Première grève des "Echos" depuis le rachat par Bernard Arnault
Cet après-midi les journalistes du quotidien Les Echos ont voté la grève (90 pour, 23 contre), en solidarité avec les secrétaires de rédaction, selon le compte Twitter de la Correspondance de la Presse. Le journal ne paraîtra pas demain, et le site web ne sera pas non plus alimenté. C’est la première fois que la rédaction décide un mouvement de grève depuis le rachat par le groupe LVMH de Bernard Arnault. Le vote reflète une certain "ras le bol" des salariés du journal à qui il est demandé toujours plus, alors même que les effectifs sont en baisse. Depuis, le rachat par LVMH, un tiers des journalistes est parti avec la clause de cession, et la mise en place d’un nouveau système rédactionnel (Eidos) n’a pas arrangé la situation. La rédaction considère qu’il n’est plus possible de concevoir un quotidien comme Les Echos, le nombre de journalistes au sein de chaque services étant tombé en-dessous du seuil critique. Depuis quelques semaines, l’actionnaire cherche une solution, et pourrait décider de céder le titre. Une opération rendue compliquée et risquée par la crise que traverse la presse. Mais plus le temps passe, et plus Bernard Arnault voit son actif se déprécier.
