (parce qu’il a mal refléchi au problème), que les artistes doivent donner plus de concerts live, mais ça serait confondre les rôles interprète et auteur, et ça serait comme dire à un romancier qu’il n’a qu’à écrire des pièces de théatre et les jouer lui-même ; ou demander aux réalisateurs de film de devenir metteurs en scène de spectacles en live.



Comprenez bien : je ne veux pas tenir en vie à tout prix des professions devenues obsolètes. Si le consommateur décide de seulement voir des spectacles live au théâtre ou aller au concert, alors je suis d’accord, la profession d’un compositeur de musique de film ou d’un écrivain de romans est devenue superflue dans notre société. Or, ce n’est pas ce qui se passe aujourd’hui ! Les consommateurs regardent plus de films et écoutent plus de musique que jamais, mais ils ne payent pas ou encore ils "payent" par une bannière de pub, et le créateur du contenu ne touche rien...



Moi, je suis un compositeur de musique de film modeste, j’apprécie le travail de ma société de perception, la SACEM, qui me fait vivre.
Il ne faut pas oublier qu’au final des petits compositeurs comme moi profitent plus de la Sacem que les grands, contrairement à ce que beaucoup detracteurs disent. En effet, pour une minute de musique diffusée sur Canal+ à une certaine heure donné, je touche le même montant que John Williams. Et un compositeur d’un petit pays économiquement faible comme le Sénégal, touche aussi la même chose pour une minute de musique diffusée sur Canal+ à la même heure. Si notre travail n’est plus rénuméré par le droit d’auteur alors le consommateur se trouvera devant des créations plus pauvre en qualité — voir le B) en bas.



Pour le futur, je ne vois que deux possibilités — un peu comme pour les quotas de pêche dans les océans (sujet plus grave, je l’avoue).



A) Soit on arrive à réguler l’exploitation commerciale mais non-rénumérée des films et musiques par les sites comme YouTube, GoogleVideo, MySpace, PirateBay, Kazaa, Dailymotion, R4v3n et autres sites de streaming qui ne produisent pas de contenu mais en diffusent pour encaisser de recettes publicitaires.



B) Soit on n’y arrive pas. Dans ce cas quel sera le paysage audiovisuel de demain ? Beaucoup d’internautes pensent qu’il sera plus riche car complètement libre. Moi, je pense au contraire qu’il sera plus pauvre car il sera encore plus commerciale.
Explication : l’utilisateur aura "gratuitement" (contre bannières de pub) accès à tout le patrimoine musical et cinématographique du passé, disons de 1910 à 2010. Mais à quoi ressombleront les NOUVELLES productions de l’année 2015 diffusées sur YouTube ? On y verra des milliers de petits films sémi-pro, très bien faits par des réalisateurs pleins de talent et on verra un seul "grand" film avec un budget de 20 millions Dollars produit par Pepsi-Cola !



En effet YouTube n’investira jamais dans la production d’un film (comme le font jusqu’à présent la TV et le cinéma) — et cela pour la simple raison que tous les autres sites pourraient diffuser ce même film aussitôt. Donc les seuls à investir dans la production seront les annonceurs eux-mêmes car contents de la diffusion de leurs films sur tous les canaux possibles. Pepsi-Cola produira donc son long-métrage intitulé "Amélie Poulain boit du Pepsi à Paris" et aura une forte influence directe sur le scénario. Ca ne sera même plus TF1 qui "vend du temps de cerveau disponible", ça sera le scénariste du film qui sera payé à vendre le temps du cerveau de son spectateur. Et qu’est-ce qui est mieux pour la qualité du film, si la pub passe avant le film ou si la pub est caché dans l’histoire du film (ce qui est déjà le cas aujourd’hui mais le sera à 100% demain) ?



Et les milliers des réalisateurs prometteurs, ceux dont les films sémi-pros sont diffusés sur YouTube, espéreront tous en vain d’être "découvert" par un producteur pour faire un long-métrage indépendant avec un budget moyen et pour un public potentiel certain. Mais ils ne trouveront jamais de producteur car un tel film serait déjà disponible une semaine avant sa sortie chez ceux qui n’ont rien investi... Leurs beux scénarios resteront toujours au niveau amateur.

GS 8 juillet 2008

@Bernhard Elsner :



Je comprends parfaitement votre inquiétude. Seuleument, cette situation a éclos il y a maintenant 10 ans(!). Ce n’est pas un phénomène récent. Je suis surpris que vous feigniez de découvrir le problème.



Comment a évoluée la SACEM au cours de cette décennie ? Elle a évoluée de "concert" avec tous les représentants de l’industrie musicale et cinématographique, dont la stratégie a été de réprimmer l’évolution des habitudes de consommation et les attentes des consommateurs apportées par la révolution numérique.



Le consommateur ne demande pas la gratuité, il demande en revanche un accès total, illimité et immédiat aux biens culturels numériques. Tant que l’industrie ne sera pas capable de rivaliser commercialement (entendez : qualité, diversité, etc.) avec les outils informatiques de partage P2P, les consommateurs ne reviendront malheureusement pas vers elle. Durcir encore les lois ne fera que pousser les citoyens vers plus de clandestinité informatique, au profit des vrais criminels.



Les dommages collatéraux sont et seront terribles et les principaux laissés pour comptes sont les artistes et les consommateurs. Sauf que les artistes, au moins, le ministère de la Culture les écoute ... à moins qu’ils ne soient en fait que des faire-valoir pour les lobbyistes de l’industrie culturelle ...

Hop la boum 8 juillet 2008

Et le vrai faux débat continue ! C’est la fête, tous les jours.



Les Fai s’enrichissent ! Oh ! la !la ! et la vente liée avec microlesoft ? Et la googlemania, les industriels de puces et compagnies… la liste est beaucoup trop longue… Faut taxer encore plus !???



C’est la faute du piratage ! Ben voyons, ce terme explique à lui seul la déroute des auteurs-compositeurs-interprètes-producteurs Sacemisés et celle des 4 petites majors restantes (même EMI recrute un vendeur de produit ménager !c’est pour dire…)



Et les faux arguments : la création va mourir, le P2P est responsable, j’en passe et des biens mûrs.



Alors que de nouvelles dérivent pointes à l’horizon dans ce jeu de dupes ou personne ne l’est, j’ai l’honneur de vous annoncer que vos petits problèmes sont en phase d’être réglé à l’insu de notre plein gré.



Et de grâce, arrêtez de faire une différence entre pro et amateurs, ce n’est pas simplement ridicule, c’est un manque de savoir vivre !



La grandeur où la richesse d’une œuvre ne se mesure pas au compte en banque d’une production. Désolé, pour ceux qui ne l’ont pas encore compris.



Souhaitons que nombreux auteurs-compositeurs-interprètes-réalisateurs-producteurs ont plus d’une corde à leur arc, la concurrence va devenir très très rude. Enfin !



L’art est une maîtrise ou seule la Vérité perdure.



Le mensonge n’a sa place que dans l’illusion.



L’art et la technologie sont de tout temps liés,



Le mensonge, c’est de ne pas s’en apercevoir !



Et puisque la France a choisi sa destination virtuelle, en imposant son choix à l’Europe, virtuel elle aussi, bon courage pour les amis de l’expression libre qui s’en remettent à des institutions Sacem ou autres, car la fête ne fait que commencer !



Hop la boum !

Bernhard Elsner 8 juillet 2008

"L’art est une maîtrise ou seule la Vérité perdure.
L’art et la technologie sont de tout temps liés"



Personne ne dit le contraire ici. Je ne vous comprends pas, à mon avis vous ne dites que des banalités que tout le monde sait.



"la concurrence va devenir très très rude."



Je ne sais sur quel monde ve sait ! Et personne ne s’en plaint ici.



"la création va mourir"



Vous n’avez pas bien lu. Elle ne moura pas, mais elle deviendra plus commerciale que jamais car tout sera du sponsoring direct.

Bernhard Elsner 8 juillet 2008

Correction :



"la concurrence va devenir très très rude."



Je ne sais pas sur quel monde vous vivez, elle l’est déjà, tout le monde le sait ! Et personne ne s’en plaint ici.

Sand • http://www.mamsand.com8 juillet 2008

Et Youpla, vla t-il pas qu’on fourre les pieds dans le plat !Ca fait des lustres que chacun cuisine sa popotte, il est effectivement tant de voir de plus près ce qui mijote depuis bien trop longtemps ! Et oui, débat il faut, car tout le monde et chacun est concerné, les grands, les petits les riches et les pauvres, que chacun prenne sa part et que ce débat nettoie bien tout ça pour du neuf avec comme base une responsabilité et un revenu mérité à sa juste valeur pour les parties concernées au mérite de chacun ! Amen ! La pub au milieu et partie intégrante des films, il manquerait plus que ça bordel ! Alors la pub c’est avant ou après, comme pour se laver les mains, c’est un besoin nécessaire de toutes manières, mais pas n’importe comment au détriment de la création et des auteurs !!!Et par continuité....les consommateurs !

Hop la la 8 juillet 2008

Hop la la !



@Bemhard Eisner.



"Et personne ne s’en plaint ici.”



Ah bon ?!!!



Ayant suivi l’évolution technologique depuis les années 70-80 aussi bien sur les réseaux que sur les outils, le premier constat est que nous faisons fausse route.



Si vous trouvez mes réflexions "banales” sachez qu’elles ont été écrites… il a plus de 10 ans !



Nos politiques et institutions sont tellement prévisibles qu’ils ont hélas 3 guerres de retard.



Mais vous, Monsieur, qu’attendez-vous de ce merveilleux outil de communication, que dis-je, de création ?



Car nous parlons bien du sujet "Création et internet ” ? Où ma vision me ferait-elle défaut ?



Quelle place accordez-vous à la libre expression ?



Quelle place accordez-vous aux œuvres collaboratives ?



Quelle place accordez-vous à la grande Histoire de notre petit Monde ?



L’art et l’argent sont de tout temps liés.



Vous retirez l’argent, il reste encore l’art.



Mais si vous retirez l’art, il n’y a plus d’argent !???



La vraie richesse d’un artiste est donc ailleurs…



Et c’est cet "ailleurs” que nous trouvons sur les réseaux !



Banalité ? Alors pourquoi temps d’histoire sur des droits dépassés, usurpés, périmés ?



Les œuvres sont et seront de plus en plus interactives ! (les jeux vidéo font plus de 4 fois le chiffre du Cinéma.)



Plus personne ne regarde la téléconneries, et certains ont encore l’illusion de vouloir transformer les réseaux en minitel !



Au nom de la défense de la création, des auteurs et autres princes rentiers !!!



Et vous dites que personne s’en plein. Si ! MOI, Monsieur ! avec tout le respect que je vous dois, je ne pense pas être le seul !



Hop la la.

 9 juillet 2008

Intéressant. À la lumière de l’affaire Deezer, la SACEM comprend que la licence globale rapporterait plus d’argent à ses sociétaires que ’le paradis commercial sans piratage’ qu’on leur avait promis. Ils n’ont pas été très visionnaires mais ils évoluent.



Tant pour la loi DADVSI que pour l’HADOPI, j’avais du mal à comprendre la naïveté de la SACEM qui s’est fait rouler dans la farine par les maisons de disque.

Hop la zou 9 juillet 2008

"Tant pour la loi DADVSI que pour l’HADOPI, j’avais du mal à comprendre la naïveté de la SACEM qui s’est fait rouler dans la farine par les maisons de disque.”



Aujourd’hui ce n’est plus la Sacem, ni les Majors qui se font rouler dans la farine, elles ont déjà pris l’eau et se font rôtir à feu doux.



Par contre, une dérive inquiétante pour les développeurs du libre se met en place.



Leurs travaux se comptent en milliers de vies humaines, le résultat est tout simplement sans appel.



Mais derrière l’Open Source, une logique bien plus monstrueuse et simple à la fois s’est mise en place. La Créative Common.



La C.C. répond implacablement aux créations issues des outils informatiques et de leurs partages (distributions) en réseaux.



L’enjeu Hodapi n’est pas comment rémunérer les auteurs et éditeurs, dont les gouvernements se fichent royalement, c’est comment garder le contrôle de l’information en utilisant le divertissement comme produits d’appel et comment sauver la pub qui trouve difficilement sa place dans cet univers.



Là, nous comprenons mieux la trame.



La suite logique (prévu avant l’heure) est de recentraliser les réseaux en contrôlant les Fai.



Mais, il y a un Hic ! Les réseaux ont pris trop d’ampleurs dans nos vies quotidiennes, dans notre économie,…, et la seule façon de désengorger la bande passante, c’est de décentraliser !



Le P2P s’impose donc comme la solution sous peine de faire tomber les réseaux.



Et, qui est maître du P2P ? l’Open Source !



Comme vous l’avez remarqué, je parle des réseaux au pluriel ! Pourquoi ? Les dérives gouvernementales créent de nouvelles façons d’échanger les données.



L’évolution va se poursuivre avec une multitude de solutions toutes aussi incontrôlables les unes que les autres.



Le jack-pot est donc atteint. Fini la Française des jeux, bonjours la concurrence déloyale : La loi, pour interdire certains logiciels, certaines pratiques,etc.



Mais ce rêve gouvernemental n’a aucune chance d’aboutir ! Sauf en transformant notre monde en dictature stérile, et encore, la résistance sera telle que nos politologues vont vite déchanter.



Dadvsi, nous a tous ouvert les yeux, Holdup-i (création et internet) souhaite nous fermer la bouche !



Mais plus grave, alors que nous avons changé de monde, aucune vision pour un avenir serein ne se dessine et ces mesures ne cherchent qu’à détruire notre capital connaissance-partagée-pour-tous, notre seule chance de sortir pour cette mauvaise passe, afin de donner directions et sens à l’humanité !



Bravo, surtout aux auteurs Sacémisés qui rêvent les yeux ouverts avec cette loi hodapi ! L’espoir fait vivre, c’est bien connu…

Bernhard Elsner — www.latroika.com 9 juillet 2008

@Hop la la



Même si vous ne donnez pas votre nom, on reconnaît bien par vos amalgames que vous êtes Mr L du débat
www.electronlibre.info/La-Sa...



"Les œuvres sont et seront de plus en plus interactives !
Plus personne ne regarde la téléconneries !"



L’histoire a montré que la TV n’a pas remplacé le cinéma, le cinéma n’a pas remplacé la radio et la radio n’a pas remplacé le livre. Et les oeuvres interactives ne remplaceront pas les films uni-directionnels. Il y a de la place pour tout le monde.



"Les jeux vidéo font plus de 4 fois le chiffre du Cinéma."



Le jour où la technologie permettra de pirater les jeux vidéo ce chiffre d’affaires va baisser ou encore les jeux seront remplis de pub.



>"Et personne ne s’en plaint ici.”
>Ah bon ?!!!



Effectivement, je n’ai entendu aucun créateur "sacemisé" se plaindre qu’il y ait de la concurrence des Creative Commons. Oui, il y a peut-être de la concurrence de la part des Creative Commons, mais nous ne nous en plaignons pas. Laissez la loi du marché faire son travail ! Si au marché une vendeur de tomates donne ses tomates gratuitement à tous les consommateurs alors ça ne leur donne pas le droit de voler les tomates d’un commerçant qui a décidé qu’il demande un prix pour ses produits. Si vous voulez que tout le monde DOIT faire comme les Creative Commons alors vous êtes un dictateur. Laissez à chacun la liberté de faire son choix, de fixer un prix ou non ! Et aussi le choix d’interdire le vol de son produit.



Vous confondez tout, piratage et Creative Commons, ce n’est pas la même chose. Les CC sont creatifs, les pirates ne le sont pas.



"Quelle place accordez-vous à la libre expression ?"



Une très grande.



"Quelle place accordez-vous aux œuvres collaboratives ?"



Aussi une très grande. J’utilise moi-même beaucoup de logiciels venant de la license GNU (une sorte de open source). Mais, comme je l’ai déjà expliqué, il s’agit de logiciels, pas de symphonies ou de romans. Et encore une fois, je vous prie de me faire voir, écouter ou lire un seul exemple d’une symphonie ou d’un roman collaboratif.

Hop la mou 9 juillet 2008

Hop la mou.



@ Bernhard Elsner !



Vous voyez, pas besoin de nom !



La signature est donc ailleurs… Amalgame ? à chacun son jugement.



Oui, ce débat Sacem est très intéressant, bien que trop tardif. À lire et à relire… www.electronlibre.info/La-Sa...



Vous trouvez (déjà !) des œuvres collaboratives dans tous les domaines ! Films, Documentaires, Romans, Musiques,jeux vidéo…



L’interactivité ouvre de nouveaux horizons, mais d’accord avec vous, les œuvres individuelles auront toujours leurs places, un petit moment encore…



Le langage musical, que nous partageons, a des règles très simples dans l’absolu !



Rythme, mélodie, harmonie ne sont que des simples mathématiques et le langage informatique encore plus simple ! Du binaire, On-off, oui-non, 0-1…



Et pourtant, regardez le résultat ! Magique ? non ! collaboratif !…



Oui, c’est plus complexe ! Comme la subtilité des harmonies paires et impaires, dans le réglage du bias de votre ampli à lampe, qui utilise des chinoises que vous aurez recherchées et achetées en lots pour prendre le temps de les tester une par une, en prenant garde de l’humidité ambiante de la pièce tout en maintenant la température ! ouf…



Eh oui, nous sommes passés par là, et par ici et maintenant, nous sommes déjà ailleurs.



Notre travail est numérisé. Pour le bien du plus grand nombre !



Reste que l’informatique est un monde si vaste, que les solutions payantes s’y sont perdues.



Pas le technicien…



Il est là. Il veille. Dans le sombre de sa salle de contrôle. R.A.S. Les choses se passent comme prévu.



La Sacem montre les dents ? Rrrr çà fait froid dans le dos, quand on sait qu’elle a été prévenue en temps et en heure…, ou comme Dadvsi qui n’a servi à rien, si ce n’est que de mesurer l’étendu des dégâts.



Sarkozy a dit : même les grèves ne se voient plus ! Allez les auteurs, compositeurs, interprètes, producteurs, vous êtes déjà 52+31 les Champs Élysée vont trembler ! Vous trouverez bien 3 copains journalistes pour faire la une à la rentrée !



Les Solutions ? OUI, elles existent ! mais aujourd’hui, nous sommes dans le rapport de force avec beaucoup trop d’intervenants et des intérêts divergents, voir opposés.



Et puis, un petit souci économique, ce n’est pas l’heure de prendre les vagues, elles déferleront en pleins océans. Le bon surfeur sait qu’il faut être patient pour choisir sa vague.



Évidemment, il y a de l’humain derrière ces problèmes. Fallait peut-être réfléchir avant sur la gloutonnerie du système ! Non ?



Combien se sont goinfrés sur le dos de pauvres artistes incompris ? et encore aujourd’hui ! Savez-vous depuis combien de temps le conservatoire a intégré et reconnu le Jazz ? Vous savez cette musique de noir qui sort des champs de coton et qui s’appelle blues initialement ?



Pythagore doit se retourner dans sa tombe de voir tant de stupidité autour de sa gamme ! Il est vrai que les pentatoniques, c’est un peu court, lui qui avait trouvé 7 notes ! Et que dire, alors du relatif mineur !



Et l’exploitation de la jeunesse si crédule, qui nous fabrique les stars du caniveau. Pour faire de l’audience. Téléconnerie, oui et c’est encore beaucoup trop gentil !



Et la pub, qui nous sert ses clichés “nous savons ce qui est bien pour vous ”… Fini l’ère du zapping, trop fatiguant, une bon script fera l’affaire.



La technique appartient d’abord aux techniciens, ils ont aussi une conscience ! Les utiliser à l’insu de leur plein gré risque d’être un peu plus complexe que prévu, surtout si nous n’avons pas la même partition.



Je continue, ou l’amalgame devient plus clair ?

Hop la zut 10 juillet 2008

Bon , continuons…



"Le jour où la technologie permettra de pirater les jeux vidéo ce chiffre d’affaires va baisser ou encore les jeux seront remplis de pub.”



Visiblement, vous n’avez pas encore saisi dans votre définition piratage, qu’il n’y a aucune sécurité qui ne peut d’une manière ou d’une autre être contourné.



Et les jeux vidéo sont concernés, n’en doutez pas une seconde, c’est déjà trop.



(Pour info sur les jeux vidéo : 45-50% de progression cette année ! 35 milliard US de chiffre ! Allez les mimis, vous voulez des sous ? Faites les beaux, le temps du cerveau disponible vous manque déjà ?)



Il n’y a pas de Sécu dans l’info, il n’y en a jamais eu, il n’y en aura jamais, malgré la complexité des stratégies mis en œuvre qui dépassent déjà l’entendement.



Pire, avec votre approche "pirate”, vous avez transformé le piratage en un jeu ! Bon courage pour la suite.



C’est la faute du P2P ! NON ! ceux qui gagnent, c’est avec le P2P ! (voilà pourquoi certains souhaitent récupérer le bébé !)



Mais le plus fantastique dans le raisonnement des "vieux de la vieille”, c’est de vouloir transposer des règles du réel (qui ne fonctionne que très difficilement) dans un monde virtuel (ou elles deviennent éclatantes de ridicules) !



Voilà une raison qui m’indigne profondément ! sans même soulever, la définition et la place de l’artiste dans nos sociétés contemporaines !



À quoi sert un chef d’orchestre qui agite sa baguette dans le vide ?



Nos approches sont différentes, ce qui brouille l’objectif commun.



La Philosophie est donc le premier ressort.



L’humain au centre de lui même ou l’intérêt général soumis à la Nature ?



Le savoir, la connaissance, les sciences partagées, ou l’esclavage et l’ignorance à perpète ?



L’addition et la multiplication ou la soustraction et la division de ce que nous sommes ?



La liberté dans le monde réel est déjà un gros problème philosophique, et nous avons le virtuel pour expérimenter ! Pourquoi s’en priver ?



Pour préserver quelques petits intérêts ?



La découverte, l’aventure fait-elle peur ?



La prison pour tous dans un monde fini vous rassure-t-elle ?



Développer le rêve, l’imagination, n’ont-il pas abouti à des théorèmes mathématiques époustouflants de poésie ?



Vous en avez trop ? où pas assez ?



Alors, jouons puisque c’est la base de l’apprentissage !



Dadvsi, Fourtou, Hodapi, le paquet télécom Européen vous amuse ? Ces encerclements (prévisible) sont déjà périmés avant même d’être applicable ! Mais surtout, cela risque de précipiter un déclin occidental au détriment… Allez, réfléchissez un peu !



Une petite R.A.Z est,de temps en temps, conseillée… C’est la seule sécu que nous avons … avant la Fatal Error !

Denis diderot 10 juillet 2008

On nous crie encore aux oreilles : « les intérêts des particuliers ne sont rien, en concurrence avec l’intérêt du tout. » Combien il est facile d’avancer une maxime générale que personne n’ose contester ; mais qu’il est difficile et rare d’avoir toutes les connaissances de détail nécessaires pour en prévenir une fausse application. »...



D. Diderot, Œuvres complètes

Hop la prou 10 juillet 2008

Hop la Proust



@ Denis



"On nous crie encore aux oreilles : « les intérêts des particuliers ne sont rien, en concurrence avec l’intérêt du tout. » Combien il est facile d’avancer une maxime générale que personne n’ose contester ; ”



Que l’intérêt général passe avant ne signifie en aucun cas que l’ intérêt particulier ne doit pas être pris en compte ou ne représente rien.



par contre :



"mais qu’il est difficile et rare d’avoir toutes les connaissances de détail nécessaires pour en prévenir une fausse application. »...”



C’est ce qui fait la force de l’Open Source !



Sommes-nous en accord ?

PETITGIRARD 11 juillet 2008

Pardon de faire redscendre de ses sphères ce débat pour un peu de pragmatisme.



Les Creatives Commons ne sont en aucun cas combattues par la Sacem, c’est une autre forme de protection des oeuvres, tout à fait respectable, aussi longtemps que ses promoteurs ne prétendent pas l’imposer à tous.



Que constate-t-on dans la réalité depuis leur introduction en France ?
Probablement une centaine de démissions de la Sacem en 5 ans (contre 25.000 adhésions sur la même période) de sociétaires qui avaient tous un point commun : Ils ne généraient aucun ou quasiment aucun droits, ce qui sous-entendait soit que leurs oeuvres n’étaient pas diffusées dans des réseaux acquittant du droit d’auteur à la Sacem, soit qu’elles n’étaient pas du tout diffusées.



Ces auteurs ont donc eu tout à fait raison d’explorer une autre voie.



Mais dans le même temps je constate que dès qu’un des artistes ayant signé en CC commence à avoir un peu de succès (exemple récent Billy B.), il se précipite pour s’inscrire à la Sacem.
Je me vois donc dans l’obligation de conclure qu’il ne trouve pas dans les CC un retour financier en adéquation avec le succès remporté par son oeuvre.



Si j’étais un peu acide (ce qui n’est pas le cas, bien sûr) je vous dirais que l’on quitte la Sacem quand ses oeuvres ne marchent pas et les CC lorsqu’elles commence à marcher....



Amitiés.



LP

Hop la ouf 11 juillet 2008

Hop la ouf



@ PETITGIRARD



"Pardon de faire redscendre de ses sphères ce débat pour un peu de pragmatisme.”



Rassurez-vous, les sphères sont horizontales est accessibles à tous sur les réseaux !



Pragmatisme : Doctrine selon laquelle la valeur pratique est le seul critère de vérité !



Whoa ! Sommes-nous sur la bonne voie ? Mais vous avez raison, point d’acidité…



La progression des C.C. est exponentielle. Ces cinq dernières années lui ont été profitables suite aux blocages des antagonistes. Ce phénomène mondial est aujourd’hui irréversible.



Nous avons suffisamment expliqué et décrit une situation. Donner une direction dans le contexte actuel serait évidemment prétentieux.



Pourtant, il n’est pas si loin le temps où nous achetions nos ordinateurs, avec rien dedans ! Pas d’interface graphique, pas un jeu, même pas un traitement de texte !



Oui, nous étions fous ! des extraterrestres, des farfelus ! Derrière un clavier à rentrer des formules bizarroïdes avec des chiffres et de drôles de formules pendant des jours et des nuits et enfin s’extasier, au bout de quelques semaines, derrière des regards incrédules, sur une sphère monochrome tournant sur elle-même ! Eurêka !



Puis les premières connections sont apparus ! des heures pour recevoir : Coucou, nice day, to day ! stop.



Les regards incrédules se sont transformés en sourire désappointé. Tout cela pour ça ! Des Ovnis vous dis-je !



Puis l’Atari avec entrée sortie midi est apparu. Chic ! l’automation du studio au coin de la rue, équipé SSL … Démonstration ! Les millions se gèrent avec le millier !Merde.



- Merde, vous avez dit ? Vous n’avez rien vu !



- Quoi encore ?



- Votre profession est sur la sellette !



- Allez jouer ailleurs.



- Pas de problème.



Puis les 80-90 et l’explosion du W.W.W. ! Banalité déjà tombée dans les mœurs. Et pendant que Microlesoft embobiner son petit monde, la loi Moore se vérifier, sans analyse des possibilités et des conséquences. Il n’en reste que l’extase !



Enfin, les gouvernements se frottaient les mains ! les devises, c’est toujours bon à prendre ! et la surveillance pour trois francs six-sous, trop cool !



Oui, mais non ! Aujourd’hui, toutes les œuvres sont disponibles, pour qui sait les trouver.



- Chic, il suffit de récupérer Internet et le tour est joué.



- Oui, mais non.



- C’est ce que nous allons voir !



- C’est tout vu ! L’Open Source à la main.



- Faisont- mieux.



- Impossible.



- Comment impossible ?



- Inconcevable, manque de moyen, il faudrait 100 Microlesoft !



- Vous êtes sure ?



- Oui.



- Ben, essayons IBM+Sun+la Pomme+Microlesoft !



- Non, Pas quatre ! 100… et bientôt mille.



- Merde.



- Oui, mais vous l’avez déjà dit !



- Démerdez-vous.



- C’est ce que nous faisons ! et les Chinois sont déjà là !



- Faite diversion et gagnez du temps, nous réfléchissons. Les pro sont sur le coup.



- Ben…



- Quoi encore ?



- Rien… nous attendons les ordres.



Le Paquet télécom et création internet furent voter en octobre-décembre 2008, après des débats houleux. La bande passante ne supporta pas le choc en 2009, et de petits génies répartir dans un premier temps une centaine de serveurs pour contrer les Fai, devenus gendarmes d’internet.



Puis, en 2012, le P2P prenant la relève imposa une nouvelle interconnexion mondialisée et les 2 derniers majors multimédias se sont recyclés en distributeur de jeux éducatifs en incluant l’histoire folle des années 50 à nos jours, en libre service subventionné à 100 % par l’éducation internationale…



La nano permis de se connecter partout, tout en se protégeant du soleil, avec des lunettes 3D en Full Présision Optique Surround Méga Bandes et de présenter sa fiche ADN au robot charger de la surveillance du trafic : Circuler, to day is a nice day…



Il me suffisait alors de siffloter mon insouciance pour que le mondial orchestre symphonique se mette sur ma longueur onde dans une magistrale exécution : No more star baby, it’s a free world…



Fiction ? oui. Mais la réalité dépasse déjà la fiction ! Le contre-courant ne ralentit plus la déferlante. J’observe ce baroud d’honneur, comme le dernier soubresaut d’une profession en voie d’extinction. Cette longue agonie, n’est pas due à une maladie incurable, mais bien a un changement de mœurs que nous appelons : évolution.



Roman, vous avez dit un Roman ! désoler de vous faire perdre votre temps, si vous préférez les comptes pour enfant, essayez : Dodo, l’enfant Do.



Pardonner cette impertinence , qui, je vous l’assure, n’a rien d’irrespectueux envers quiconque, mais se veut percutante devant les enjeux liberticides qui se dessinent sous yeux et leurs conséquences que personne ne veux prendre en compte.



À Bientôt pour du moins sphérique…

PETITGIRARD 11 juillet 2008

Profession en voie d’extinction, compositeur de musique ....



Et bien, en dehors du fait que vos prophéties ne vont pas m’empêcher d’aller travailler illico sur la fin du 2ème acte de mon opéra, je ne le souhaite dans l’absolu pas du tout.



A moins qu’encore une fois vous ne confondiez tout et son contraire.

Hop la poum 12 juillet 2008

Hop la poum



@PETITGIRARD



Certaine de choses sont dites.



Les lois ? Non seulement, elles n’ont servi à rien, mais vous donnent tort aujourd’hui.



Un détail qui ne vous empêche nullement de penser à la fin du 2° acte de votre Opéra, en sachant que le 3° est déjà écrits !



Le souhaiter ? j’ai bien peur que nous ne soyons plus dans les Vœux les plus sincères d’un État de grâce. Hélas, les radicalisations en court n’augurent rien de bon.



Pot de terre contre pot de fer. Mais qui est le pot de fer ? Vous, avec une force économique et étatique en perdition ? Alors que des solutions stables, performantes, équilibrées, adapter au futur, et mille fois plus économiques avec un développement exponentiel vous encercle, que dis-je, vous assailli de toute part ?



C’est le succès de Vivendi et de ses jeux vidéo qui vous donne temps d’assurance ?



Ou la possession de Intel, AMD, et autres Motorola ?



Ou cette connaissance infaillible dans le genre humain qui ne fait que se répéter inlassablement au-delà des apparences ?



Le jour où une reine est en trop dans la fourmilière, elle est évacuée en urgence avec perte et fracas.



La SCPP a déjà plein d’idées, nous n’en doutons point. Et pendant ce temps ? Rien, ah si ! un soi-disant manque à gagner qui s’amplifie.



Un moins à gagner, ou un plus à perdre ?



Il serait peut-être temps de se poser la question ! Non ? Et puis gagner quoi ?



Heureusement qu’il est impossible de taxer la pensée, sinon chacune des notes de votre Opéra finirait par vous coûter cher !



Combien chaque bit doit rapporter pour trouver la pérénité ? Et combien ils rapportent déjà ?



L’Art ne mourra jamais puisqu’il est libération et point de vu de l’esprit échappant aux charnels, nourrit par une volonté supérieure qui dépasse la perception humaine et que nous appelons La Vie !



L’Art est immatériel avant l’heure de par son existence cérébrale enfouie au fin fond de l’inconscience individuelle, et au centre de la conscience collective !



Pourquoi ne pas l’admettre, et d’éviter un hypothétique redressement d’une situation ingérable, alors que de multiples forces nouvelles et incontrôlables apparaissent chaque seconde ?



L’Art n’est pas un travail, c’est un jeu, c’est une jouissance.



L’Art n’a pas de prix, c’est son prix.



L’Art appartient à tout le monde, donc à personne !



Et si vous n’êtes pas en accord avec cela, c’est votre liberté, mais, vous n’allez pas tarder à en payer un prix pour jouer, si nous allons au bout de la logique en court ! Un comble !



Corporatisme et lobbysme fonctionneront de moins en moins, alors que le monde s’aventure dans de nouvelles dimensions.



Vous défendez l’Art, le Grand ? Eh bien, Œuvrons maintenant.



Ou nous n’allons pas tarder à entendre le chant de la mort, ce silence, première et dernière note dans notre solfège…



Restons plus Terre à Terre ? Sur quelle Orbite ?

Caron de B. 12 juillet 2008

Vous dites Mr. qu’il n’est pas noble aux auteurs de plaider pour le vil intérêt, eux qui se piquent de prétendre à la gloire. On a raison : la gloire est attrayante ; mais on oublie que, pour en jouir seulement une année, la nature nous condamne à dîner trois cent soixante-cinq fois ; et si l’ingénieur, l’homme d’Etat ne rougit point de recueillir la noble pension due à ses services, en sollicitant le poste qui peut lui en valoir une plus forte, pourquoi le fils d’Apollon, l’amant des Muses, incessamment forcé de compter avec son boulanger, négligerait-il de compter avec les exploitants ? Aussi croyons-nous rendre à chacun ce qui lui est dû, quand nous demandons les lauriers de l’internet au public qui les accorde, et l’argent reçu du public aux opérateurs qui le retienent.

Hop la stop 12 juillet 2008

Hop la stop



@Caron de B.



Joliment dit… mais inconcevable ! même avec une Licence globale les Fai auront du mal à contenter les demandes grandissantes des uns et des autres.



Aujourd’hui, Apollon possède enfin l’instrument qui le délivre non seulement de son boulanger, mais aussi de toutes autres tyrannies persécutrices, se consacrant corps et âme à son Art, pour le plus grand plaisir de ses Muses, en usant et abusant de son talent.



Ne parlons pas des scrupules de l’homme d’État, qui n’en a point depuis si longtemps, et n’attendons rien d’autre de ce dernier, qu’il ne réclame et revendique son droit suprême quel qu’en soit le prix.



Étant devenu Muse, il nous amuse !



Aussi, comment ne pas comprendre que ce tableau, que dis-je, cette toile ne puisse être possédée et revendiquée par une quelconque autorité ?



Et surtout comment le virtuel, aussi virtuose qu’il soit, puisse dans certains esprits être à la fois revendiqué et combattu ? tout en accusant un autre point de vu de confondre le tout et son contraire, bien évidement !



Si c’est le juste prix que nous recherchons, il faudrait peut-être définir de justes règles, simples, applicables, respectueuses des uns et des autres, acceptés par le plus grand nombre, ne laissant personne sur la touche, prenants comptent les évolutions…



Bref, rien à voir avec l’épreuve de force permanent auquel nous assistons et qui ne peut que mal finir. Les courbes de ces logiques sont déjà tracées, admirons ensemble la triste progression des uns et la belle ascension des autres…

SAVRY  10 juillet 2009

NOUS SOMMES TOUS POUR LE PROJET DE LOI
MES AMIS AUTEURS ET COMPOSITEUR MEMBRE DE LA SACEM



Pourquoi ?



Parce qu’un auteur ou un compositeur passe beaucup de temps à mettre en accord les paroles et la musique d’une chanson de leur création.



leur vie ; " remplir de joie le coeur des hommes"



Comme tous les corps de métiers il doit gagner son pain pour manger à sa faim tous les jours de sa vie......



LES VAGABONDS DE LA CHANSON


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)


Infos annexes

Google joue sa carte dans la vidéo

Google joue sa carte dans la vidéo  –  30.08.2010

Google a un soucis. La quasi totalité de son métier repose sur la gratuité. Le géant de l’Internet entend maintenant se risquer sur le terrain du ... 

WALT DISNEY affiche des résultats trimestriels supérieurs aux attentes

WALT DISNEY affiche des résultats trimestriels supérieurs aux attentes   –  21.08.2010

En dépit de la baisse de fréquentation de ses parcs de loisirs, au total, Walt Disney affiche un bénéfice net de 1,3 milliard de dollars, soit 67 ... 

EUROPACORP : hausse de son chiffre d’affaire pour le premier trimestre

EUROPACORP : hausse de son chiffre d’affaire pour le premier trimestre  –  21.08.2010

EuropaCorp, la société de production et de distribution cinématographique, a annoncé une hausse de son chiffre d’affaire de 12,7% sur le premier ... 

Google Music mettrait les bouchées doubles

Google Music mettrait les bouchées doubles  –  26.07.2010

C’est avec un certain opportunisme que l’on apprend dans un article du New York Post, l’arrivée prochaine du service de musique de Google. Le géant ... 

Cinéma, un bon premier semestre

Cinéma, un bon premier semestre  –  16.07.2010

Le centre national du cinéma a rendu ses chiffres pour le premier semestre 2010. Avec 104,15 millions d’entrées, il est en progression net de 8,9 % ... 

En juin, les ventes de musique n’étaient pas à la fête

En juin, les ventes de musique n’étaient pas à la fête  –  13.07.2010

L’embellie de fin 2009, qui avait vu les ventes de musique dans les grandes surfaces spécialisées (GSS) boostées par les opérations spéciales, a bel ... 

Warner Music rachète Nous Production

Warner Music rachète Nous Production  –  13.07.2010

La maison de disques Warner Music France vient d’annoncer l’acquisition du producteur de spectacle "Nous Productions". Le montant de la transaction ... 

Wagram et Tôt ou Tard enfin mariés

Wagram et Tôt ou Tard enfin mariés  –  12.07.2010

L’arlésienne est dévoilée. Le label Tôt ou Tard et la maison de disques Wagram viennent d’annoncer enfin leurs fiançailles. Dans un communiqué, la ... 

La saison des festivals de musique commence plutôt bien

La saison des festivals de musique commence plutôt bien  –  8.07.2010

Les premiers festivals musicaux de la saison ont tiré leur épingle du jeu en terme de fréquentation, rapporte le mensuel professionnel Musique Info ... 

La valse des DG chez EuropaCorp

La valse des DG chez EuropaCorp   –  7.07.2010

Décidément, les DG continuent de tourner chez EuropaCorp : la société de production de Luc Besson vient de nommer le publicitaire Christophe Lambert ... 

"Courrier International" victime d’un fait du Prince

"Courrier International" victime d’un fait du Prince  –  7.07.2010

Prince a décidé de reporter la sortie de son album en France, a annoncé l’hebdomadaire Courrier International, qui devait l’offrir à ses lecteurs ... 

EMI assure ses arrières

EMI assure ses arrières  –  6.07.2010

Les investisseurs du fonds Terra Firma ont approuvé une résolution qui autorise la cession, d’ici à 2015, d’actions de sa filiale Maltby Capital, qui ... 

Les auteurs-compositeurs britanniques font carton plein à l’international

Les auteurs-compositeurs britanniques font carton plein à l’international  –  5.07.2010

Les droits d’auteurs perçus par les auteurs-compositeurs britanniques à l’international ont plus que doublé (+ 250 %) au cours des dix dernières ... 

CNC/ACSE : renouvellement de la la commission Images de la diversité pour trois ans

CNC/ACSE : renouvellement de la la commission Images de la diversité pour trois ans  –  5.07.2010

Selon Satellifax, la commission Images de la diversité cogérée par le CNC et l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des ... 

iTunes dans les nuages, c’est pour bientôt

iTunes dans les nuages, c’est pour bientôt   –  2.07.2010

La rumeur court depuis plus de six mois. Apple serait au travail pour lancer un service de streaming de musique. Selon plusieurs sites et blogs, ... 

Concerts : les têtes d’affiche ne font plus salle comble

Concerts : les têtes d’affiche ne font plus salle comble  –  28.06.2010

La musique live commence à payer l’augmentation sans vergogne du prix des places de concert au cours des dix dernières années. Une inflation face à ... 

Suppléments


Tous droits réservés © 2010 ElectronLibre.info Add to Netvibes Twitter Twitter flux rss rssVersion iPhoneContactA propos