l’Etat prend Presstalis sous son aile
En proie à d’importantes difficultés financières, Presstalis (ex-NMPP) pourrait bientôt bénéficier d’une aide de l’Etat. A cet effet, l’inspecteur général des finances, Bruno Mettling, s’est vu confié par le ministre l’étude des conditions d’un « soutien exceptionnel que l’État pourra décider d’accorder à Presstalis ». En 2009, le groupe devrait perdre « une quinzaine de millions d’euros », selon son président, Rémy Pflimlin. L’éventualité d’un dépôt de bilan pointerait même le bout de son nez face à une recapitalisation qui doit être opérée cette année mais se heurte encore à des dissensions entre actionnaires : l’opérateur Lagardère à hauteur de 49 % et cinq coopératives de presse à 51 %. François Fillon demande à Bruno Mettling « en premier lieu » d’étudier les « comptes de la société », tout en examinant « la pertinence des axes de développement proposés par la société ». Dans ce sens, le Conseil supérieur des messageries de presse doit remettre avant la fin janvier son rapport sur le plan de redéploiement des dépôts du groupe (ramenés de 165 à 115) et les moyens nécessaires.
