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Apple, un nouveau contrat de civilisation

Le 26 Janvier 2010 dans So_amazing par Emmanuel Torregano

Un jour cette expression aura tout d’une lapalissade : « Apple est le microsoft de la culture et de la connaissance ». Et de ce jour Microsoft connaîtra un déclin, inéluctable. Ce jour n’est pas si loin. Nul besoin de se demander dès maintenant s’il faut s’en réjouir, car la domination d’une entreprise est en soi un problème pour le reste du marché, et plus inquiétant encore pour la société tout entière.

Microsoft n’avait finalement été qu’un galop d’essai. Une timide percée du virtuel dans nos vies ; rien de vraiment capital. La société de Redmond n’a finalement contrôlé qu’un marché de la boîte à outil informatique, celle qui permet d’écrire, d’échanger ou de regarder des sites Web. Des éléments essentiels, mais sans signification majeure, ni fondements pour établir une civilisation. L’empire de Microsoft s’appuie sur des bidouilles informatiques érigées en éco-système.
Apple n’appartient pas du tout à cet ordre là. La différence est importante, immense entre les deux sociétés. Steve Jobs, son patron et créateur avec Steve Wozniak, l’a toujours affirmé, il s’agit pour lui de changer le monde, pour en bâtir un nouveau. Cette antienne était celle de ses débuts dans l’euphorie des années 1970 de la Silicon Valley, mais elle reste plus encore d’actualité aujourd’hui, alors que la firme en a enfin les moyens...
Et comme toutes les grandes aventures, Apple a commencé doucement à l’abri des regards pour changer en profondeur les choses. L’histoire a commencé par une décision drastique, prise alors que Steve Jobs revenait aux commandes d’Apple au milieu des années 90. L’ordinateur ne devait plus être un outil, gris, beige, moche pour tout dire, que l’on cantonnait au bureau, pour être enseveli sous le courrier en retard... Steve Jobs a mis le design de ses produits au cœur de son process de conception et de réalisation. L’iMac, premier ordinateur né de cette exigence neuve, a permis de sortir l’ordinateur de son no man’s land de la bureautique.

Cafetière

L’étape suivante est plus étonnante. Apple n’avait pas prévu que l’iPod allait connaître un tel succès. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, ce petit appareil destiné à écouter de la musique est devenu en quelques mois le meilleur agent de publicité de la marque ; bien que bénéficiant d’une forte notoriété, Apple n’avait jamais réellement vendu en dehors d’un cercle d’initiés. L’iPod fut la révélation pour le grand public qu’autre chose était possible en dehors de la tarentule Windows.
Depuis ce coup d’éclat, Apple s’est pris à rêver de sa toute puissance. Et, plus étonnant, le monde lui a tendu un miroir complaisant. L’iTunes Store a ainsi totalement transformé l’idée que l’on pouvait se faire d’une boutique en ligne. Les Apple Stores en dur ont réussi ce même tour de force. Que dire aussi de l’iPhone, dont la progression des ventes tient du miracle pur et simple en ces temps de crise économique !
Le cas iPhone mérite que l’on s’y attarde. Son succès mondial sous-tend la victoire totale de l’ordinateur sur le reste des objets. Le téléphone mobile n’était pas sexy avant l’iPhone, car sa conception tenait plus de la cafetière... Apple a introduit l’intelligence au cœur de la téléphonie mobile. Oubliant volontairement, au passage, qu’un téléphone était vendu jusque-là pour ses caractéristiques techniques. En se déterminant sur d’autres critères, comme l’interface, le mode opératoire ou bien l’accès à un catalogue d’applications, Apple a changé le paradigme du secteur, et l’a préempté aussitôt. Il n’y a pas de concurrent aujourd’hui. iPhone est dans une catégorie à part. Et cela va durer.

Gutenberg

La tablette qui sera dévoilée demain agit comme un concentré de tous les atouts du jeu d’Apple : l’interface sans pareille, l’ordinateur au cœur de la vie ordinaire, la simplification d’accès aux univers de la connaissance et du divertissement, tout ça dans une ambiance cool et décontractée. Apple est d’ailleurs la victoire dans le domaine de la technologie de l’âge du « teenager américain », qui a déjà sévi dans d’autres secteurs, comme le cinéma ou la musique.
L’armature est en place donc, les voiles gonflées, mais où va-t-on ainsi ? Apple n’est pas une société inoffensive, comme l’a été Microsoft. L’ogre de Redmond n’a été qu’un jouet pour enfants, ou adultes attardés. Cette entreprise n’a aucune envergure, à l’image de son fondateur. Elle a procédé sur son marché naturel avec une stratégie de rouleau compresseur, et s’est peu souciée du destinataire, en clair de satisfaire les clients. Dans sa version grand public Windows n’est pas un produit destiné à être vendu, mais à être adopté par l’utilisateur sans autre alternative. C’est très différent.
Apple doit séduire - et certainement agacer aussi, mais c’est le contrepied du premier. Car la firme de Cupertino va dans les années qui lui reste, celle de son hégémonie, de son climax industriel, avant l’inévitable déclin, déterminer les principes d’un nouvel accès à la culture, à l’information et au divertissement. L’effet sera forcément tellurique. On le comparera avec le recul nécessaire à ce que l’imprimerie de Gutenberg fut à l’aube de la renaissance. Ni plus, ni moins. Et, il serait honnête dès aujourd’hui d’éviter les erreurs sans cesse répétées par le passé d’encenser les grands créateurs, une fois passés de vie à trépas.

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19 Commentaires

  1. Sand le 26 janvier 2010

    Fantastique ! Je dirais + : fan tas tique !



  2. thomthom le 26 janvier 2010

    L’hystérie, cela se traite.Moi j’ai une xbox360, c’est un très bon produit. J’ai aussi un Ipod, ainsi qu’un imac24 pouces, et je ne traite pas l’Autre de c.. parce qu’il n’a pas les mêmes goûts que moi... Vous feriez bien de méditer cela...



  3. Matt le 26 janvier 2010

    Oh le joli ramassis de conneries ! Ca pue le journalisme fan, à base de messages anti-Windows primaires.

    Dire du bien d’Apple, je veux bien. Dire du mal de Microsoft aussi. Mais là, on frôle purement et simplement la masturbation dans un sens et l’ignorance dans l’autre.

    Dans le monde des bisounours, auquel certains journalistes doivent visiblement appartenir, Apple serait là pour nous sauver des affreux Microsoft en nous offrant ses merveilleux produits.Dans le monde réel, Apple est une grosse compagnie qui se demande avant tout comment stimuler son action en bourse.

    "On le comparera avec le recul nécessaire à ce que l’imprimerie de Gutenberg fut à l’aube de la renaissance". Cette phrase est énorme n’empêche !



  4. jerome le 26 janvier 2010

    Steve Jobs en nouveau Gutenberg, cela m’est venu aussi il y a quelques jours, en repensant à la sortie de l’iPhone et à la manière qu’il avait de le présenter comme une nouveauté radicale ("Today, we are making history") — surtout si ce n’était que le fer de lance d’une nouvelle vague technologique.On pourrait effectivement avoir quelque chose de cela : une synergie de technologies qui permet finalement un renouvellement profond du support de lecture, en l’occurrence ici un contenu multiple (textes, images, vidéos), interactif, actualisé plus ou moins en continu, sur lequel on aurait une capacité d’intervention véritablement nouvelle (pas seulement le défilement d’une page). Un saut technologique unifiant des éléments variés, pour produire une rupture culturelle profonde, tout comme Gutenberg avait puisé et réuni des idées qu’il n’avait pas toutes inventées mais à qui il a fait franchir un pas (et d’ailleurs, j’ai le vague souvenir qu’il s’était fait virer de sa propre boîte, comme Steve Jobs, mais je ne crois pas qu’il était revenu)



  5. Wattswing le 26 janvier 2010

    Certains ont un problème avec leur vision de la société Apple, au point d’en oublier tout ce que le secteur de l’industrie informatique doit à Microsoft.Et d’ailleurs le lyrisme du rédacteur n’y changera rien : Apple monte, mais Microsoft a toujours été là.Si 94% des machines de la planète tournent sur Windows, et que + de 85% des jeux PC (à comprendre "personal computer") sont développés pour Windows, le constat est vite fait :L’OS de la firme de Redmond mène encore la danse du développement des applications.

    C’est pas un bien, c’est pas un mal : c’est l’état du marché. Alors ça change, et la montée en gamme d’Apple, plus sa tendance à révolutionner l’expérience de l’interface, font que la machine industrielle est rentable à flot dans les pays riches.

    Mais on oublie souvent de préciser que l’expérience mac est un luxe réel, et que son implication dans tout ce qu’un processeur est capable de faire est vraiment moindre... Pour l’instant.

    Alors c’est bien pour les yeux et tout, mais par pitié plus de lyrisme infâme qui voudrai vous faire croire qu’il y a les bons et les méchants.Une critique objective vaut mieux qu’un pamphlet de conneries d’un fan-mac niais et à peine conscient qu’il y a d’autres fruits... que la pomme !

    @ Emmanuel Torregano-> Vous avez des actions chez mac ou quoi ? doOb



  6. Wattswing le 26 janvier 2010

    +1 à tout ceux au dessus.



  7. fogg le 27 janvier 2010

    Excellente analyse. Pour ma part, je n’ai lu "l’hystérie… le sauveur… les Bons et les Méchants …" que dans les commentaires.



  8. Ali Baba le 27 janvier 2010

    Marrant, tous les commentateurs ci-dessus semblent trouver que cet article fait l’éloge d’Apple. Drôle d’éloge vraiment qu’un article qui présente une entreprise comme une menace pour la société et à côté de laquelle Microsoft lui-même semble un jouet inoffensif.

    On a vraiment lu le même article ??



  9. blazouf le 27 janvier 2010

    Pour ma part cette analyse me semble une évidence.. Il faut juste la lire avec une echelle temporelle sufisamment large..Microsoft et Apple incarne un pan enorme de l’informatique a eux deux (les syteme d’exploitations). La "philosophie de ces deux société est diamétralement opposé. Microsoft doit s’adapter aux matériel, Apple gère la chaine software/hardware d’un bout a l’autre..

    Microsoft est une énorme machine, mais elle appartient au 20siecle, aux débuts de l’informatique.Apple n’est plus une société informatique (cf : logo Apple comuteur —> Apple), c’est l’excellence de la relation homme machine.Faut vraiment etre aveugle pour le nier.. L’iPod est le walkman du 21s, l’iPhone, même des mamy en ont dans le bus ! La tablette, c’est la chainon manquant entre la portable et l’iPhone. De la science fiction !Ca fait des années que j’en reve, et elle est la ce soir !! :-)

    Non, vraimenr respect ! et bravo pour cet article !



  10.  le 27 janvier 2010

    Blazouf : bonne analyse de l’analyse... Apple n’est pas inoffensive, mais elle donne dans le génie...:profitons-en pour changer de mentalité.Bravo pour l’article et vive Apple.



  11.  le 27 janvier 2010

    Je pense comprendre l’analyse faite par... E.T... Tiens, serait-ce un indice ? ;-)

    Je pense comprendre la frustation de certains...

    Je pense comprendre aussi leurs limites intellectuelles qui les poussent, dès qu’ils voient une pomme, à vociférer et à s’insurger sans prendre de recul face à la toile d’araignée que tisse, année après année, Apple.

    Je partage l’avis et l’attente de voir une nouvelle révolution se mettre en marche, tout en tendant le dos quant aux modèles économiques qui sous-tendent et dont nous ne maîtrisons pas l’ampleur (cf. Google qui s’esssaye aussi à la tendance hégémonique dans de nombreux domaines...).



  12. JKL le 27 janvier 2010

    On peut aussi se dire que le fonctionnement de l’univers des nouvelles technologies, comme dans bien d’autres secteurs (dont l’automobile), repose sur un système de cycle. Tour à tour, les grandes sociétés pilotent le marché en y apportant leur vision originale de ce que doit être un produit et comment il peut simplifier la vie des gens (tout en étant le plus rentable possible, hein).

    Donc avec du recul, je ne sais pas si l’Histoire retiendra avant tout Apple, pour la beauté et la simplicité d’utilisation de ses iPhone et iPad, Sony pour avoir inventé le Walkman (sans lequel il n’y aurait sans doute pas d’iPod aujourd’hui), Microsoft pour avoir - malgré ce qu’en pensent les plus bornés des AppleFan - démocratisé l’usage de l’informatique (95% des utilisateurs de notre génération utilisent Windows, c’est une signification majeure justement !), Google qui a organisé les milliards de données disponibles sur le Web (et qui au passage génère des milliards de contacts chaque jour, ça aussi, c’est majeur), ou un autre (LG ?) qui sortira un jour la feuille de papier électronique pliable qui se connecte à Internet, télécharge des journaux, etc. Ou bien alors l’Histoire retiendra tous cela à la fois...



  13. LVM le 27 janvier 2010

    Bravo pour cet article qui montre en effet qu’il faut voir plus loin que le bout de son nez, et que MS ne sera qu’une parenthèse malheureuse dans la grande histoire de l’informatique qui est très loin de s’achever.

    Il y a en effet un décalage complet entre Apple qui a une vraie vision de ce que l’informatique doit être et devenir, et de l’autre MS qui ne sait que faire marcher sa photocopieuse au moment opportun.

    Hélas pour MS toutes les dernières révolutions se sont faites sans lui (ou alors loin derrière) car ils n’arrivent plus à suivre :- Internet,- Baladeurs,- Smartphones,- Pub en ligne,- Consoles,- Moteurs de recherche,- ...

    Demain les tablettes, la domotique, l’informatique embarquée (autos, avions, trains ?), la TV ?... Quel marché MS va encore lui passer sous le nez ?

    Les seules domaines qui leur permettent de survivre encore c’est Windows et Office.Hors aucun des deux à l’avenir ne sera indispensable. Par exemple il n’y a pas de Windows dans un iPhone ou une Wii. Et pourtant ça n’a strictement pas empêché ces produits de se vendre et de plaire au public.

    Bref un système d’exploitation pour ordinateur et une suite bureautique ne sont pas un alpha et un oméga (surtout parmi tant d’autres !). Ça explique la baisse des résultats de MS ces derniers trimestres. Et ça n’est que le début...

    Et en face on a Apple, qui fait... de tout. Aucun risque pour eux de rater le train du progrès puisqu’ils ne sont dépendant du moindre de leurs produits, et qu’ils en sortent avec succès de nouveaux chaque année.Ajouté à cela qu’ils s’occupent du matériel ET du logiciel. Une liberté que n’a pas MS qui est 100% dépendant des autres constructeurs pour les smartphones et les PC. Comment voulez-vous avancer dans une direction précise quand chacun tire de son côté ?



  14. Sand le 27 janvier 2010

    " Comment voulez-vous avancer dans une direction précise quand chacun tire de son côté ? "

    C’est simple, il suffit de mettre la pomme sur un autre niveau que l’horizontal et dans ce cas, le tour sera joué, il suffira de pratiquer le saut à l’élastique !



  15. Eve le 27 janvier 2010

    Pour compléter le bla-bla :

    http://www.sec.gov/Archives/edgar/d...

    + 37,9 % cela calme plus d’un, en pleine crise.

    3,38 milliard au dernier trimestre…

    15,68 milliard sur l’année 2009.

    Après la taxe Gogole, bientôt une taxe Apple pour sauver les intermittents ?

    Et l’apple store ?…



  16. seeneye le 27 janvier 2010

    Masturbation intellectuelle quand tu nous tient...



  17. thomthom le 27 janvier 2010

    Je l’admets, je suis agacé par les réactions des fanatiques. Steve Jobs, c’est Steve Jobs. Apple, c’est Apple. "Toi", tu es qui ? Un utilisateur, un consommateur, pour qui tel ou tel produit de consommation va, (le crois-tu), renforcer ton identité dans un monde de plus en plus éclaté, ou l’humain est de plus en plus conscient de ses contradictions ; identité qui représente le graal de la consommation. In fine, on cherche à s’acheter, à travers ces produits à forte identification.

    Mais qu’a t-on construit, soi ?

    Je suis le premier à reconnaître le talent de Steve Jobs, mais "toi", tu n’es pas Steve Jobs. Fais-voir ta tête, petit consommateur, qu’on rigole ; fais-voir ce que tu "fais" dans la vie, qu’on rit encore plus. Que laisseras-tu après ta mort ; tu sais, ce bien universel qui n’entre sur aucune liste de voeux ?

    Mais là ou tu pourrais te contenter d’exister, il faut en plus que tu écrases l’Autre, celui qui respire le même air que toi. Il faut se vêtir de sorte que, il faut adopter les attitudes de sorte que, il faut présenter ses gri-gris de sorte qu’on existe mieux que le premier prochain.

    Regardez-ce que je consomme ; c’est ce que je suis.

    Non. Tu n’es rien de plus qu’un consommateur, par le produit que tu exhibes. Ton visage restera collé à ton crane demain, et après-demain ; ton réveil sonnera, tes pensées reviendront, les luttes, les efforts, les leçons... l’imprévu... Tout ce qu’on n’achètera jamais de contrôle et d’équilibre de nos vies avec de l’argent.

    La vanité, dans le sens de ce qui est vain ; trompeur, inutile, m’irritera toujours autant qu’elle me fait rire. Dansez, macchabées, sur vos petits airs sournois sans envergure ; dansez jusqu’à vos tombes.



  18. Win98 le 28 janvier 2010

    +1 pour thomthom

    Apple est une secte. Jobs un gourou. Si vous voulez de la "liberté" prenez Linux ou BSD.



  19. Groucho le 28 janvier 2010

    Le monde réel existe encore. Les entreprises ont besoin de bureautique et de serveurs, pas de jolis lecteurs de contenu artistiques. Et le pognon est du côté des entreprises, les salaires étant appelés à se faire écraser encore davantage par les prochaines années d’austérités (inutiles) que nos imaginatifs dirigeants nous promettent. L’infrasructure détermine l’hyperstructure, même en 2010.

    Apple brasse des millions, et ma foi tant mieux pour eux si les consommateurs dépensent le pognon qu’il leur reste encore dans ces produits de luxe. Mais ce sont des produits de luxe. Autant je serais un citoyen déclassé de seconde zone si j’étais sans accès à l’informatique et à l’internet, autant je n’ai absolument pas besoin des produits d’Apple. Ne pas se tromper de combat. Est que Chanel ou Ferrari menacent nos liberté ? En rien. Problèmes de riches.

    GNU/Linux et BSD nous ont largement affranchis de la dépendance à Microsoft. Le problème qui demeure, c’est la domination de Google, que seul semble pouvoir vaguement et de loin concurrencer Bing (donc, de nouveau Microsoft, quoiqu’en dise cet article). Apple n’est un danger que pour les candidats à la servitude volontaire.



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