Le jeu vidéo veut sa part du Grand Emprunt
Toujours en quête d’une concrétisation monnaie sonnante et trébuchante de la reconnaissance culturelle que le gouvernement a bien voulu lui accorder ces dernières années, les professionnels français du jeu vidéo se positionnent dès maintenant pour obtenir une aide de l’état piochée dans le futur Grand Emprunt National. Qui ne tente rien n’a rien, et le Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV) habitué naturellement à jouer l’a bien compris. "Le dispositif des 32 millions d’euros (environ) de crédit d’impôt alloués au jeu vidéo fonctionne bien" nous confirme le délégué général du SNJV Julien Villedieu, "et nous sommes satisfaits de l’initiative d’aide à projets Serious Gaming du secrétariat à l’économie numérique de Nathalie Kosciusko-Morizet". Mais ce n’est rien à côté de ce que propose le Canada, "37,5 % d’exonération de charges salariales sur le secteur jeu vidéo, 198 millions d’euros d’aide à l’installation du nouveau studio d’Ubisoft à Toronton (800 salariés sur 3 ans)" rappelle Villedieu. "En France, le secteur du jeu vidéo pourtant dynamique a perdu 50 % de ses effectifs ces dernières années". Pour mieux éclairer les besoins du secteur, le SNJV a donc déroulé 5 mesures clés aptes à relever l’industrie du jeu vidéo en France. Message envoyé aux ministères de la culture, de l’industrie et de l’économie numérique et à la commission qui planche sur le Grand Emprunt présidée par Michel Rocard et Alain Juppé.
