Les FAI britanniques ne goûtent pas la suspension
La proposition du gouvernement britannique d’aller jusqu’à la suspension de l’accès à Internet pour lutter contre le téléchargement illégal ne ravit pas les FAI anglais. British Telecom et Virgin Media montent au créneau pour dénoncer cette modification de la proposition initiale issue des consultations menées depuis quelques mois par le gouvertnement Outre-Manche, afin d’élaborer une nouvelle législation. Les mesures de rétorsion envisagées se limitaient jusque là à l’identification des internautes récidivistes et à la communication de leurs données personnelles aux ayant droit au terme de plusieurs avertissements, afin qu’ils puissent être poursuivis. "Un régime de sanction trop lourd risque d’aliéner le consommateur. [...] Nous nous préoccupons également de ce qu’en l’état, les propositions de financement du gouvernement augmenteraient les coûts pour les fournisseurs d’accès et les sanctionneraient [...], tout en faisant peu pour encourager les titulaires de droits à utiliser le régime d’une manière proportionnée", a fait savoir Virgin Media. Même désappointement chez BT, qui se satisfaisait fort bien du plan original. Il n’avait pas la faveur de UK Music, organisme qui représente les industriels de la musique anglais et se félicite de cette volte-face du gouvernement. Selon UK Music, les premières mesures envisagées n’auraient pas suffi à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, de réduire le téléchargement illégal de 70 % à 80 % d’ici deux à trois ans. Le gouvernement s’expose à ce qu’on l’accuse de céder aux lobbies des ayant-droit, commente sur son blog le député du Labour Tom Watson, qui fut responsable de sa politique Internet. Un air de déjà vu ?
