Une énième commission pour sauver les industries de la culture
On ne les compte plus. Depuis cinq ans, l’Etat cherche les moyens de répondre aux demandes de financement de la filière culturelle. De nombreuses mesures, quelles soient incitatives ou répressives, ont vu le jour, depuis la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), jusqu’à la récente Hadopi. Cette fois, le ministre de la Culture et de la Communication a proposé de s’attaquer au problème au sein d’une nouvelle commission à trois personnalités : Patrick Zelnik, patron de la maison de disques Naïve ; l’homme politique Jacques Toubon ; et Guillaume Cerutti. La présentation est invariable : il s’agit pour la rue de Valois de trouver des solutions pour élargir et rendre plus accessible l’offre légale tout en proposant de nouvelles façons de financer la création. Les propositions du trio seront connues vers la fin du mois d’octobre, et devront être rapidement traduites en mesures concrètes, a souligné Frédéric Mitterrand. Lors de la présentation, le ministre a lâché quelques bons mots dont voici un florilège. Tout d’abord concernant Hadopi : "Internet ne doit pas être un espace où le droit se volatilise" ; "En regardant ce que font les autres pays, il semble que la France ait été en avance, voilà un piratage dont je ne peux que me féliciter" ; "L’utopie n’est pas une alternative à l’Hadopi" ; et enfin, une petite phrase pour la secrétaire à l’Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, "nos relations avec la secrétaire d’Etat sont iréniques. Nous marchons d’un même pas. Elle étudie tous les aspects techniques et scientifiques, nous travaillons sur le fond, la culture donc, qui sera transmise par cette révolution". Voilà qui aurait certainement plu, en d’autres temps et d’autres lieux.
