Free Mobile, très proche du seuil des 25% (Màj)
La multiplication des tests sur les fréquences Free Mobile intrigue les autres opérateurs. Le lancement serait imminent, à moins d’une grosse tuile.
Sueurs froides chez les opérateurs. Faites le test avec votre mobile, les fréquences 20815 (FreeMobile) et 20814 (Femtocell Free) envahissent petit à petit les ondes françaises de la téléphonie ! Mais qu’est-ce ? Tout simplement les indices probants des tests effectués par Free Mobile juste avant la naissance de l’opérateur grand public d’Iliad. La contamination est telle que chez SFR, Bouygues et Orange, on est presque convaincu que tout cela n’est plus qu’une question de semaines... La rumeur, insistante chez les opérateurs, est que Free n’est plus très loin des 25%, le chiffre magique qui correspond au seuil minimal requis pour lancer le service sur le territoire.
Même recette tarifaire
La loi oblige en effet Free à lancer son offre lorsqu’au moins 25% de la population nationale seront couverts - en fait 27% à la lettre, mais seulement 25% pour déclencher l’itinérance des appels via un autre opérateur. Et c’est bien sûr cette barre que l’opérateur cherche à atteindre le plus tôt possible pour lancer l’offensive sur un marché promis comme très juteux. Le reste du territoire lui sera accessible via un accord de "roaming" contracté avec Orange, qui a été annoncé en début d’année. De là à dire que l’opérateur historique craint un peu moins que les autres l’arrivée de FreeMobile...
Bref, la multiplication des tests et la montée en charge des deux fréquences en 2081x ne peuvent être qu’un signe avant coureur de la commercialisation de la version mobile de Free. Les conditions tarifaires sont déjà à peu près connues, d’autant qu’elles n’ont guère de raison d’être très différentes ; s’appuyant sur les mêmes recettes qui ont fait la réussite de Free dans l’ADSL. Free Mobile devrait donc proposer des offres à 29,90 euros pour les clients qui n’ont pas encore d’abonnement à la maison Illiad et 10 euros de moins pour les fidèles de la marque.
La concurrence se prépare
Pour se défendre, SFR, Bouygues et Orange ont mis les bouchées doubles depuis la rentrée, avec des offres plus adaptées aux nouveaux modes de consommation du mobile, centrés sur les data, bien entendu. Et puis, comme tout cela est aussi très politique, les trois opérateurs mobiles actuels s’appuient sur le flou qui entoure le calendrier du lancement de Free Mobile pour en demander toujours plus au régulateur. Histoire aussi de faire avancer les dossiers en attente...
Les concurrents de Free Mobile ne font pas que proposer des offres nouvelles d’ailleurs, ils ont aussi concentré leurs efforts sur leurs clients fidèles. Il n’est pas rare ainsi ces derniers temps de se voir proposer un téléphone haut de gamme pour quelques euros, moyennant un renouvellement de contrat. Et cela, même avec des modèles qui avant n’avaient jamais été bradés ainsi, notamment iPhone. Tout est bon pour sécuriser la relation avec le client avant l’arrivée de celui qui est préfiguré comme un ogre ! Un bébé ogre, mais qui pourrait vite prendre de la place.
Mise à jour, vendredi 4, 16h55 : après vérification, l’ARCEP indique par erreur sur son site que la fréquence 20814 est utilisée par Free. Celle-ci correspond dans les faits aux réseaux ferrés de France. Merci
