La Sacem va réformer son réseau régional
La Sacem, société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique, vient de publier ses comptes pour l’année 2008. La crise n’épargne pas la musique, et la Sacem entre progressivement dans l’oeil du cyclone. Avec 755 millions d’euros de chiffre d’affaires, elle enregistre une baisse de 0,4%, dont la cause est à chercher principalement dans l’écroulement des ventes des supports de musique enregistrée (158 millions en baisse de 10,5%). En revanche, les perceptions sur les médias comme la télévision et la radio se portent bien avec 267 millions d’euros, en progression de 4%. Les revenus issus du Live au sens large sont aussi en petite forme avec une progression de 1,1% comparée à l’année 2007 (257 millions contre 254 millions d’euros, un an plus tôt). Le Conseil d’administration de la vénérable institution a donc décidé de lancer le grand chantier de la réforme de son réseau régional, tout en s’efforçant de moderniser son outil informatique, qui représente selon Bernard Miyet, le président du directoire, "la meilleure garantie d’une économie dans les prochaines années pour la Sacem". Ce réseau est composé de 630 personnes qui ont pour mission de remonter à la tête de l’organisation les exploitations du répertoire dans les bars, discothèques, radios etc. La Sacem doit présenter un plan en fin d’année, avec l’objectif d’"améliorer la couverture du territoire, rationaliser le moyens engagés, et réduire les coûts de fonctionnement". On ne parle pas de compression de personnel. Les frais de fonctionnement de la Sacem ont légèrement augmenté sur l’année 2008 par rapport à 2007, se situant à 15,5%, mais "le ratio de perceptions par collaborateur s’est établi à 538 000€" contre 490 000€ en 2007, note la Sacem. Enfin, Jean-Luc Vialla, directeur délégué de la Sacem, a écarté d’un revers de la main les demandes de la commission de contrôle des SPRD, estimant que le dernier rapport en date était "un des meilleurs qu’on ait jamais vu". Le rapport pointait surtout un manque de clarté de la part de la Sacem sur ses opérations d’investissement financier.
