James Bond ne veut pas d’Hadopi
La loi Hadopi rendrait plus difficile la lutte contre la délinquance sur l’Internet. C’est le constat fait par le très sérieux The Times, après avoir interrogé des sources au MI5 et au MI6 - merci à nos lecteurs pour les précisions -, les services secrets anglais. L’une des conséquences attendue de la mise en place de cette loi est en effet le cryptage massif des échanges entre les internautes. Pour éviter les radars de l’Hadopi, les forcenés du P2P n’ont d’autres choix. Or, jusqu’à présent ce sont essentiellement les mafias du Net qui utilisaient ces algorithmes, ou bien toute la sphère du e-commerce et des banques. Ces deux derniers sont évidemment assez faciles à identifier pour les limiers de l’internet, mais les données des "vrais bandits" vont se mélanger, voire se perdre, dans la grande masse des échanges P2P cryptés. Dommages collatéraux que les services secrets ne veulent pas accentuer dans le cas où le Royaume-Uni décidait de voter une loi similaire.
