La presse la plus subventionnée du monde en veut toujours plus
Si "Création et Internet" a des accents totalitaires, il faut bien avouer que le plan de sauvetage de la presse qui a suivi les "Etats généraux de la presse" ressemble à une mise sous tutelle. Il convient néanmoins de souligner aussi la mauvaise situation de la presse en France. Celle-ci nécessite sans aucun doute une action urgente. Sur les trois quotidiens nationaux, aucun ne gagne des lecteurs, et deux d’entre eux sont en situation virtuelle de faillite, avec un grosse avance prise par Liberation. Quant au troisième, Le Figaro, la rumeur d’un nouveau plan départ pour l’année prochaine semble se confirmer, avec des comptes dans la rouge sans discontinué depuis l’arrivée aux manettes de Nicolas Beytout, aujourd’hui à la tête de DI Group. Nicolas Sarkozy a profité de cette situation pour lancer un vaste plan, qui, faute d’être efficace devrait surtout faire monter en flèche les privilèges économiques des groupes de presse. Christine Albanel s’est permise de faire un tour d’horizon des mesures ce midi. Un train de mesures d’urgence a ainsi été lancé en février qui représente près de 150 millions d’aides, notamment dans le "portage". Le plan décidé par l’Elysée s’étale sur 3 ans pour un montant total de près de 600 millions d’euros, investis dans des médias qui sont pour la plupart des reliquats d’une époque révolue. Petite concession faite aux pure player de l’information, un statut d’éditeur en ligne, et une enveloppe bien mince, de 20 millions d’euros...
