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Les fabricants de téléviseurs estiment verser 100 millions d’euros de trop à la copie privée. Ils demandent aussi des contenus pour nourrir les écrans ...

L’industrie musicale peut-elle vivre du streaming ?

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La part du streaming dans les revenus des artistes et des producteurs de musique promet de croître de manière significative dans les années qui ...

La fin d’Hadopi

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L’hadopi pourrait être assimilé à un régime alimentaire. Une fois adopté, il devient inutile. Voilà comment... C’est inéluctable, et François Hollande ...

Midem : A Cannes la musique fait son cinéma

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Le modèle du centre national du cinéma a servi au gouvernement et à la filière musicale pour la création du centre national de la musique. Le Midem ...

La fin du Web (Episode 3)

Le 08 Mai 2009 dans Web 1,2,3 par Emmanuel Torregano

Résumé des épisodes précédents. L’auteur pris de vertiges avait accusé le Web d’être un assassin en puissance : exterminateur des inventeurs téméraires, qui à l’épreuve de la gratuité ont subi de trop nombreuses fois la défaite. Péché de jeunesses, car bien vite, la réalité d’une nouvelle forme du virtuel était identifiée dans l’épisode suivant. Baptisé "Digital-Me", ce paradigme inédit, ancré dans une consommation mobile ou à partir d’applicatifs des ressources du réseau, méritait quelques explications supplémentaires - le lecteur ayant été abandonné attaché à un monolithe double : la synchronisation globale et l’interopérabilité horizontale.

Le présent de l’internet, c’est le "Digital-Me". Il convient maintenant de déterminer les structures qui le soutiennent. Ce qui saute en premier aux yeux, c’est la mise en place progressive de vecteurs de communication puissants. Ce sont eux qui vont nous permettre de donner une idée simple et évidente de ce nouveau territoire virtuel.
Le premier d’entre eux est la synchronisation globale, ou complexe virtuel du bernard l’hermite. Il s’agit ni plus ni moins qu’une approche multi-locale des données. Elle permet de se trouver partout chez soi - comme un bernard l’hermite qui trouve une coquille et chaque fois en fait sa maison -, dès qu’on se connecte à un réseau. On retrouve ainsi, les indispensables de son existence virtuelle : adresses, calendrier, signets, mais aussi contacts et mails. La synchronisation globale en est encore à ses balbutiements avec un développement orienté essentiellement vers les tâches de type "professionnel" ou "bureautique". Bientôt, elle étendra au grand public ses ailes pour mettre à portée de doigts, de clics, voire de voix les bons restos, programmes radios, TV, vidéos préférées, playlists, informations privées, sociales, médicales, l’actualité etc. Google est bien avancé sur ce terrain, la firme de Mountain View a misé sur Android, son système d’exploitation développé sous licence open-source. Tandis qu’Apple ou Microsoft ont évidemment intégré dans leur cahier des charges des services de ce genre - je ne suis pas un spécialiste, mais quel est le potentiel des systèmes libres de type Linux sur ce terrain ?

Network Computer

La synchronisation globale a des traits de caractère communs avec ce que certains avaient prédit à la fin des années 90’ dans la description du concept de "network computer". Cette vision revient à voir dans le réseau des réseaux le reflet d’un ordinateur mondial, à l’efficacité globale, hyper-distribuée. L’idée maîtresse consiste à déporter les organes essentiels d’un ordinateur de salon, une machine familiale, dans un lieu accessible à travers une connexion avec le réseau. Ainsi, l’accès à un applicatif quelconque se fait par le réseau et non plus par les circuits internes de l’ordinateur sur lequel on travaille. Le logiciel serait littéralement téléporté sur la machine de l’utilisateur. Jusqu’à présent ce type d’applicatif à distance n’a pas encore vraiment trouvé une voie vers la grand public.
Autre exemple, plus intéressant encore, est la machine mise au point par Michael Robertson - certainement le plus honorable des pirates du Web - avec MP3.com. Elle possédait un potentiel certain pour s’inscrire dans la synchronisation globale. Cette fois, il n’était pas question de guichet virtuel pour traitement de texte ou autre, mais de mettre en commun des contenus culturels. Plus de MP3 enregistrés sur son ordinateur, mais l’accès universel - à partir de n’importe quel appareil connecté - à une discothèque. Outre les complications que cela pouvait entraîner avec les métiers concernés, comme producteurs ou éditeurs de musique, MP3.com ne pouvait réussir alors que les terminaisons du réseau, celles qui arrivent dans les foyers, n’étaient pas encore haut-débits, et pis, il était impossible d’en profiter en situation de mobilité, sauf à enregistrer le fichier MP3...
Aujourd’hui, les structures techniques sont là pour que ce pari soit gagnant, mais les intentions ont glissé vers d’autres objectifs. Le "network computer" n’est plus à la mode.

Priorités

L’important n’est plus de déporter sur le réseau les fonctions vitales des ordinateurs mais de rationaliser le plus possible l’accès à des services essentiels, en fonction des terminaux utilisés. Passons par l’épisode 2 de cette saga pour le comprendre. En premier, il y a la fin de l’hégémonie du couple url/navigateur et l’apparition d’interfaces "presse boutons" capable de simplifier et d’objectiver l’accès aux ressources du réseau. D’autre part, l’inversement des flux majoritaires, qui ne sont plus "network-centric", mais "user-centric". Ce sont alors tous les aspects de sa propre vie - Me -, autant loisirs que sociaux et professionels qui sont concernés par la synchronisation globale. Dans ce rapport à une existence connectée, possédant le dont d’ubiquité, l’important est alors de déterminer des priorités.
La synchronisation globale peut être en effet passive, ou active. Pour la première, il s’agit de se connecter à un terminal qui est transformé par le truchement d’un login et d’un mot de passe en un ordinateur personnel, identique à celui qu’on a laissé à la maison. La seconde fait entrer en jeu un nouveau concept : la notification. Cette fois, des messages relatifs à la synchronisation de ses données personnelles avertissent l’utilisateur à chaque fois qu’il y a une modification. Le degré acceptable d’alerte peut alors être fixé par l’utilisateurs - le crash d’un avion dans un fil de news aurait par exemple la priorité sur l’anniversaire de la grand tante. L’organisation d’un ordre par priorité sera l’un des problèmes qu’il faudra résoudre, et qui entraînera forcément une concentration des usages. Disons que l’on est abonné à un service de vidéo à la demande, émanation d’un grand groupe de télécommunication. Quelle sera sa place dans ce système d’avertissement, devenu aussi média de communication et de promotion ? Dans lequel l’usager a forcément le dernier mot...
Prochain épisode, l’intéropérabilité horizontale. Promis.

La Fin du Web (Episode 4)

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1 Commentaire

  1.  le 9 mai 2009

    On voit éclore dans cet épisode la fleur qui bourgeonnait sur FB et Twitter dans l’épisode précédent. La synchronisation globale sera notre mode d’intersection avec les réseaux, le point vers lequel convergeront tous les flux constitutif du contexte dans lequel s’exprimera notre personnalité numérique. Le lieu de notre double logiciel. De notre .Digital.Me ? L’interopérabilité horizontale (on attend le prochain épisode avec impatience) en sera la condition nécessaire, qui permettra à ce contexte de se déplacer avec nous, d’un périphérique à l’autre. Nous n’aurons plus alors besoin de trimbaler autre chose qu’une télécommande un peu évoluée, un genre d’iPhone au standard MPEG 7. On peut déjà raisonner dans ce cadre. Mais il ne s’agit que d’une première couche d’exploitation. D’un framework.Ce n’est que le point de départ de toute la réflexion philosophique que nous devrons mener sur l’homo numericus, son essence, sa nature. Des dimensions comme celle de l’économie de la réputation, notamment, commencent à être explorées qui font partie de cette réflexion. Pour l’esprit humain, c’est une nouvelle Renaissance. Nous sommes en train de sortir du moyen-âge industriel ;-).



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