Le Syndicat National du Jeu Vidéo versus le sénat
Le sénat a rejeté lundi dernier deux amendements déposés par le député de Loir-et-Cher Patrice Martin-Lalande permettant, d’une part, de faire entrer la production de jeux en ligne dans le cadre des avantages fiscaux offerts par le crédit d’impôt à la production de jeux vidéo et, d’autre part, de baisser à 100 000 euros au lieu de 150 000 le budget minimum des productions pouvant bénéficier d’une aide. Le SNJV s’indigne dans un communiqué de l’entêtement du sénat et de la commission des finances à ne pas voir l’horizon de croissance promis par la création de jeux vendus en ligne dans un marché du jeu vidéo au chiffre d’affaires en recul de 20 % en France en 2009. Le Syndicat National du Jeu Vidéo dénonce également les propos du sénateur Phillipe Marini qui vont jusqu’à remettre en cause tout le dispositif du crédit d’impôt en le qualifiant de "niche fiscale" alors qu’il est le seul barrage permettant, rappelle le SNJV, de résister à la fuite des talents et des emplois du secteur vers le Canada et la Corée aux avantages fiscaux déjà bien intégrés. En 10 ans, 12 000 emplois ont été créés dans le secteur jeux vidéo au Canada pendant que la France perdait 5000 emplois rappelle encore le président du SNJV Nicolas Gaume. Suite au basculement vers une production dématérialisée, le crédit d’impôt mis en place par le gouvernement Fillon en mai 2008 aurait perdu 80 % de son efficacité en 2 ans selon le SNJV.
