La Nuit des Médias, "nouveaux médias, nouvelles créations"
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Pour sa troisième édition, la nuit des médias met autour de la table les acteurs du Net, comme de la télévision, et de la publicité. Pascal Rogard, le directeur de la SACD est le maître de la cérémonie. Comme nous l’annoncions Frédéric Lefebvre est présent.
19H05 : Le débat commence enfin par une introduction de Pascal Rogard. Qui passe la parole à Pierre Lescure, ancien patron emblématique de Canal+.
19H08 : PL,
"Les spectacles vivants n’ont qu’à gagner dans le dynamisme des nouveaux médias".
19H10 ; Son présents aussi, Martin Rogard (DM), Hervé Chabalier (CAPA), Dominique Delport (Havas), Rodolphe Belmer (Canal+), Xavier Couture (Orange), Vincent Solignac (scénariste).
19H16 : 1ère question sur la fin de la pub à FTV et le numérique qui se généralise sur la TV.
D. Delport répond : la crise amène son lot de frilosité. Avec une déflataion sur le média TV (- 15% en janvier). On est à -6,6% sur la publicité globale pour l’année à venir. Avec un coup très rude sur la presse (il y aura des morts pendant l’année). Et Internet à - 8%. LEs groupes médias doivent repenser leur modèle économique.
19H20 : Question à F Lefebvre sur la réforme de l’audiovisuelle.
F. Lefebvre : la crise on la voyait venir. On avait déjà une chute des recettes (-20%) avant même l’annonce du Président. Propos confirmé par Delport.
"On s’est occupé pendant des années sur les tuyaux. On a développé toutes les offres sur internet, et je m’en réjouie, et à un moment on se réveille ! Mais le modèle de financement avec la publicité est un problème structurel, et la crise est un accélérateur. Il faut trouver une solution. Il faut donc poser la question du financement de la création. Je prends au mot, y compris le monde de l’internet, qui dit qu’il tient à la neutralité des réseaux, mais alors allons jusqu’au bout du raisonnement : s’il y a des contenus, créés par quelqu’un, soit nous créons un nouvel organisme, soit c’est le rôle de CSA de s’en occuper. Je l’avais proposé lors de la discussion et de la loi. J’ai dû le retirer et je le regrette car on aurait pu le voter, il y avait une majorité, notamment avec les socialistes."
Concernant le texte sur la limitation des produits alimentaires dans la publicité, le député est contre, car ce texte va contre les intérêts de la création. Et en plus, il ne serait pas efficace d’un point de vue sanitaire.
19H29 : H. Chabalier,
La réfome de la publicité à la TV a été voulu par la Président pour que la publicité disparaisse et que les programmes du service publique ne soient plus sous la pression de la publicité. Il l’a fait pour des raisons éditoriales, pas pour anticiper la crise.
19H31 : HC,
Si on réfléchit numérique, on pense global et il faut voir les liens entre la TV et les nouveaux médias.
19H40 : Question à FL sur la loi Hadopi et chronologie des médias
FL se dit bien incapable de donner une date précise. Il revient sur le vote des sénateurs, qui ont voté le texte à l’unanimité. Enfin sur la chronologie des médias est un faux problème, explique le député. "Maintenant qu’il y a un shérif sur le net (hadopi), alors il faut que les uns et les autres rendent les armes". Bref, les professionnels de la tv et du cinéma savent ce qu’ils leur restent à faire sur la chronologie.
19H45 : FL,
"ll faut trouver un système vertueux pour le financement de la création par l’internet". FL prend en exemple Dailymotion, qui "a décidé de rentrer dans le cercle vertueux".
19H46 : Martin Rogard répond,
"Il y a de nouveaux usages sur internet". "Deux mondes complètement différents, entre l’internet et la télévision". "Il existe un monde de la vidéo qui est bien plus large que ne le montre la télévision". "Nous avons montré avec DM qu’on pouvait entrer dans ce système là, celui des droits d’auteurs. On a même signés plus tôt que certaines chaînes de la TNT". "Sur la question de la régulation... Le schérif est parti de la salle(F. Lefebvre a quitté la salle deux minutes avant). On est plutôt aligné sur la vision de l’administration US, qui voit une richesse dans l’internet. Et on est contre les taxes, car, il est trop facile de se délocaliser. Regardez, Youtube a sa régie en Irlande !". Il faut que l’on puisse se battre contre des acteurs qui sont surtout américains. "DM a réalisé 10 millions d’euros de chiffre d’affaires sur la première année". Enfin, Martin Rogard finit en expliquant que Pages jaunes réalise 450 millions d’euros !
19H59 : V. Solignac,
Se plaint qu’il n’y est pas assez de visionnaire parmi les personnes qui acquiert les programmes dans les chaînes. "Il y a des gestionnaires, mais il manque des visionnaires". Ensuite, il explique comment il a lancé la série : "la cuisine de Nicolas", qui est sur DM. Avec une aide du centre national de la cinéma, mais avec l’argent duquel, il est interdit d’être diffusé à la TV ! "L’avenir sera du côté de l’auteur sur l’internet".
20H03 : VS,
la redevance serait à 200,75 € si l’on avait suivi l’idée de départ de son instauration, qui était le prix d’un timbre par jour et par téléviseur.
20H12 : Une question à Rodolphe Belmer, le DG de Canal+,
Comment allez vous muter ?
"L’internet la TV sont des choses assez différentes. Le temps de consommation de la TV augmente, alors même que celle de l’internet explose aussi. Les deux peuvent se développer harmonieusement. L’internet répond à un besoin sociale, participatif, actif". Et ça ne se substitue pas dit-il.
20H14 : RB,
"le rôle central de la tV dans la notoriété d’un programme, de le faire connaître demeurera. Le rôle d’éditeur conservera beaucoup de valeur. C’est dans ce cadre que l’on travaille avec la chaîne Canal+. Canal s’est redressée grâce aux efforts dans la création mais aussi sur la technologie pour mettre C+ dans le numérique". "Nous travaillons dans le sens de nouvelles écriture pour la création. Nouvelles formes narrative, participative, non linéaire". Car sans cela, il n’y a pas d’économie viable sur le net, raconte le DG de Canal. A cela, il faut ajouter des formes de production plus légères, adaptées à l’internet. On regarde aussi l’ergonomie, notamment on pense à ce que fait Apple qui est le mariage des contenants et des contenus.
20H24 : Question à X. Couture,
Qu’est-ce que l’opérateur apporte de vraiment nouveau ?
XC,
"Ce qui a varier c’est la manière dont on peut relier les auteurs, les créateurs, et le public avec de nouveaux outils". "L’édition de chaîne n’est qu’une toute petite partie d’Orange", lance le directeur de la Division Contenu à l’adresse de Canal+. "Google facture 800 millions d’euros sur la France par an, et pas un centime de cette somme va à la création", alors que C+ c’est un investissement de plus de 200 millions d’euros dans la cinéma, et Orange, 10 millions d’euros. "Ce monde est en train de changer complètement d’âme. Et les usages auxquels on va être confrontés vont changer notre rapport aux marques. Et heureusement qu’il y a des C+, qui permettent de garder ce lien avec les auteurs." Oui, oui, le patron de la DC encense le travail de C+ ! "Notre capacité et notre originalité c’est de manier le délinéarisé et le linéarisé (des programmes)". "Nous sommes un champion national, nous voulons être cet apple des réseaux et relier aussi les abonnés sur internet avec les contenus". "Nous sommes ravis de participer au financement de la TV, (avec la taxe qui a été voté dans la loi audiovisuel)"
20H34 : Jean-François Copé vient d’arriver. Il doit clore les débats. Il parle de ses souvenirs du vote et de la préparation de la loi audiovisuel... "Plus jamais je ne verrais le monde de l’audiovisuel et de la création différemment". "Nous avons eu cette obsession d’associer tous ceux qui travaillent de près ou de loin à la télévision", indique t-il pour expliquer le travail de la commission sur la nouvelle télévision publique.
20H50 : JFC,
Il revient sur la redevance et explique qu’il préférait toute de même un financement par une taxe des FAI, "ce qui est un outil bien plus dynamique". Il rappelle toutefois qu’il était pour une augmentation de la redevance, si elle était indexée à l’inflation.
Un passage concernant la loi Hadopi qui va passer à l’Assemblée en mars :
"Il y a la crise, est ce que c’est vraiment urgent de voter une loi sur les auteurs ? Le pillage des auteurs sur internet c’est du vol, comme on volerait dans une librairie. Je suis à fond derrière le rapport Olivennes. Et il ne faudra rien lâcher. Il faut assumer, même si c’est impopulaire auprès des jeunes. Sur tout ca nous feront le maximum pour enclencher une politique de très grande vigilance".
20H57 : Fin des débats
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