Marché de la musique, la France au ban des pays évolués
Le marché de la musique en France est au plus bas. Les CD ne se vendent qu’au compte goutte, mais pire, selon le SNEP (syndicat national des éditeurs phonographiques), les ventes sur les plates-formes dématérialisées sont aussi en petite forme - alors que les Etats-Unis voient enfin la fin du tunnel avec une solide part de marché du digital. Sur le premier semestre le chiffre d’affaires hors taxes de la musique enregistrée s’établie à 229,2 millions d’euros, en chute de 17,8%. En fait, les ventes de CD sont en baisse de 21% alors que les revenus issus du "digital" sont en très légère hausse de 3%, alors qu’elles étaient en progression relativement forte depuis plusieurs années - au premier semestre 2008, le digital avait augmenté de 45% d’une année sur l’autre. Les ventes sur les téléphones mobiles au titre ont chuté de 66 %, alors que le marché des sonneries est aussi en perte de 22%, tandis que les ventes sur le PC se portent bien avec une progression de 39%. Les offres par abonnement ou les revenus du streaming, dont il est bien compliqué de comprendre ce qu’elles revêtent véritablement, entre les avances encaissées par les maisons de disques, et le véritable nombre d’abonnements actifs, ont généré 10 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre 3,4 millions au premier semestre 2008. En guise d’explications, le SNEP s’est contenté de servir le discours habituel sur la concurrence déloyale du gratuit, essentiellement les échanges sur P2P.
