Roger Karoutchi au champ d’honneur, Albanel sauve qui peut !
Roger Karoutchi, le responsable des relations avec le Parlement pour le gouvernement de François Fillon, n’en finit pas de faire feu de tout bois pour sauver sa tête, alors que son sort semble scellé pour le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il est en effet tenu comme personnellement responsable de la défaite de la majorité lors du vote de la loi "Création et Intenet" dans la matinée de jeudi dernier. Dans une interview donnée au Parisien, le parlementaire souligne que "ils savent parfaitement que je ne peux pas grand-chose au fait que des députés socialistes se dissimulent derrière un rideau rouge et bondissent au moment du vote", ajoutant à l’adresse de ceux qui l’accuse de n’avoir rien fait qu’il "n’aurait pas eu le pouvoir de suspendre le vote comme certains l’affirment pour (lui) nuire". Une défense qui tient la route, mais qui épargne la véritable responsable de ce fiasco législatif, soit la ministre de la Culture et de la Communication elle-même, Christine Albanel. En effet, selon le règlement de l’Assemblée Nationale, la ministre doit être présente lors du vote. A l’arrivée du renfort socialiste, Christine Albanel aurait dû avoir la présence d’esprit de tenter une contre-attaque en quittant l’Hémicycle, sous n’importe quel prétexte ! Cela aurait arrêté le processus, c’est en tout cas l’avis de proches de Nicolas Sarkozy. Voilà qui éclaire d’un jour nouveau, les propos de la ministre qui déclarait dans une interview sur le site du Figaro, vouloir mettre sa démission dans la balance si le texte n’était pas représenté fin avril devant les députés...
