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La fin d’Hadopi

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Christine Albanel s’exprime sur l’amendement 138

Le 21 Octobre 2008 dans Peer2peer

à l’occasion de la journée des auteurs SACD qui se sont tenues lundi dernier, la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel est revenu sur le vote de l’amendement 138, dit anti-Hadopi, par le parlement européen. La ministre n’a pas varié sa ligne de défense, malgré l’intervention du président auprès du José Manuel Barroso, selon elle, "l’essentiel, c’est que cet amendement ne s’oppose en rien à l‘approche graduée prévue dans le projet de loi. A supposer que disposer du Web à domicile constitue un droit fondamental – ce que rien, dans le droit positif, ne vient confirmer – une liberté, pour être fondamentale, n’en est pas pour autant absolue. Elle est bornée par les autres droits. Autrement dit, la liberté de communication ne peut être invoquée pour faire échec aux droits de propriété intellectuelle". Christine Albanel emboîte ainsi le pas du député européen Jacques Toubon, qui avait également dénoncé le danger que faisait courir ce texte en définissant une hiérarchie nouvelle entre les droits.

3 Commentaires

  1. Guillaume Champeau • http://www.numerama.comle 21 octobre 2008

    Sauf qu’il ne définit en rien une hiérarchie nouvelle. Il ne dit pas non plus que c’est un droit absolu. Il dit que si on veut porter atteinte au droit fondamental, il faut aller voir le juge. C’est tout. Mais c’est essentiel.

  2. Emmanuel Torregano le 22 octobre 2008

    Je salue ce premier commentaire, comme il se doit.

  3. DD le 27 octobre 2008

    Je ne suis pas juriste mais si j’ai bien compris, le problème en l’espèce est qu’il faut aller voir le juge pour porter atteinte au droit fondamental des "utilisateurs finaux". Donc, je crois que cela introduit une hièrarchie entre le respect des droits fondamentaux détenus par ces "titulaires de droits" et la protection et le respect des droits détenus par les autres titulaires de droits fondamentaux. Cela irait contre un principe d’égalité.

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