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Droit de réponse : Warner Music s’insurge contre les propos du Pdg de Jiwa

Le 29 Janvier 2010 dans So_cult’ par

Nous publions la réponse de Thierry Chassagne, Pdg de Warner Music France, suite aux propos de Jean-Marc Plueger, le patron de Jiwa. Un épisode de plus dans la guerre de tranchées que se livrent les plateformes et les majors.

WARNER MUSIC FRANCE tient à réagir aux déclarations de Jean-Marc Plueger, Président de la société Jiwa, relatées sur le site ElectronLibre le 28 janvier 2009.

La publication d’informations tout à la fois confidentielles et contestables par cette plate-forme place Warner Music France dans l’obligation d’y répondre publiquement.

Jean-Marc Plueger affirme ainsi que les majors fixeraient de manière subjective des avances ou «  minimums garantis  » élevés et difficilement recoupables.

Il oublie de préciser, en premier lieu, que Jiwa a lancé son activité sans aucun contrat, en parfaite violation des droits de Warner Music.

Il oublie également de préciser que, malgré cela, Warner Music a soutenu sans réserve ce nouvel entrant en lui ouvrant l’accès à son catalogue et en proposant un minimum garanti réaliste, fondé sur les perspectives de diffusion établies et communiquées par la plate-forme elle-même.

Le montant de l’avance négociée avec Warner Music s’avère d’ailleurs parfaitement en ligne avec la part de marché de cette dernière. Warner Music avait, au surplus, accepté un recoupement sur 18 mois au lieu des 12 pratiqués habituellement.

Jean-Marc Plueger omet d’ailleurs de dire que, une fois le contrat signé, Jiwa n’a pas respecté ses obligations. Elle n’a ainsi pas communiqué les comptes d’exploitations comme elle le devait, et n’a pas même, contrairement à ce qu’elle laisse entendre, versé l’intégralité de l’avance contractuellement prévue. À tel point que Warner Music a dû saisir le Juge des référés, lequel a effectivement condamné la plate-forme.

Le contrat liant les parties étant arrivé à terme début décembre 2009, Jiwa a continué malgré tout d’exploiter illicitement le catalogue de Warner Music, évidemment, sans reverser le moindre revenu.

Il se trouve, en réalité, que certaines plates-formes ont sans doute surévalué leurs perspectives d’exploitation, ce qui les a placées dans une impasse commerciale et financière dont elles tentent aujourd’hui de rendre les majors responsables.

En l’état, donc, rien ne paraît autoriser le Président de Jiwa à se poser en donneur de leçons.

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15 Commentaires

  1. Sand le 29 janvier 2010

    Un catalogue ouvre t-il les mêmes droits juridiques qu’une marque déposée et brevetée au niveau de la propriété ?

    C’est vraiment bienvenu et très appréciable d’avoir des "Droits de réponse" et surtout quand il s’agit de dénoncer des contrats passés qui n’ont pas été honorés. J’espère que le Président de Jiwa viendra dire un mot ou deux !



  2. Philippe Astor le 29 janvier 2010

    Jean-Marc Plueger, PDG de Jiwa, réfute les accusations avancées dans ce droit de réponse, en précisant qu’il tient tous les documents pour le prouver à notre disposition : "Nous avons payé les 100 000 Euros d’avance jusqu’au dernier centime, nous déclare-t-il par e-mail, et le tribunal nous a donné raison sur cette affaire de reporting".



  3. Sand le 29 janvier 2010

    Cette affaire est houleuse...



  4. jim le 29 janvier 2010

    désolé d’être de son côté mais ca tient la route.

    ce genre de site se croit au dessus du droit d’auteur et commence à diffuser des artistes copyrightés sans aucun contrat.

    certes, les contrats avec les majors sont certainement odieux. mais le droit d’auteur, ca existe, et ca doit être respecté.



  5. Bidibule le 29 janvier 2010

    La preuve en image en pleine assemblée nationale pendant le débat Hadopi !

    http://www.youtube.com/watch?v=ro6J...



  6. Philippe Astor le 29 janvier 2010

    @Jim et @Bidibule, on peut pointer de nombreux enregistrements exploités sans autorisation sur Jiwa, Deezer ou Spotify. Cela tient aussi à la difficulté d’obtenir toutes les licences nécessaires. Deezer, par exemple, n’aurait jamais obtenu de licences de la part des majors s’il ne les avaient d’abord mises devant le fait accompli. On peut le regretter. Mais c’est un argument en faveur de la gestion collective pronée par le rapport Zelnik et à laquelle s’opposent les principaux producteurs. Elle permettrait de fixer des règles claires que tout le monde serait tenu de respecter sans discussion possible. Ce n’est pas forcément la meilleure solution, mais l’épée de Damoclès qu’elle représente a au moins la vertu d’inciter tout le monde à faire le ménage sur ce marché.



  7. Sand le 29 janvier 2010

    Vous voulez dire qu’il faille imposer ce genre de rapport de forces entre les différents acteurs de la gestion collective pour remettre les droits d’auteurs à leurs bons droits et que personne n’a trouvé d’autres chemins que celui-ci Monsieur Astor ?



  8. Momo le 30 janvier 2010

    Il faut avoir l’arrogance des majors pour trouver normal de faire payer une "avance" de 100 000 euros pour accéder à un "catalogue".

    Un contrat "juste" serait de payer au fil des utilisations constatées, avec un paiement initial (qui devrait être modeste) correspondant aux frais de mise en place.

    La pratique des majors est le moteur de toutes les dérives.

    Même si tout le monde est loin d’être tout à fait "honnête", mais on est dans le business.



  9. ZgO le 6 février 2010

    bonjour a toutes et tous,Je trouve qu’il manque ici LA bonne question a se poser et je voudrais la poser :

    Pourquoi, des createurs de web d’entreprises, de commerces web dont l’axe est la musique, le streaming etc ... pourquoi ces gens, qui en general ont bien prepare leurs dossiers, pourquoi font ils se business ? quelles sont leurs motivations ?Ils savent tres bien ce que coute l’utilisation du " catalogue " .Ils savent tres bien ce que signifie 100.000 euros de MG ou plus ...

    Je vous pose la question, messieurs, meme si je pense la connaitre en partie .

    votre avis ? a vous les studios ...



  10. Sylvius le 9 février 2010

    M. Chassagne raisonne comme un tambour quand il dit "que Jiwa a lancé son activité sans aucun contrat, en parfaite violation des droits de Warner Music" et immédiatement ensuite : "malgré cela, Warner Music a soutenu sans réserve ce nouvel entrant en lui ouvrant l’accès à son catalogue".

    On ne soutient pas un projet si on n’est pas d’accord. Le soutien subséquent de Warner prouve l’existence d’un contrat initial fût-il non écrit. Cependant, il est vrai que les contrats doivent être respectés "pacta sunt servanda"...



  11. Sylvius le 9 février 2010

    Jim et Bidibule : vous dites que le droit d’auteur, ça existe, et ça doit être respecté. Mais non le droit d’auteur tel qu’il existe aujourd’hui ne peut pas être respecté dans le monde actuel. C’est un droit qui date d’avant internet et qui est obsolète. Il faut le reconstruire de zéro. Evidemment les majors s’y accrochent comme des moules à leur rocher. Ils voudraient bien taxer chaque fois que quelqu’un fait un copier coller d’un fichier mp3 quelque part dans le monde. Mais c’est impossible. Donc autant commencer tout de suite à réfléchir à de nouvelles solutions.



  12. Phungste le 16 février 2010

    Warner n’a vraiment rien compris...Verser des avances au lieu d’être sur des revenus mensuels...Je ne pense pas que Virgin avance l’achat de tout les albums à vendre.

    Warner et la plupart des maisons de disques sont totalement has been.Ils font tout à l’envers, ils en viennent même à me faire regretter mes tout mes achats sur iTunes j’aurais mieux fais de les télécharger en P2P pour ne pas leur laisser 1cent !

    Qu’ils se ramassent et restent en 1990...



  13. Renoir le 25 février 2010

    Les majors profitent de leur position de force - elles détiennent la majorité des catalogues existants - pour continuer à imposer leurs règles du jeu. Les avances qu’elles demandent aux nouveaux distributeurs numériques auraient bien fait rire l’acheteur de la Fnac ou de Carrefour il y a quelques années ! Aujourd’hui ça ne fait plus rire personne, et surtout pas les gens de talent (artistes, musiciens, ingés son, DA, etc..) qui ne peuvent plus s’exprimer du fait de cette crise sans précédent. Au lieu de chercher à qui en revient la faute, patrons de majors millionnaires ou internautes indélicats (?), il vaudrait mieux donner aux artistes les moyens de travailler et de se faire connaitre, en dehors de toute polémique ! Qui va s’en charger, les sociétés d’auteurs, les producteurs indépendants exsangues, un institut de régulation indépendant ?J’ai une idée : prenons le staff d’Hadopi et donnons leur cette mission



  14.  le 4 mars 2010

    C’est un scandale ce droit de réponse...Quand des entrepreneurs prennent des risques pour pouvoir proposer un service de qualité aux internautes, les majors viennent encore leur en mettre sur la gueule.

    Heureusement qu’il y en a qui prenne des risques sinon comment est ce qu’on écouterait de la musique aujourd’hui !!!je vous le demande.

    Monsieur Chassagne sachez que vous ne verrez plus un centime de ma part et j’espère que tout le monde en fera autant !!!



  15.  le 21 juillet 2010

    Bonjour, bonsoir,

    Je tiens à dire que ayant envoyé un courrier sur des textes d’art à Warner Paris, un mail et avoir été sur place sans avoir aucune possibilité d’avoir une réponse ou un rendez-vous ni réponse courrier je tiens à dire que je prends parti avec Jean-Marc Plueger que je ne comprends pas que Thierry Chassagne, Pdg de Warner Music soit encore dans ses fonctions vu l’état du panel musical actuel proposé alors que des artistes sont mis en retrait comme des malades contagieux, d’ailleur il n’est pas le seul que j’aimerai corrigé de sanctions.



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