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Le SNEP dresse le bilan complet de l’année 2009

Le 20 Juillet 2010 dans So_cult’ par Philippe Astor

Comme chaque année à la même époque, le SNEP (Syndicat national des producteurs phonographiques) publie son guide de "L’économie de la production musicale", qui dresse un bilan détaillé de l’année écoulée, avec de nombreux indicateurs à la clé et, pour la première fois, des statistiques détaillées sur la consommation de musique digitale.

Avec un marché de la musique en baisse de seulement 3,2 % sur un an, l’année 2009 fut loin d’être aussi catastrophique que les années précédentes pour les producteurs phonographiques français membres du SNEP. Dans l’édition 2010 de son guide sur "L’économie de la production musicale", le syndicat de producteurs se félicite du net ralentissement de la baisse du marché physique en 2009. Un phénomène qui touche les principaux marchés européens, comme la Grande Bretagne (- 6,1 % sur le physique, contre - 3,4 % pour la France) ou l’Allemagne (- 5,2 %)
Le panorama que dresse le SNEP de huit années de crise du disque pour les quatre principales majors est vertigineux. Elles n’ont plus sorti que 973 albums en 2009, contre 2535 en 2002, soit une baisse de 62 %. Quant au nombre de singles commercialisés, il a été divisé par 6, pour passer de 784 en 2002, presque deux par jour, à 125 en 2009, à peine plus d’un tous les trois jours. Dans l’intervalle, le nombre de nouvelles signatures d’artistes a nettement diminué, pour passer de 171 en 2002 à 70 en 2009. Et depuis deux ans, le solde avec le nombre de contrats rendus (75 en 2002, 70 en 2009) est clairement négatif.

Redistribution des cartes

Le numérique, en baisse de 1,9 % en 2009, en raison d’une restructuration du marché français liée à la baisse des ventes de sonneries pour mobiles, s’est taillé une part de marché de 12,9 % l’an dernier, très en deçà de celle qu’il représente au niveau mondial (27 %). Le document du SNEP met en évidence quelques spécificités du marché numérique français. Le streaming et l’abonnement y représentent 24 % de parts de marché, contre 10 % en Grande-Bretagne, 7 % en Allemagne et 5 % aux États-Unis. Autre spécificité, qu’on ne retrouve qu’en Allemagne : la part du téléchargement d’albums dans les revenus du numérique (21 %) est supérieure à celle du téléchargement de titres à l’unité (19 %), qui représente 44 % du marché numérique aux États-Unis et en Grande Bretagne.
L’édition 2010 de "L’économie de la production musicale" recèle de nombreux autres indicateurs nationaux et internationaux sur les marchés physiques et numériques, sur le déclin de la musique à la radio et à la télévision, sur la redistribution des cartes dans la distribution physique en France, etc. Il s’attarde aussi sur les principaux chevaux de bataille du SNEP en 2010, dont l’application de la loi Hadopi et le lancement de la Carte jeune. Son évaluation des coûts du piratage en Europe reprend strito sensu les conclusions d’une étude de Tera Consultants qui fut pour le moins controversé.
Pour la première fois, cependant, le SNEP s’intéresse aux usages et consacre un chapitre entier à "La consommation de musique digitale" qui agrège les résultats de plusieurs études et dresse une photographie des canaux privilégiés par les internautes français et européens pour accéder à la musique sur Internet. Où l’on apprend, par exemple, qu’un tiers des visiteurs d’iTunes va sur Deezer, 25 % sur DailyMotion et 22 % sur eMule.



- Télécharger le document complet : "L’économie de la production musicale", Edition 2010, SNEP.



PDF - 6.8 Mo

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4 Commentaires

  1. Guillaume le 20 juillet 2010

    Je trouve très étonnant qu’Amazon n’apparaisse pas dans les panels de consommation de musique numérique. Leur part de marché serait-elle inférieure à celle de Starzik ?!

    On aimerait aussi avoir plus de détails sur la chute des albums produits entre 2002 et 2009 : est-ce qu’il s’agit de compilations (type NRJ, le Best of de tel artiste, les hits de l’été, etc.) ou de nouveaux albums ?



  2. AndreTurcat le 20 juillet 2010

    Est-ce que quelqu’un se rend compte qu’El Sayegh - le signataire de ce rapport - à peine la quarantaine, aura passé ces 10 dernières (il a commencé à la SACEM) années à prôner la répression au lieu de l’innovation (et ce n’est manifestement pas fini !).

    Un jour, il aura 60/70 ans et se retournera sur son passé en se disant "C’est çà ce que j’ai fait de ma vie ?".

    Welcome to ProzacLand



  3.  le 20 juillet 2010

    "le SNEP reste plus que jamais engagé sur (...) l’allongement de la durée des droits voisins et la mise en place de solutions techniques"

    En français : Si on peut se faire encore plus du fric sur les morts, BANCO !! En plus, on a pas besoin de trop se forcer pour encaisser !!!



  4. c’est ca prend nous pour des cons david le 21 juillet 2010

    de plus l’etude d’ou la snep sort tous ces beaux chiffres est plus que contesté,

    bref une belle propagande pour preserver leur systeme de rente sur le dos des clients et des artistes,

    la snep un enieme parasite dont on peut se passer,

    de toute facon chaque intervention du représentant de la snep est un moment de fou rire tellement le bonhomme est amateur de démagogisme a la sauce frederic lefevre.



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