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Le 3 mai, l’Hadopi enlève le haut

Le 30 Avril 2010 dans Peer2peer par Philippe Astor

La présidente de la Haute autorité, Marie-Françoise Marais, a convié une poignée de médias à son siège, lundi 3 mai, afin de rencontrer les membres du collège Hadopi, de la commission de la protection des droits et de son personnel administratif. La marque d’une volonté de transparence affichée, sur ce que seront les modalités d’application de la loi et son calendrier opérationnel.

C’est à un point d’étape que sont conviés lundi 3 mai quelques médias au siège de l’Hadopi, dans le 14ième arrondissement de Paris, pour prendre connaissance du calendrier opérationnel de la mise en œuvre de la loi pour la protection du droit d’auteur sur Internet, et de l’organisation interne de la Haute autorité qui a pour mission de la faire appliquer, sous la présidence de Marie-Françoise Marais, conseillère à la Cour de cassation, membre de l’ARMT (Autorité de régulation des mesures techniques de protection) et vice-présidente du CSPLA (Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique), élue en janvier dernier par ses pairs du collège Hadopi.
"Nous ne sommes pas un bunker", exprime Eric Walter, le secrétaire général de l’Hadopi, qui s’est laissé convaincre il y a un peu plus d’un mois de rejoindre la nouvelle autorité administrative et a procédé dans l’intervalle au recrutement de toute son équipe administrative. Cet ancien chef du service Internet de l’UMP, qui fut chargé de mission sur la société de l’information au ministère de l’Intérieur lorsque Nicolas Sarkozy l’occupait, veut faire preuve de "la plus grande transparence". "C’est une première ouverture, confie-t-il à propos de la réunion de lundi prochain. Nous commençons à parler. Nous préciserons où nous en sommes"
Pour ce qui est du calendrier opérationnel, "les choses avancent relativement vite, indique-t-il. La consultation entre fournisseurs d’accès et ayant droit, qui avait commencé sous l’égide de l’ARMT, avance à marche forcée." L’enjeu est de réaliser l’interconnexion entre les systèmes d’information des différents acteurs du dispositif : ayant droit, opérateurs Internet mais aussi Hadopi. Des précisions seront apportées lundi sur ses modalités, et sur la nature des échanges de données auxquels il sera procédé.

Quelques aléas réglementaires

Eric Walter se dit confiant, par ailleurs, sur le calendrier réglementaire. "Les quatre décrets d’applications sont en cours de rédaction, explique-t-il. Et les ayant droit ont déposé la semaine dernière leur demande d’autorisation à la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés, ndlr) pour la collecte des adresses IP."
Mais ce calendrier peut encore souffrir de quelques aléas : "Tant que la CNIL ne se sera pas prononcé, rien ne sera possible", reconnait-il. Or la CNIL, qui est une autorité administrative indépendante, dispose d’un délai de deux à quatre mois pour rendre son avis, et peut bloquer l’application de la loi dans l’intervalle, même si au final, son avis n’est que consultatif.
"De toute façon, les messages d’avertissement partiront, indique le secrétaire général de l’Hadopi. C’est au cœur de notre action. Mais à côté de cela, nous allons préciser la manière dont nous assisterons leurs destinataires et dont nous répondrons à leurs questions. Et nous expliquerons également nos intentions pour ce qui est de promouvoir les offres légales sur Internet."
Une autre incertitude pèse sur le calendrier de l’Hadopi : celle des délais qu’est susceptible d’introduire le processus de « labellisation » des dispositifs de sécurisation de l’accès à Internet qui seront proposés aux internautes. "De toute façon, en dernier ressort, ce sera au juge d’évaluer si les moyens adéquats sont mis en œuvre", répond Eric Walter sans plus de précision.
La réunion de lundi devrait être l’occasion d’éclaircir ces quelques points, et d’obtenir des réponses à un certain nombre de questions qui se posent. Par exemple, sur la manière dont l’Hadopi appréhende la guérilla électronique qui s’organise contre elle avec toutes sortes de dispositifs, de Seedfuck à BT Guard et aux VPN (réseaux privés virtuels), censés permettre de passer entre les mailles de ses filets.

Volonté d’ouverture

Une guérilla qui se concentre sur les réseaux peer-to-peer, lesquels ne seront pas son unique champ d’investigation, laisse entendre Eric Walter. La Haute autorité a certainement en ligne de mire, également, les sites de streaming illégaux, et des plateformes d’hébergement comme MegaUpload ou Rapidshare...
Le secrétaire général de l’Hadopi insiste par ailleurs sur la volonté de la nouvelle autorité administrative de se doter d’une organisation moderne et en phase avec l’univers d’Internet, ce qui devrait se refléter jusque dans son organigramme. "Nous ne souhaitons pas travailler tous seuls dans notre coin, précise-t-il. Des consultations et un dialogue permanent avec le monde extérieur seront organisés". Un chapitre sur lequel plus de précisions seront apportées lundi.

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8 Commentaires

  1. pascal le 30 avril 2010

    Madama Marais, magistrate à la cour de cassation et dorénavant patronne de l’hadopi, va-t-elle continuer à être juge et partie ?



  2. Repubanane le 30 avril 2010

    Elle a toujours été juge et partie aucune raison que sa change...



  3. kaboukoe le 30 avril 2010

    bonjourj’avais toujours pensé, naïve, que la CNIL pouvait s’opposer à une loi : mais, je lis dans l’article qu’elle ne peut QUE donner son avis, donc, concrètement elle fait quoi ?



  4. ubick le 1er mai 2010

    L’offre légale : l’arnaque intégrale ! Savez vous combien touche un artiste lorsque vous payez 1 euro le morceau sur I-thunes ou A-ma-zone ? 0,015 Cts !!!Pour qu’un artiste indépendant touche 999 Euros, il lui faut vendre 150 CDs environ s’il les a autoproduit, alors qu’il lui faut 66 600 téléchargements légaux pour y parvenir, sans compter les frais annexes. Qui veut-on tuer dans l’histoire ? les pirates ou les producteurs indépendants, au profit des majors et des plateformes d’arnaque légale ?



  5. Simone le 2 mai 2010

    Ubick tu vis dans un autre monde ! Où as-tu trouvé ce chiffre débile de 0,015 cts pour l’artiste quand un de ses titres est vendu sur Itunes ? Un artiste touche environ 10% à 15 % du net encaissé, qui est d’environ 65 cts par titre sur le digital (si celui-ci est vendu 99cts incluant une TVA à 19,6%), soit 6 à 9 cts pour l’artiste interprète. Si il est aussi auteur et/ou compositeur, il touche en plus 1,5 à 4 cts de plus. Si il est son propre éditeur et/ou producteur, il prend encore 8 à 15 cts de plus. Soit quelque chose comme 500 à 2500 fois plus que ce que tu racontes, suivant les cas ...Quand on ne sait pas de quoi on parle, on la ferme



  6. valentin le 3 mai 2010

    ben et toi simone, tu les tires d’ou tes chiffres ?

    allez, concernant deezer par exemple , les majors ne reversent moins de 0,1% aux auteurs et interpretes, selon les propres déclarations de deezer fin 2009.



  7.  le 4 mai 2010

    Eh Simone, Ubick donne les chiffres qu’il a lu dans un rapport (qui vient des US ou de Grande-Bretagne, je ne sais plus)tout ce qu’il y a de plus sérieux. Je le sais parce que je l’ai lu il ya quelques jours et les chiffres étaient les mêmes que ce que donne Ubick.Alors je dirai comme toi Simone :"quand on ne sais pas de quoi on parle, on la ferme"



  8. hades le 14 mai 2010

    hadopila mort programmee d’un systeme et sa mutation irremediable vers l’anarchie sur le net...un comble quand on entend sarkon dire qu’il souhaite un net respectueux du droit !!!le chiffrement va devenir la normedonc les parasites a savoir, les cyberterroristes, les pedophiles, les terroristes , vont devenirs invisibles, caches dans la masse des chiffrements, devenus normes du citoyen lamba...l’offre legale parlons en !!!le morceau a telecharger coute la meme chose que le cd achete !!!un dvd en telechargement coute le prix du dvd en rayon...cherchez l’erreur...de plus : j’enregistre zorro a la tv pas de pbje le telecharge sur le net et la je risque la prisoncherchez l’erreur !!!mais tout n’est qu’erreurs lorsque l’on a affaire a des gouvernants qui votent forces de lois sur des sujets auquels ils n’entravent rien !!!

    la riposte va etre de la part des internautes plus qu’une fureur !!!spam des boites des contractuels d’hadopi dans la releve des ipexplosion des serveurs qui servirons a la traque des soi diants contrevenantsmort du wifi au profit du cpl et du rj 45mort du telephone wifi ...un simple ordinateur d’un hacker peut faire sauter un serveur en deny de servicealors immaginez des millions d’internautes en fureur !!!et rien de plus legal que de pinger !!!

    moi j’en rigole d’avancela riposte va aussi se faire au detriment des sites gouvernementaux ou qui le soutienneau va bien se marrer lors des futures declarations ficscalesdeja qu’actuellement c la merde...

    bonne chance a hadopirela seule chose que cela appoprtera c’est l’augmentation de depenses de l’etat pour un resultat plus qu’inutile : nauseeux et dispendieux



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