Concerts : résultats mitigés pour Live Nation et Ticketmaster
Les deux géants du spectacle vivant Live Nation et Ticketmaster, dont la fusion est en cours, ont enregistré des résultats mitigés au premier trimestre 2009. Un signe que le business du live commence à marquer le pas ? Seul le territoire américain semble concerné par une baisse de fréquentation pour l’instant.
Le numéro de la promotion de concerts, Live Nation, a presque triplé ses pertes sur la période, à 102,7 millions de dollars. Ses revenus ont reculé de 33,4 millions de dollars sur un an, en raison d’effets de change liés à la hausse du dollar à l’international, mais aussi d’une baisse de la fréquentation des concerts de 22,6 % aux Etats-Unis, qui fut compensée partiellement par une hausse significative de ses revenus sur les marché suédois, belge et néerlandais, où les stades se sont très bien remplis au premier trimestre.
Le numéro un de la vente de billets, Ticketmaster, enregistre quant à lui un bénéfice de 7,2 millions de dollars sur la période, très nettement inférieur à celui de l’an dernier (32,7 millions de dollars), bien que son chiffre d’affaires ait progressé de 7 % sur un an, à 373,8 millions de dollars, en grande partie suite aux rachats de la firme de management d’artistes Front Line Management et du site de vente en ligne TicketsNow. Les revenus tirés de la vente de billets ont pour leur part baissé de 3 %.
Un marché international encore porteur
En volume, les ventes de billets de Ticketmaster ont baissé de 6 % au premier trimestre, à 34,8 millions d’unités. Une contre-performance liée à la fin de son partenariat avec Live Nation, rompu fin 2008, peu avant le projet de fusion entre les deux géants. Hors acquisitions, qui lui permettent de maintenir un chiffre d’affaires à peu près stable sur son marché domestique, à 238,7 millions de dollars, ses revenus ont reculé de 8 % au premier trimestre sur le seul territoire américain , et ses ventes de billets de 9 % en volume.
A l’international, les ventes de billets de Ticketmaster ont baissé de 5 % en volume et de 8 % en valeur, en raison d’effets de change. Mais à taux de change constant, son chiffre d’affaires a progressé de 13 %, ce qui traduit pour le moins une inflation du prix des billets. Les marchés anglais et irlandais ont été particulièrement porteurs, en raison du retour de Michael Jackson et de la tournée de U2.
