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Référencement, mensonges et vidéo

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Les fabricants d’écrans exigent une refonte du modèle de financement de la création

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Marché de la musique, la France au ban des pays évolués

Le 10 Septembre 2009 dans So_cult’

Le marché de la musique en France est au plus bas. Les CD ne se vendent qu’au compte goutte, mais pire, selon le SNEP (syndicat national des éditeurs phonographiques), les ventes sur les plates-formes dématérialisées sont aussi en petite forme - alors que les Etats-Unis voient enfin la fin du tunnel avec une solide part de marché du digital. Sur le premier semestre le chiffre d’affaires hors taxes de la musique enregistrée s’établie à 229,2 millions d’euros, en chute de 17,8%. En fait, les ventes de CD sont en baisse de 21% alors que les revenus issus du "digital" sont en très légère hausse de 3%, alors qu’elles étaient en progression relativement forte depuis plusieurs années - au premier semestre 2008, le digital avait augmenté de 45% d’une année sur l’autre. Les ventes sur les téléphones mobiles au titre ont chuté de 66 %, alors que le marché des sonneries est aussi en perte de 22%, tandis que les ventes sur le PC se portent bien avec une progression de 39%. Les offres par abonnement ou les revenus du streaming, dont il est bien compliqué de comprendre ce qu’elles revêtent véritablement, entre les avances encaissées par les maisons de disques, et le véritable nombre d’abonnements actifs, ont généré 10 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre 3,4 millions au premier semestre 2008. En guise d’explications, le SNEP s’est contenté de servir le discours habituel sur la concurrence déloyale du gratuit, essentiellement les échanges sur P2P.

7 Commentaires

  1. Patrice Lazareff le 10 septembre 2009

    Que les ventes sur téléphones baisse était prévu avec le passage vers les smartphones qui savent tous lire le mp3. Toutefois, je ne suis pas certain que les maisons de disques, complètement sourdes et aveugles dans leur croisade anti-pirates, l’avaient pressenti...

  2. Philippe Astor le 10 septembre 2009

    Les ventes digitales ne se portent pas si bien que ça aux Etats-Unis, comme en témoigne une analyse récente de Billboard (http://ow.ly/oCY1). Le ralentissement du milieu d’année, déjà constaté en 2007 et en 2008, est encore plus fort cette année. Et les ventes au titre ont reculé de manière significative depuis le début de 2009. D’une année sur l’autre, le digital progresse de 12 % au premier semestre, mais Billboard estime que cette progression ne sera qu’à un chiffre sur l’ensemble de l’année. Séquenciellement, par contre, elles ont tendance à s’effondrer. En moyenne, les ventes hebdomadaires étaient en inférieure de 16 % à 20 % au mois d’août par rapport à la moyenne du mois de février. Il y a peut-être une autre explication que le piratage à tout ça, surtout aux US où le trafic P2P a sensiblement baissé : c’est la crise, et on n’a pas fini de la prendre dans les dents.

  3. Valoche le 10 septembre 2009

    La musique enregistrée ne se vend plus en masse.Ni en Cd plastique à 15 euros, ni en crotte mp3 à 99 centimes.Le même mouvement sera observable quand le mp3 sera devenu du flac losless ou autre master quality machin. Ca montera 6 mois et après zou ça s’arrêtera parce que les gens ne vont plus acheter de la musique enregistrée comme ils faisaient avant.

    Je ne dis pas que c’est bien, ni que les pirates ont raison mais c’est comme ça et ça va plutôt aller en s’accélérant...

  4.  le 10 septembre 2009

    D’un autre coté... l’offre est de moins en moins claire et résonne comme une coquille vide. Les Beatles vont peut être boosté les ventes jusqu’à Noel, et après...

    Valoche a raison : la musique a perdu sa valeur, on nous abbreuve avec tant d’autres "besoins" qui paraissent incontournables. Téléphonie mobile, internet haut débit... maintenant il va falloir payer les journaux en ligne... est-ce que la qualité reviendra ?

    Un album ça devrait coûter 5 euros, tout comme une vidéo. Ca me parait raisonnable comme ça. Faut arrêter le délire.

    Bitonio— Spotifierisé

  5. Pierre Col - Kizz TV le 11 septembre 2009

    Certaines plateformes "légales" osent vendre des titres à 0,99 € et l’album complet de 8 titres à 9,99 € au lieu de 7,92 € !

    On gruge grossièrement le consommateur inattentif de plus de 2 euros soit 20% du montant total qu’il est prêt à dépenser, et on s’étonne que le téléchargement légal ne marche pas mieux ??

  6. Emmanuel Torregano le 11 septembre 2009

    Attention, le téléchargement légal se porte plutôt bien, il ne faut pas faire de contre-sens. Le principal problème est qu’il est pour l’instant réduit à une seule marque, et une seule plateforme, qui détient 75% du marché mondial. Et le solde ne sont que des confettis disparates. Il faut mettre en rapport l’équipement en iPod, et iPhone et les ventes sur iTunes, sinon on raconte n’importe quoi. Le digital n’a pas d’intérêt si c’est pour être écouté sur un ordinateur, en revanche il est pertinent pour l’écoute en mobilité. C’est une grosse différence avec le CD. Et sur ce point, je pense que le potentiel de l’iPhone est supérieur à celui des iPod. La capacité de pénétration de cet appareil dans les différentes couches de la société est certainement plus importante qu’une simple baladeur.

  7. ecureuil le 11 septembre 2009

    Pour rebondir sur le propos de Philippe Astor, l’article de Billboard qu’il cite ne donne pas la crise comme explication à la chute de la vente de musique en ligne mais la saturation du marché américain des lecteurs de mp3.

    La stagnation de la vente de musique, ne correspondrait-elle pas alors au passage de l’iPod à l’iPhone et à un autre type de consommation de divertissement numérique (jeux, lecture numérique, ...) ?

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