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Amazon : le livre virtuel dépasse le livre relié aux USA

Le 23 Juillet 2010 dans So_amazing par Chloé Luisetti

Amazon, le libraire en ligne américain a annoncé mercredi que ses ventes de livres électroniques dépassent désormais celles des ouvrages reliés. Un enthousiasme calculé pour faire face à l’explosion de l’iPad, et qui se relativise car le Kindle est réservé quasi-exclusivement au public anglophone...

C’est officiel, le livre électronique n’est plus un gadget pour geeks. D’habitude secrète sur la communication de ses recettes, mercredi, la librairie en ligne Amazon a annoncé que depuis trois mois, le volume de ses ventes de livres électroniques dépasse celui des ouvrages reliés (les livres de poche exclus du compte, ce qui n’est pas négligeable). La nouvelle enthousiasmait Jeff Bezos, le patron d’Amazon :"Pour 100 hardcovers vendus, nous avons écoulé en moyenne 143  livres électroniques sur ces trois derniers mois. En juin, ce ratio s’affichait à 180, alors même que nos ventes de livres reliés ont continué de croître".
Le cheval de bataille d’Amazon, affiché comme sa vente numéro un, c’est le Kindle, cette liseuse électronique basique, doublé d’une application pour les smartphone iOS ou Android, développée par la librairie en ligne. Malgré son coût relativement élevé (189  dollars pour le modèle de base), l’objet a semble t-il séduit un grand nombre de consommateurs : poids plume (moins de 300 grammes), confort de lecture proche de celui du papier, capacité de stockage équivalant à des milliers de livres, abonnements en ligne à des journaux, possibilité d’acheter un nouveau titre en moins d’une minute où que l’on se soit, l’application Kindle décliné sur de multiples supports… Pour Jeff Bezos c’est l’explosion d’un concept reflété par des ventes qui "ont même triplé depuis que nous avons baissé son prix de 70  dollars".

Une réponse à l’iPad, pas aux francophones

Face à l’iPad, la tablette multifonctions signée Apple, Amazon avait tout intérêt à baisser ses prix. La concurrence est rude sur le marché de la tablette qui continue clairement d’être sous l’égide de Steve Jobs. Face à Apple, qui a annoncé avoir vendu 3 millions d’exemplaires de l’iPad dans les 80  jours suivant son lancement, Amazon quant à lui, sur l’année 2010, devrait vendre 3,7 millions de lecteurs Kindle, selon le bureau d’analystes Caris & Co...
Si Jeff Bezos se réjouit de toucher le grand public avec son nouveau lecteur, le Kindle reste en majeure partie indifférent aux francophones. Pour cause, les éditeurs français freinent le développement d’un format numérique commun. "Gallimard serait prêt à partir, avec une petite sélection de son catalogue. Mais il ne sert à rien de se lancer avant d’avoir trois ou quatre grandes maisons dans la course et un catalogue qui ne soit pas ridicule. Dix mille titres au minimum", confirme Pascal Vandenberghe, directeur des librairies Payot. La base de données littéraires reste donc pauvre avec un contenu en français qui se limite à quelques classiques et une poignée d’ouvrages numérisés. Et puis, le retour de bâton n’est pas loin pour la librairie en ligne américaine. Après la clôture officielle de Wall Street hier-soir, Amazon a publié des résultats qui ont déçu les investisseurs. Aujourd’hui, la séance boursière officielle risque promet d’être difficile pour Amazon. Lors des transactions après Bourse hier-soir, les titres du distributeur sur internet ont observé un recul de près de 15% à 102,55 dollars.

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3 Commentaires

  1. marion josette le 23 juillet 2010

    quelle importance ! l’essentiel n’est-il pas de lire quel que soit le support ? Je me souviens lorsque mes enfants étaient petits : il fallait lire des livres et pas des bandes dessinées. J’ai l’impression que c’est le même combat idiot. Mes parents m’ont laissé lire ce qui me tombait sous les yeux et j’en ai tiré une curiosité insatiable : j’ai 77 ans !!!!!!



  2. Mathieu Lamour le 24 juillet 2010

    N’oublions pas que ce ratio ne porte que sur les titres disponible en version numérique.Cela ne prend donc pas en compte tous les autres livres en version papier uniquement.



  3. patrick le 22 août 2010

    aucun intérêt pour le moment tant que le livre virtuel sera au meme prix que le hard cover . pas de magasin a payer , pas d’impression à faire , pas d’arbres à abattre , pas de transport, moins d’intermédiaires , le profit est 400% plus important . le livre électronique devrait couter le quart du prix d’un livre de poche , et là ça décuplerait les ventes . 1 à 2 € maxi , c’est ce que je suis prêt à payer , pas plus.



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