Les 12 travaux numériques et audiovisuels d’Ayrault 1er

Le 18 mai 2012, Politique

Les dossiers s’accumulent déjà sur les bureaux de Fleur Pellerin et Aurélie Filipetti. Après l’épisode Frédéric Mitterrand, qui a provoqué la gronde des ...

Premier gouvernement Hollande, la culture du numérique

Le 16 mai 2012, Politique

Fleur Pellerin au numérique, Aurélie Filipetti à la culture et la communication, François Hollande a souhaité que soient représentés dans son premier ...

Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

Le 16 mai 2012, Web 1,2,3

General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Le Dr Shapiro, conseiller du FMI, annonce une débâcle bancaire dans deux ou trois semaines

Le 07 Octobre 2011 dans Le_Flouze par Alexandre Kobbeh

Au cours d’un « talk show » sur la BBC, le Dr Robert Shapiro, conseiller au FMI, fait des déclarations très alarmistes au sujet de la crise, du système bancaire et des expositions de ce dernier.

Verbatim

En effet, les termes employés par le conseiller du FMI définissent sans détours possibles la gravité de la situation. A la question du journaliste lui demandant ce qu’il pourrait se passer si les politiques européens tardaient trop à prendre des mesures au sujet de la crise, le Dr robert Shapiro a répondu ce qui suit :
« S’ils ne peuvent pas répondre de manière crédible (face de la crise), je pense que dans deux ou trois semaines nous assisterons à la débâcle des dettes souveraines qui entraînera une débâcle du système bancaire européen. Je ne parle pas simplement d’une banque belge relativement petite, mais je parle des plus grandes banques du monde, des plus grandes banques en Allemagne, des plus grandes banques en France, qui impacteront les banques au Royaume-Uni. Cela s’étendra partout car le système financier est très interconnecté. Toutes ces banques sont des contreparties pour toutes les banques importantes des USA, du Royaume-Uni et du monde entier. Ce pourrait être une crise, de mon point de vue, plus importante que la crise de 2008…
Ce que nous ne savons pas, c’est l’importance des « credit default swaps » détenus par les banques en couverture de dettes souveraines et contre les banques européennes, nous ne connaissons pas plus le nombre de CDS détenus par les banques britanniques, comme nous ne savons avec précision quelle est l’exposition des banques anglaises aux risques de la dette souveraine irlandaise. »

Info ou intox ?

La déclaration de Robert Shapiro peut surprendre par son côté très alarmiste. Pourtant, à plus d’un titre, il met le doigt sur les points critiques de la situation.
En premier lieu, le système financier mondial demeure trop interconnecté, d’où une fragilité systémique et une quasi impossibilité d’agir en cas de crise. Les positions en contreparties sont tellement nombreuses qu’on en arrive à des situations inextricables.
Le deuxième point, très inquiétant, qui ressort de cette déclaration, c’est le manque de transparence du système bancaire. Le FMI sait que la situation contient tous les éléments pour un drame, mais il n’a pas une idée précise de l’ampleur des dégâts potentiels. Le directeur de l’AMF, Jean-Pierre Jouyet, se plaignait récemment du manque de transparence des transactions financières, en particulier sur les produits dérivés, ce qui nous conduit au dernier point.
Le conseiller du FMI aborde le problème des produits dérivés de gré à gré, comme les CDS. On sait le thème ultrasensible. Aucune banque ne veut communiquer sur le sujet. Les CDS sont des sortes d’assurances émises par les banques qui permettent de se couvrir sur un risque, comme dans le cas d’une dette souveraine. Mais là où le jeu devient fou, c’est que ce mécanisme ne repose sur rien. C’est un pari que prend l’émetteur. Et, manifestement, les banques ont fait le mauvais pari de vendre ce genre de produits en quantité. Combien ? Personne ne sait. Les bilans des banques ne sont pas explicites à ce sujet. On parle souvent de hors bilan pour ce genre d’activités.
Dans le milieu bancaire, on estime le marché des CDS à environ 30.000 milliards de $ à l’échelle mondiale. Quelle part concerne la crise des dettes souveraines ? Impossible de savoir. Un spécialiste de la gestion du risque bancaire nous affirmait que les banques n’ont pas une idée exacte de leur exposition tous produits confondus.
D’après Robert Shapiro, nous n’en avons plus que pour deux à trois semaines avant le tsunami financier….si personne ne réagit. En clair, les mots de nos politiques ne suffisent plus, il faut passer aux actes.
Tempus fugit...

(Lien vidéo)

Partager cette information

4 Commentaires

  1. RV le 7 octobre 2011

    quelques réflexions tirées de "Nous on peut !" de l’économiste Jacques Généreux, page 2



    Arrêtons-nous une seconde pour souligner l’énormité véhiculée par ce discours ordinaire : une démocratie, même minimale, est impossible ! Car si, réellement, les gouvernements n’ont plus le choix en matière d’impôts, de dépenses publiques et de partage des richesses, s’ils ne peuvent plus que s’adapter aux standards dictés par la compétition internationale, alors le vote des citoyens est parfaitement superflu. Si vraiment l’essentiel de ce qui relève de la souveraineté populaire est en fait déterminé par la pression des marchés et par la volonté des gestionnaires de capitaux, alors la démocratie n’est plus qu’une lubie insensée.On comprend donc pourquoi la rengaine de l’impuissance des nations est, avant tout, le discours des ennemis de la démocratie. Les néolibéraux tiennent ce discours, non parce qu’ils croient la démocratie vraiment impossible, mais parce qu’ils la jugent indésirable. L’oligarchie cynique constituée par les profiteurs du système ne souhaite évidemment pas voir les politiques déterminées par la volonté du plus grand nombre. Alliés aux cyniques profiteurs, il est aussi des « fous du marché » - cette foule d’économistes, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels efficacement formatés par trente ans de propagande néolibérale. Ceux-là sont parfois sincèrement convaincus que la décision imposée par l’« équilibre des marchés » est toujours meilleure que la décision issue du débat public et du vote populaire. Pour finir, la cause antidémocratique des profiteurs et des fous est habilement servie par la foule encore plus grande des ignares paresseux qui saturent les médias et ne savent que chanter l’air du temps et aller dans le sens du vent.



  2. Jeff le 9 octobre 2011

    Les américains sont des champions de la désinformation. Ils arrivent toujours à obtenir des effets de diversion d’opinion dans les conflits économiques et géostratégiques. Ce sont des bluffeurs nés !Et le laminage de l’Euroland par le biais de la manipulation des marchés en est l’exemple le plus flagrant. Les Américains appuient leur stratégie sur l’hétérogénéité politique et économique de l’Europe et ils jouent la montre. Comme souvent dans ce genre de dialectique le vrai et le faux sont habilement mélangés. Nous sommes "invités" à croire que le système bancaire européen fonctionne sur une confiance dans les marchés qui est identique à celle du système bancaire américain (et anglais).S’il est exact que le fédéralisme américain rend tributaire son système bancaire de la FED, il n’en va pas exactement de même de celui de l’Europe vis-à-vis de la BCE pour laquelle chaque État est un partenaire indépendant, ce qui établi une certaine "étanchéité" face à la ruine collective. Nos économies ne sont pas intriquées comme le sont celles des États américains et leurs centaines de banques.Quant aux CDS garantissant les banques européennes ils ne seraient mis en jeu que si celles-ci ne pouvaient faire face à leur engagements sur les marchés, donc indirectement par rapport à leur exposition souveraine, fût-elle d’importance. La démarche actuelle de recapitalisation des banques européennes, si exécrable soit-elle pour le contribuable, est la seule démarche possible pour désactiver le bluff des marchés téléguidés par la grosse finance américaine (et anglaise) au bord du gouffre qui va les avaler, EUX ! Dans quelques semaines !Donc n’inversons pas les rôles Mr Saphiro, c’est vous qui avez les pattes dans le vide mais pas nous, malgré que vous cherchiez par tous les moyens à nous entraîner avec vous au fond de l’abysse !Maintenant que grâce à vous et aux oiseaux de mauvais augure de votre genre la guerre des changes a fait place à la guerre d’intimidation il apparaît clairement que votre situation est critique face au marché des CDS, tel que vous le sous entendez en voulant en rejeter la faute sur l’Euroland. Ce n’est effectivement plus qu’une question de quelques semaines avant que l’on voie l’économie mondiale chamboulée par la récession américaine, bien sûr nous subirons les vagues de ce tsunami et l’ordre des choses aura brutalement changé sur cette planète mais nous nous adapterons à de nouveaux partenaires commerciaux avec une nouvelle monnaie de référence excluant désormais le dollar en position dominante.Et il y a fort à parier que cette monnaie sera adossée à ….l’Euro !N’est-ce pas ce qui vous fait vraiment peur Mr Saphiro…. ?!



  3. Ringel le 31 décembre 2011

    Actuellement à l’échelon mondiale , le marché des dérivés (CDS) s’élève à 66 000 milliards de dollaret non pas de 30 000 milliards de dollar comme anoncé .



  4.  le 31 décembre 2011

    Bon ! on est le 31 décembre et il ne s’est rien passé !!!



Ajouter un commentaire


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)