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Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

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Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

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Hadopi - La rue de Valois comme un chien dans un jeu de quilles (màj)

Le 07 Octobre 2010 dans Peer2peer par Emmanuel Torregano

Alors que Free et l’Hadopi négocient un protocole pour régulariser l’interconnexion technique entre les FAI et la CPD, la filière musicale a déclenché un incident diplomatique entre le ministère de la Culture et de la Communication et la filiale d’Iliad.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes. L’Hadopi et Free avaient entamé une discussion fructueuse et cordiale sur le meilleur moyen d’aboutir à un accord, après le refus en début de semaine de l’opérateur de faire transiter les e-mails d’avertissement de la haute autorité à ses abonnés. Inquiet du cadre proposé par la loi, Free demandait à l’Hadopi une convention apportant quelques précisions et garanties sur le respect de la vie privée de ces mêmes abonnés, notamment s’il venait l’idée à la CNIL de mettre son nez là-dedans, et il serait mentir de prétendre que l’Hadopi ne voulait pas en entendre parler. Bref, tout ce ramdam serait retombé de lui-même dans les jours prochains, le temps pour les discussions d’aboutir à un protocole commun, si le ministère de la Culture et de la Communication n’avait pas mis ses gros godillots dans la porte entrouverte pour gueuler un grand coup !
En tant que journaliste averti, il faut bien parfois se résigner à faire le deuil d’une certaine idée de l’habilité politique. Comment expliquer sinon le communiqué du ministère de la Culture et de la Communication, d’ailleurs rédigé à la va-vite si l’on en juge par les coquilles, qui fustige la réaction de Free, et va jusqu’à menacer le trublion d’un décret bardé de sanctions... Marie-Françoise Marais, la présidente de l’Hadopi, dont la ligne de conduite depuis le début de cette histoire est d’obtenir un accord avec les opérateurs et peut-être aussi avec les internautes, en proposant des zones de confrontation et de discussion - voir la création des fameux Labs - en a avalé son chapeau. Voilà ses efforts, sa patience, toutes ses vertus mises à rude épreuve par la rue de Valois.

25 000 incidents par jour

L’histoire a de quoi faire perdre patience à n’importe quel homme de bonne volonté. D’autant que le ministère de la Culture n’a pas agi de son propre chef mais s’est laissé aller à répondre aux injonctions du "canal historique" qui y sévit, et veille jalousement aux intérêts de la filière. Comprenez ici, cette intriguante armada de lobbyistes capables de dégainer avec une promptitude légendaire dès qu’il faut flinguer un adversaire par voie de communiqués. Ils ne sont pas très difficiles à identifier, et pour les meilleurs, officient du côté du syndicat des éditeurs phonographiques. Bien sûr, l’attitude d’un Free, qui ne perd jamais une occasion de peaufiner son image de marque de poil à gratter, alors même que le marché de la musique s’est effondré de 60%, a de quoi irriter les représentants de la filière. Encore que devant pareil cas, mieux vaut éviter d’agir sous le coup de la colère. Car, maintenant, les discussions entre Free et l’Hadopi sont suspendues à la diplomatie qui a pris langue entre Maxime Lombardini, le directeur général de Free et le cabinet du ministre Frédéric Mitterrand. Autant dire que Free ne lâchera pas avant que la rue de Valois ait fait un geste fort de réconciliation...
La CPD a adressé une centaine de demandes d’identification d’IP aux opérateurs de télécommunication - selon les dires de ces derniers -, quand les ayant droit affirment repérer 25 000 incidents par jour ! Et bien que ce terme corresponde au téléchargement d’un seul fichier par internaute, et donc n’implique par 25 000 demandes d’IP, le volume d’envois pratiqué par la CPD est bien inférieur à ce que veulent les ayant droit. Encore un sujet chaud pour l’Hadopi...

- Mise à jour 12h39 : du côté d’Hadopi, il n’existe aucun rendez-vous de ce type avec la filière. Le texte d’origine dernier paragraphe (Et la musique dans tout ça ? Et bien, la filière doit rencontrer en début de semaine les membres de la commission de protection des droits, la fameuse CPD. Cette réunion sera l’occasion de mettre sur la table les chiffres et d’en tirer quelques conclusions pour la filière. Or, comme disait George Marchais en son temps : "vous venez avec vos questions, moi avec mes réponses"... )

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